Affichage des articles dont le libellé est Yaphet Kotto. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Yaphet Kotto. Afficher tous les articles

dimanche 8 août 2021

Raid Sur Entebbe (Raid on Entebbe, 2h25, 1976) de Irvin Kershner

Avec Peter Finch, Charles Bronson, Yaphet Kotto, Martin Balsam, Horst Buchholz, John Saxon, Jack Warden, Sylvia Sidney, Robert Loggia, Eddie Constantine, Tige Andrews.

Irvin Kirshner dirige ce téléfilm. Le sujet est le détournement d'un avion par des terroristes qui séquestrent ensuite les juifs uniquement sur l'aéroport d'Entebbe (Ouganda). Les terroristes sont des membres du Front populaire de libération de la Palestine et des Cellules révolutionnaires constituées d'Allemands (Horst Buchholz dans un rôle fiévreux). La mise en scène d'Irvin Kershner est en permanence didactique au service du scénario.

Le film raconte le détournement et la séquestration des juifs de ce vol à Entebbe (les autres sont libérés), avec en parallèle la gestion du sujet par la  diplomatie et le cabinet israélien, les autres états ne voulant pas intervenir. L'état israélien décidant finalement d'intervenir militairement.

Les éléments les plus intéressants sont les scènes au cabinet du Premier ministre israélien (interprété par Peter Finch) avec les gesticulations diplomatiques et le processus de décision d'un état. Ainsi que les scènes de Yaphet Kotto dans le rôle impressionnant du maréchal autoproclamé et président à vie Idi Amin.

Le film est un peu longuet (c'est un format de téléfilm haut de gamme). Il sait par contre parfaitement gérer la multitude de personnages.

Nous nous demandons ce que vient faire Charles Bronson, qui est insignifiant, comme acteur et comme personnage. Peut-être pour donner une caution "action", alors que l'assaut des militaires n'a rien de spectaculaire.

Raid sur entebbe

samedi 21 janvier 2017

Alien, le Huitième Passager (1979) de Ridley Scott

Avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright, Harry Dean Stanton, John Hurt, Ian Holm, Yaphet Kotto.

Alien Le huitième passager Digibook Blu-rayVisionner Alien reste une expérience. Le film prend son temps. Il décrit en des mouvements lents, panoramiques, travellings, les immenses décors et coursives du Nostromo. Il décrit aussi un univers sonore riche et varié à base de bruit de machines, de mécanismes, de bruits d'air. Nous restons étonnés aussi, mais finalement c'est une bonne idée, de l'arrivée du monstre, de la vilaine bête pas du tout sympathique, au bout d'une heure de film.
Le film contient aussi une direction d'acteurs plutôt fine, appuyée il est vrai par de bons acteurs qui rendent tout cela crédible.
Autres éléments constitutifs du film qui lui donne sa force est la musique de Jerry Goldsmith. Cette musique n'est pas envahissante, mais contribue à sa manière au bruitage, riche et varié, fait de multiples petits clignotements à chaque coin de l'image, sans être trop appuyée, mais contribuant grandement à maintenir un climat de tension léger et persistant.
La direction artistique, est phénoménale avec  l'apport de Hans Rudy Giger qui donne à l'alien et ses différents états, ainsi qu'au décor de son antre, des visuels uniques et marquants.
Sur la distribution, le seul point faible est peut-être celui de Ian Holm. L'interprétation de l'acteur est dès le début l’ambiguïté de son personnage. Et nous comprenons vite que le personnage à un double jeu et  qu'il ne fait pas partit de l'équipe. Mais à l'inverse, ses tics et ses mimiques, ses gestuelles un peu bizarres peuvent être vues comme une interprétation subtile du personnage. Dans tous les cas, nous ne sommes pas surpris lorsqu'il tente de tuer Ripley.
Ridley Scott signait un film de science-fiction à l'opposée de la franchise Star Wars: ici il y a de la saleté, de la rouille, de la sueur, des suintements, de la vapeur, du sang, de multiples choses, qui font passer La Guerre des Étoiles pour des films jouet et enfantins.