samedi 20 juin 2026

En Roue Libre (1h29, 2022) de Didier Barcelo

Avec Marina Foïs, Benjamin Voisin, Jean-Charles Clichet, Albert Delpy, Jean-Pierre Martins, Ariane Mourier, Candice Bouchet, Emilie Arthapignet, Valentin Papoudof, Aleksandra Yermak.

Curieux film. Dont l'argument principal permet à Marina Foïs de montrer son talent. Nous suivons cette histoire, entre deux paumés, où Marina Foïs est prise de panique si elle doit sortir de sa voiture. Ce qui fait qu’elle passe la totalité du film dans sa voiture, sans en sortir. À partir de cet argument, elle est kidnappée par Benjamin Voisin, qui part sur la route avec elle. 

Film de route donc, qui permet à ces deux personnages de s'apprivoiser doucement, de révéler leurs fêlures, leur humanité, et aussi de rencontrer d'autres personnages, dont le psychiatre, ainsi que des gens du voyage, entre autres. Un film initiatique qui se laisse appréhender avec facilité. N'oublions pas Benjamin Voisin, dont le personnage est émouvant sur la durée. 

 poster du film Bande-annonce En roue libre 

mercredi 10 juin 2026

Disclosure Day (2h25, 2026) de Steven Spielberg

Avec Emily Blunt, Josh O’Connor, Colin Firth, Eve Hewson, Colman Domingo, Wyatt Russell, Elizabeth Marvel, Henry Lloyd-Hughes, Michael Gaston, Elliot Villar. 

Le film est constitué de deux parties, inégales. La première, avec plusieurs arcs dramatiques qui finissent par se rejoindre, traités sous la forme d'un thriller où le spectateur est embarqué dès les premières secondes dans des intrigues qu'il ne comprend pas, où Josh O'Connor, Emily Blunt et Colin Firth se débattent chacun de leur côté avec des évènements dont nous n'avons pas encore les explications. Cette partie est brillante et cloue le spectateur à son fauteuil avec suspenses, intrigues, humour. Il y a ensuite une bascule où les choses sont expliquées, trop tôt, et la suite est prévisible, sans brio, conviant tous les chromos de Steven Spielberg, mélangé avec les marronniers de tout film politique, jusqu'à une conclusion prévisible et donc peu surprenante. 
Les deux personnages principaux, Josh O'Connor sont très bien écrits. Emily Blunt crève l'écran dès qu'elle apparaît : très grande performance. Le personnage de Colin Firth est pas très intéressant, bien que David Koepp essai de développer son histoire pour le rendre humain, mais cela ne marche pas. 
Nous pouvons apprécier la dimension anti-trumpiste du film, le message sur la vacuité et le manque d'empathie des humains envers les étrangers, la peur de l'étranger.
Dans les points qui nous ont un peut ennuyés, la durée du film. Le film dure 15 minutes de trop, la deuxième partie, très mécanique dans ses rebondissements et tensions pour résoudre les conflits, nous empêche pas de regarder notre montre. Et nous pouvons noter que la musique de John Williams est fonctionnelle et peu reconnaissable. Elle ne fera pas date.

poster du film Bande-annonce Disclosure Day 

mardi 9 juin 2026

L'Homme Qui Voulu Etre Roi (The Man Who Would Be King, 2h09, 1975) de John Huston

Avec Sean Connery, Michael Caine, Christopher Plummer, Saeed Jaffrey, Doghmi Larbi, Jack May, Karroom Ben Bouih, Mohammad Shamsi, Shakira Caine, Albert Moses

Dans une colonie aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan, pendant la colonie de l'Inde sous l'Empire britannique au XIXe siècle, des escrocs britanniques vont à l'aventure dans une région qui n'a jamais vu d'hommes blancs et qui, par un quiproquo, prennent l'un deux pour un Dieu. C'est Sean Connery qui est l'élu, et qui finalement se prend au jeu et oublie la raison première de leur venue : piller leur richesse, la cupidité, la recherche de l'or, la recherche de pierres précieuses. Michael Caine est son acolyte qui garde le sens des réalités et qui voit l'évolution et se rend compte progressivement de l'évolution de son compère. Bien sûr les choses ne se dérouleront pas comme ils l'espèrent, ni pour l'un ni pour l'autre, et cela aboutira à un nombre certain de déceptions de chacun d'eux. 
Le film commence par un voyageur qui raconte l'histoire, le film étant un retour en arrière, et se termine par là où il a commencé.

À noter une très belle musique de Maurice Jarre. 

poster du film Bande-annonce L'Homme qui voulut être roi