Affichage des articles dont le libellé est François Cluzet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est François Cluzet. Afficher tous les articles

dimanche 4 décembre 2022

Trop Belle Pour Toi (1h31, 1989) de Bertrand Blier

Avec Josiane Balasko, Gérard Depardieu, Carole Bouquet, François Cluzet, Roland Blanche, Myriam Boyer, Denise Chalem, Didier Bénureau, Philippe Loffredo, Stéphane Auberghen, Jean-Louis Cordina, Jean-Paul Farré.

Bertrand Blier adore secouer la vie de la bourgeoisie, la fissurer voire la casser, pour voir ce qu'il y a en dessous.  Avec le prisme de l'amour (il y a ici une très belle histoire d'amour), du sexe et du rapport amoureux. Secouer des choses établies. Secouer des choses qui aliènent. Ici c'est Gérard Depardieu qui s'éprend de sa nouvelle secrétaire, Josiane Balasko. Il est d’abord perturbé. Puis il succombe. Puis il culpabilise. Puis il se perd. Sa femme elle, Carole Bouquet, n'entend pas se laisser faire.

Le film contient de très belles scènes d'amour entre Gérard Depardieu et Josiane Balasko. Et le film dans son ensemble est de toute beauté. Les acteurs ont beau être connus, de grosses stars, le talent de Bertrand Blier est de nous faire croire à cette histoire, à ces déchirements. Bertrand Blier est un dialoguiste hors pair et le film est passionnant. Autre talent de Bertrand Blier, ce n'est jamais mièvre, et ne n'est jamais vu ailleurs, alors que l'intrigue n'est pas nouvelle, loin de là.

Un film passionnant.

Bande-annonce Trop belle pour toi

vendredi 5 février 2021

L'Incroyable Histoire De L'Ile De La Rose (2020, 1h57) de Sydney Sibilia

Avec Matilda De Angelis, Tom Wlaschiha, François Cluzet, Elio Germano, Fabrizio Bentivoglio, Bruno Gouery, Luca Zingaretti, Leonardo Lidi.

Il s'agit d'une histoire vraie. Un ingénieur italien dans les années soixante a créé une ile artificielle dans les eaux internationales en face de Rimini. Pour créer son propre pays avec son gouvernement. L'état italien ne la reconnaissant pas, il fera la démarche pour l'officialiser aux Nations Unies et au niveau de l'Union européenne. Cette île servira de lieu festif et de boite de nuit, devenue populaire et prisée de la jeunesse. Et l'état italien ne verra pas cela avec un bon oeil. Ces années soixante étaient le lieu de multiples utopies et la création de cette ile en est un exemple.

Le film raconte comment il en a eu l'idée de la créer, comment elle a été construite, puis sa vie, car elle a fini par être détruite par la marine italienne. Cet ensemble se prédispose bien à une histoire et une narration.

Le personnage principal et ses copains sont plutôt sympathiques et pas vraiment subversifs. La narration fonctionne sur l'attente du spectateur sur ce que va devenir cette idée, cette utopie (ils veulent même se choisir une langue), cette histoire puisqu’à intervalle régulier, devenant de plus en plus populaire, le scénario convoque à intervalle régulier des institutions puis l'état italien qui ne voient pas cela d'un bon et  qui sont contre l'existence de cette ile. Sur ce canevas se greffe les éléments dramatiques relatifs aux personnages principaux, les quatre propriétaires et animateurs de l'ile.

L'incroyable histoire de l'Île de la Rose Poster

lundi 12 novembre 2018

Le Collier Rouge (2018) de Jean Becker

Avec François Cluzet, Nicolas Duvauchelle, Sophie Verbeeck, Jean-Quentin Chatelain, Patrick Descamps, Tobias Nuytten-Vialle, Maurane, Gilles Vandeweerd, Roxane Arnal, Frans Boyer.


Le Collier rougeGentil film un peu insipide d'où s'en sortent François Cluzet et Sophie Verbeeck. Nicolas Duvauchelle est plus à la peine dans l'interprétation de son personnage révolté de pacotille.
Au total le film n'est pas exempt de qualité. Un savoir-faire est à l’œuvre. Un savoir-faire d'illustration d'une histoire. L'histoire est celle d'un juge militaire qui enquête sur la rébellion contre la patrie d'un soldat de la Grande Guerre. Nous sommes en 1919. François Cluzet est ce juge. Le film laisse poindre des éléments politiques, pour finalement se conclure sur une histoire d'amour et de famille (Duvauchelle retrouve sa femme et son fils). Ce n'est pas consternant. Juste un peu fade.
Au total nous sommes dans une histoire conventionnelle contée dans un style conventionnel, un peu guindé. Bref, pas grand-chose à sauver dans cet académisme, si ce n'est un sentiment de moyenne, de style médian, d'un entre-deux. Entre un navet, ce qu'il n'est pas, et un film intéressant qui prendrait des libertés formelles, ce qu'il n'est pas. Un film neutre.  Un film zéro (au sens mathématique), c'est à dire sans valeur.