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dimanche 29 août 2021

Les Aventures De Rabbi Jacob (1h40, 1973) de Gérard Oury

Avec Louis de Funès, Suzy Delair, Henri Guybet, Marcel Dalio, Claude Giraud, Renzo Montagnani, Janet Brandt, André Falcon, Xavier Gélin, Popeck, Miou-Miou, Jacques François, Claude Piéplu.

Nous sommes ici avec un des meilleurs films de Gérard Oury, qu'il a réalisé entre La Folie Des Grandeurs, 1971 et La Carapate, 1978. Un des meilleurs de ses films avec la présence de Louis de Funès; mais il n'égale pas La Grande Vadrouille (1966) car ce dernier possède une dimension d'aventure, mais il est supérieur au Corniaud (1965). Pour quelle raison? Pour sa dimension politique qui transparait par petites touches au recoin d'une scène. Pour le numéro que fait Louis De Funès, de très haut niveau, ici entre La Folie Des Grandeurs (1971, Gérard Oury) et L'Aile Ou La Cuisse (1976, Claude Zidi).

Le film est un catalogue de séquences d'anthologie, qui possèdent chacune une empreinte visuelle qui aide à s'en rappeler: la voiture avec le bateau sur le toi; Louis De Funès et les motards à la station d'essence; l'usine de chewing-gum; la danse de Rabbi Jacob, etc. Le film est un florilège de séquences d'anthologie, avec Louis De Funès en bourgeois rempli de préjugés comme il sait bien les peindre.

La musique de Vladimir Cosma est un composant important. Ainsi que la distribution de complément qui est aussi stratégique: Suzy Delair est parfaite en hystérique, Henri Guibet toujours parfait et l'ensemble des autres acteurs servent parfaitement le film ou Louis De Funès: Claude Piéplu, Jacques François, Popeck, Claude Giraud,

Les Aventures de Rabbi Jacob [Blu-Ray]


samedi 5 juin 2021

Les Compagnons De La Pomponette (2015) de Jean-Pierre Mocky

Avec  Arthur Defays, Prescillia Andreani, Mickael Caeyman, Jean Abeillé, Alain Bouzigues, Guillaume Delaunay, Olivier Hémon, Françoise Michaud, Jean-Pierre Mocky, Lionel Laget, Jean Abeillé, Laurent Biras.

Jean-Pierre Mocky compose un film qui permet de dénoncer la bigoterie des religieux, le racisme de la bourgeoisie, la pédophilie dans l'église, mais aussi de prôner l'amour libre et l'échangisme pour régler les problèmes de couple, par exemple, ou comme solution pour lutter contre la pédophilie dans l'église.

Jean-Pierre Mocky, avec son savoir-faire, sans être révolutionnaire sur la forme, réalise un film bien monté, bien filmé, bien dirigé. Il manque peut-être pas moment de musique, ici signée Vladimir Cosma. Et sa grande réussite est la distribution et les acteurs, dont certains possèdent un physique pour le moins original, c'est-à-dire que l'on ne les verra jamais dans le cinéma français, hormis peut-être chez Bruno Dumont... Malgré leur physique improbable l'ensemble de la distribution fonctionne et joue bien: des acteurs aux physiques démesurés, aux phrasés iconoclastes ou alors des gens qui ressemblent à madame ou monsieur tout le monde.

Donc l'histoire ici est celle d'une bonne sœur et d'un prêtre qui sont défroqués, car ils ont une liaison. Ils décident de créer une association, Les compagnons de la Pomponnette, qui prône l'échangisme comme moyen pour apaiser la société et les gens. L'église, les nobles, et l'extrême droite voient d'un mauvais oeil cette association et font tout pour les embêter.
Le film contient quelques scènes d'anthologie comme celle du chef de la police avec son amant ou celle du policier avec sa femme toute petite et la séquence avec les masques et la danse ! Impossible de voir ça ailleurs que chez Jean-Pierre Mocky.
 
Son cinéma constitue un agréable antidote à la pensée unique du cinéma français financé par les télévisions. Ici Jean-Pierre Mocky est maître à bord à travers sa maison de production, l'écriture du scénario et la mise en scène.
Les compagnons de la pomponnette [Blu-Ray]

lundi 10 mai 2021

La 7ème Cible (1984, 1h48) de Claude Pinoteau

Avec Lino Ventura, Lea Massari, Jean Poiret, Roger Planchon, Elizabeth Bourgine, Béatrice Agenin, Jean-Pierre Bacri, Robert Hoffmann.

Le film possède un ton de suspense neurasthénique très agréable. Lino Ventura est victime d’agressions plus ou moins graves: coup de téléphones anonymes, voiture percutée, tabassage. Ce qui fournit une incertitude dans la narration et laisse la possibilité de faire évoluer le sujet: est-ce politique, personnel, criminel? Et puis le scénario oriente le spectateur vers une piste et permet de traiter les origines du problème dans le dernier tiers.

