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dimanche 16 juillet 2023

The Mother (1h55, 2023) de Niki Caro

Avec Jennifer Lopez, Lucy Paez, Omari Hardwick, Joseph Fiennes, Gael García Bernal, Paul Raci, Jesse Garcia, Yvonne Senat Jones, Edie Falco, Michael Karl Richards.

Encore une exploitation du canevas John Wick, dans la variante ou l'expert en mort violente est une femme, et elle se retrouve à sauver sa fille des griffes de vilains méchants tueurs professionnels ; sa fille qui ne la connait pas, évidemment. Décidément la franchise John Wick a oblitéré toute velléité d'originalité des inventeurs d'histoire (John Wick n'étant lui même pas très frais dans son schéma dramatique).

Ceci mis de coté, le film est une bonne série B. Jennifer Lopez joue bien la comédie et arrive à faire passer de l'émotion. Ici le théâtre des opérations est Cuba puis la forêt et l'Alaska avec la neige et le froid. Ce qui nous garantit des variantes de décors, sans lassitude.

Un film de série, un film d'usine, un film chips de saveur moyenne, bien fait, bien interprété, avec des séquences de violence sympathiques ( nous aimerions un peu plus de gore, tant qu'à faire) qui montre que le personnage de Jennifer Lopez est aussi une psychopathe. Les méchants ayant un lien familial avec Lopez, c'est l'autre variante qu'apporte ce film.

Les productions Netflix, en tout cas étasuniennes, commencent à se ressembler beaucoup : séries B de luxe, avec une histoire schématique, une grosse star, des décors grandioses si possibles très verts, de bons et charismatiques acteurs de seconds rôles, un travail de photographie bien aidé par le CGI porn, une musique pléonastique quelquefois trop présente, une chanson ou deux, des éclairs de violences secs et sanguinolents.

Bande-annonce The Mother

dimanche 6 février 2022

Blood Father (1h28, 2016) de Jean-François Richet

Avec Mel Gibson, Erin Moriarty, Diego Luna, Michael Parks, William H. Macy, Miguel Sandoval, Dale Dickey, Richard Cabral, Daniel Moncada, Ryan Dorsey, Raoul Max Trujillo.

Jean-François Richet réalise une bonne série B où l'action présentée n'est pas le moteur de l'histoire, mais bien les personnages. Que ce soit le personnage principal, Mel Gibson dans son type casting récurrent depuis plusieurs films, mais aussi sa fille Erin Moriarty (parfaite), ou ses proches, comme William H. Macy ou Michael Parks dans un rôle ambigu comme il les aime.

Un père ancien taulard se trouve dans l'obligation d'aider sa fille qui est recherchée par des mafieux mexicains. Jean-François Richet s’accommode parfaitement de ce canevas et de ces décors, les USA dans sa version désertique, avec beaucoup de routes et de poussière. Les relations père fille sont plutôt bien écrites et le film évite adroitement les remontrances du père: sa fille fréquente des mauvais garçons, mais c'était aussi le cas du père, ex-taulard, ce qui fait qu'il ne peut pas lui reprocher, et se met plutôt en quête de trouver le moyen de l'en sortir, grâce à son réseau de voyous.

Le film est parfait dans son genre avec ce qu'il faut d'exotisme (mauvais garçons, groupes mafieux, désert, tatouages, contre-culture étatsunienne tendance proarmes).

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dimanche 26 décembre 2021

Impardonnable (The Unforgivable, 1h52, 2021) de Nora Fingscheidt

Avec Sandra Bullock, Viola Davis, Vincent D'Onofrio, Jon Bernthal, Richard Thomas, Linda Emond, Aisling Franciosi, Emma Nelson, Will Pullen, Tom Guir,  Jessica McLeod, Rob Morgan, Andrew Francis, W. Earl Brown.

Au scénario nous retrouvons de grosses pointures: le vétéran Peter Craig, la vétérane Coutenay Miles, et une autre vétérane Hillary Seitz. Pour un ensemble riche, riche de multiples personnages que croise ou a croisé Sandra Bullock (qui s'est éclatée à montrer comment elle peut ne pas être jolie) dans cette histoire de réinsertion difficile après avoir tué un flic (et purgée sa peine de prison). Le tout sur une durée qui permet tout à la fois de composer un scénario riche, des sous-intrigues variées, pour qu'en permanence le spectateur se dise qu'elle ne va pas s'en sortir. Au point que nous pensons qu'elle ne s'en sortira pas (le film dose des sous-intrigues à potentiel positif de manière à faire croire que cela peut aller mieux, et puis non). Jusqu'au rebondissement final, insoupçonné et très bien amené.

La force du scénario et du film est que le spectateur est tout le temps du point de vue de Sandra Bullock. Il n'en sait jamais plus qu'elle. Et il n'y a pas de sous-intrigues où Sandra Bullock n'est pas présente.

Le film possède aussi une qualité documentaire sur les USA, en montrant des gens qui travaillent, qui n'ont pas beaucoup d'argent, dans des décors qui ne font pas studio ni Hollywood.

Bande-annonce Impardonnable