Les personnages de la police sont bien écrit, avec leur dubitativité et ironie: est une bonne idée et rajoute de l'incertitude, car Lino Ventura ne peut pas trouver d'aide auprès de la police. Avec un Jean-Pierre Bacri subtil et amusant à la fois.

Les personnages de Jean Poiret et Léa Massari, couple d'amis avec des fêlures permettent d'enrichir la narration d'à-côtés sans rapport avec l'intrigue principale en donnant de la densité au personnage de Lino Ventura, ancien amant de Léa Massari, ami de Jean Poiret.

Au total le film constitue un bon film à suspense. Sans la dimension technologique qu'aurait le film de nos jours ni la dimension film d'action qui serait hypertrophiée (le film conte quelques cascades en voitures néanmoins pour assurer le minimum syndical du polar des années quatre-vingt).

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dimanche 14 mars 2021

Le Bal Des Casse-Pieds (1992, 1h39) de Yves Robert

Avec Jean Rochefort, Miou-Miou, Jean Carmet, Odette Laure, Hélène Vincent, Jacques Villeret, Victor Lanoux, Wojciech Pszoniak, Guy Bedos, Michel Piccoli, Jean-Pierre Bacri, Valérie Lemercier, Véronique Sanson, Claude Brasseur, Patrick Timsit, Jean Yanne, Didier Pain.

Jean Rochefort est un vétérinaire entouré de casse-pieds. Ses clients, les amis (dont Jacques Villeret au top de son type casting), sa soeur (Hélène Vincent, parfaite). Mais il croisera Miou-Miou, qui va l'aider à trouver un sens à sa vie. Le film est une succession de scènes, voire de sketches, tous jubilatoires. Où chacun des acteurs se donne à fond. Parmi ceux-ci, outre Jacques Villeret ou Hélène Vincent, Victor Lanoux, Guy Bedos ou Jean Yanne, croquent des personnages jubilatoires qui harcèlent plus ou moins notre pauvre vétérinaire qui n'ose pas les envoyer paitre. Bref, Jean Rochefort est parfait dans ce personnage un peu pleutre qui est la victime des autres, quels qu'ils soient (clients, famille, amis). 

Parmi les personnages éphémères, qui disposent de leurs sketches, Guy Bedos, Michel Piccoli, Claude Brasseur, Jean-Pierre Bacri ou Jean Yanne composent des contributions brillantes, chacune dans un registre qui tient compte de leur mythologie, c'est à dire extrêmement caricaturales, mais qui fait mouche justement. La structure en enchainement de sketches n'est pas préjudiciable. L'unité est assurée par le personnage de Jean Rochefort.

Donc, qualité de l'écriture, humour qui fait mouche dans un univers de petite bourgeoisie, et jolie histoire d'amour avec le personnage de Miou-Miou qui apporte de la douceur et un certain romantisme dans ce monde de casse-pieds.

Le Bal des Casse-Pieds [Blu-Ray]

samedi 28 décembre 2019

Banzaï (1983) de Claude Zidi

Avec Coluche, Valérie Mairesse, Didier Kaminka, François Perrot, Jean-Marie Proslier, Marthe Villalonga, Éva Darlan, Pierre Bruneau, Zabou Breitman, Christian Charmetant, 

Banzaï
Une des plus grosses stars des années 80 dans un film sur les voyages à l'étranger et les compagnies d'assurance qui assurent le rapatriement en cas d'accident. Le film a bénéficié de moyens considérables; notre héros (Coluche) passe de l'Afrique à l'Amérique du Sud ou à l'Asie ou à New York, comme il respire, et donc  il semblerait  que le film a été tourné sur tous les continents. Mais cela ne fait pas une histoire ni un film.
Visiblement Valérie Mairesse devait être une des actrices financièrement attrayantes pour les producteurs. Elle n'est pas impérissable et nous laisse dubitatifs. Ce dont le spectateur se souvient est sa voix de crécelle.
Le film est très typé années 80. Et dispense une certaine misogynie et un certain racisme, qu'il serait impossible à filmer de nos jours. À ce titre il est une curiosité. Tout en étant exempt de subtilité et d'élégance, ce film serait plutôt un bréviaire sur la vulgarité.
Pour la postérité, le film contient une énormité très Z: un Boeing 747 qui fait une rotation de 360° et atterrit sur un porte-avion... Ce qui achève le film dans un n'importe quoi étonnant.

jeudi 26 décembre 2019

Le Coup de Parapluie (1980) de Gérard Oury

Avec  Pierre Richard, Valérie Mairesse, Christine Murillo, Gordon Mitchell, Gérard Jugnot, Maurice Risch, Dominique Lavanant, Axelle Abbadie, Yaseen Khan, Didier Sauvegrain,  Mike Marshall, Roger Carel,  Vittorio Caprioli, Gert Fröbe.

Le coup du parapluie PosterVoici un petit Gérard Oury. Petit, car le film est un peu poussif. Nous sentons que Gérard Oury souhaite se moquer des films de la franchise James Bond, tout en exploitant le talent de Pierre Richard (qui soit dit en passant était déjà un peu le cas du Retour Du Grand Blond - Yves Robert, 1974 -). Qui n'est pas ici dans un personnage de distrait qui a fait sa gloire, mais dans un personnage antipathique de goujat machiste et probablement peu crédible pour le spectateur: il couche avec tout ce qui lui passe sous la main, tout en étant un acteur ridicule (dans la diégèse). L'équation de Pierre Richard doux dingue distrait ne fonctionne pas ici, car il est un personnage peu reluisant.
Par ailleurs, dans la dimension film d'aventure, il s'agit ici d'un film plutôt en chambre pour Gérard Oury: peu de décors spectaculaires, hormis l’hôtel à Saint-Tropez pour la séquence finale.
Est-ce parce que le film n'a pas d'arrière-plan sérieux  comme les meilleures réussites de Gérard Oury (La Grande Vadrouille - 1966 -, La Carapate - 1978 -, Les Aventures de Rabby Jacob - 1973 - ou L'As Des As - 1982 -)? Ou est-ce parcequ'il n'y a pas de grande star ou d'acteur de stature importante en face de Pierre Richard? Le film laisse un arrière-gout d'insatisfaction et de "peut mieux faire".
Le film hésite entre comédie de mœurs et pastiche de film d'espionnage.




dimanche 22 décembre 2019

Le Retour Du Grand Blond (1974) de Yves Robert

Avec Pierre Richard, Jean Carmet, Jean Rochefort, Mireille Darc, Michel Duchaussoy , Jean Bouise, Paul Le Person, Colette Castel, Henri Guybet, Hervé Sand.

Le Retour du Grand Blond [Blu-Ray]Cette suite du grand blond avec une chaussure noire convie tous les ingrédients qui ont constitué les qualités du premier film. Ou presque, car l'ingrédient Mireille Darc est utilisé ici, mais plutôt dans un mode réduit. Grosso modo on la voit au début puis à la fin. Mais sinon toutes les grandes qualités du premier film sont présentes. Pierre Richard bien sûr dans un rôle de distrait et élastique. Mais c'est aussi l'ensemble de la distribution de second rôle avec en tête Jean Rochefort et Paul Le Person qui sont géniaux grâce à un scénario et des dialogues bien vus. Et Michel Duchaussoy qui remplace le personnage antagoniste de Jean Rochefort (Bernard Blier dans le premier film). Le film ajoute Jean Bouise dans le rôle du ministre ahuri, qui est parfait. C'est donc un festival de personnages de seconds rôles aux petits oignons écrit par les scénaristes Yves Robert et Francis Veber. Sans oublier Jean Carmet qui  passe d'un personnage qui subit à un personnage qui se révèle le plus intelligent du lot; son personnage prenant les choses en main.
N'oublions pas non plus la musique de Vladimir Cosma. Qui en plus ici pastiche celle de John Barry pour James Bond en reprenant son thème lorsque justement Pierre Richard joue a James Bond !

Le Grand Blond Avec Une Chaussure Noire (1972) de Yves Robert

Avec Pierre Richard,  Bernard Blier, Jean Rochefort, Mireille Darc, Colette Castel, Maurice Barrier, Paul Le Person, Jean Carmet, Robert Dalban, Jean Saudray, Robert Castel, Jean Obé.

Le Grand Blond avec Une Chaussure Noire [Blu-Ray]Ce film reste un chef-d'œuvre inégalé dans son genre. L'ensemble du casting depuis Pierre Richard jusqu'à Bernard Blier, en passant par  Jean Rochefort, Paul le Person, Jean Carmet, Mireille Darc et les autres constituent une référence dans son genre. Avec à la fois le personnage de Pierre Richard, mais dans un contexte d'espionnage dont seule Mireille Darc à l'intelligence de se rendre compte qu'il n'est pas un espion. Le trio Jean Rochefort, Bernard Blier et Paul Le Person est inénarrable. Rajoutons à cela la musique de Vladimir Cosma toujours aussi mémorable. N'oublions pas ici Pierre Richard qui crée son personnage de doux dingue qui fera sa renommée.
Le film contient ses séquences d'anthologie: l'entrevue entre Jean-Rochefort et Bernard Blier, la première rencontre entre Pierre Richard et Mireille Darc, avec sa robe ouverte jusque sur les fesses.
Les lignes de dialogue de Francis Veber font mouche. C'est un cinéma comique qui est réussi à tous les niveaux. Avec des personnages ultra-sérieux, hormis celui de Pierre Richard.
Et qui n'a pas besoin de séquence d'action énorme pour devenir mémorable. Ici ce sont les dialogues et les situations. Du grand art.