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lundi 25 mai 2026

Nuremberg (2h28, 2025) de James Vanderbilt

Avec Russell Crowe, Rami Malek, Michael Shannon, Leo Woodall, John Slattery, Mark O’Brien, Colin Hanks, Wrenn Schmidt, Lydia Peckham, Richard E. Grant.

James Vanderbilt, scénariste chevronné, dirige cette histoire vraie. Nous suivons les pérégrinations du psychiatre affecté à l'évaluation de la santé mentale des dignitaires du IIIe Reich qui sont en procès à Nuremberg. Les alliés souhaitent condamner ces survivants (les autres se sont suicidés) et le dernier patron du IIIe Reich, Hermann Goering, est leur leader. Il est la pièce centrale du procès et notre psychiatre passe beaucoup de temps avec lui. C'est un des défauts du film : sur la dizaine d'inculpés, seuls trois ou quatre sont suivis, dont Goering principalement. La forme série en plusieurs épisodes aurait été plus adaptée pour développer le profil psychologique de chacun d'eux.

Sinon, les enjeux du procès du point de vue des alliés sont évoqués : qui l'anime, quel résultat faut-il obtenir.  Il ne faut pas qu'il y en ait qui se suicident avant. Le film montre aussi une partie du déroulement du procès, avec les images des camps de concentration, inédites au moment du procès.

Le psychiatre réalise le profil psychologique de ces personnes, et sa conclusion est la partie intéressante du film, que nous ne divulgâcherons pas.

Dans les défauts du film, des histoires adjacentes (la journaliste, le collègue qui a un agenda caché) sont inutiles et n'apportent rien. Il y a presque trente minutes de trop. 

Sinon, les trois acteurs principaux font le job : Rami Malek en fait trop comme d'habitude, Russel Crowe s'amuse bien comme d'habitude, et Michael Shannon sait faire apparaître sa souffrance sur son visage sans subtilité dans son interprétation. À visionner si l'on apprécie un de ces animaux de caméra.

poster du film Bande-annonce Nuremberg 

dimanche 8 août 2021

American Gangster (2007, 2h37) de Ridley Scott

Avec Denzel Washington, Russell Crowe, Chiwetel Ejiofor, Josh Brolin, Lymari Nadal, Ted Levine, Roger Guenveur Smith, John Hawkes, RZA, Yul Vazquez, Malcolm Goodwin, Ruby Dee, Carla Gugino, Ruben Santiago-Hudson.

De la superbe matière pour Ridley Scott qui adore recréer des univers pour des superproductions. Ici la mafia de la drogue de Harlem puis New York avec un Denzel Washington qui adore interpréter ce genre de psychopathe presque sympathique.

Le scénario est dense ainsi que le film. Que ce soit sur l'industrie de la drogue, que ce soit sur la reconstitution historique, que ce soit sur l'aspect documentaire. Chacun des arcs dramatiques évolue par petits pas et ils finissent par se rejoindre: d'un côté Frank Lucas alias Denzel Washington avec son ascension progressive et sa domination du marché de la drogue; de l'autre Russell Crowe, flic intègre, qui essaie de comprendre ce qui se passe et qui constitue la première équipe de policiers antidrogue, dans un monde policier où la corruption semble la règle: Russell Crowe suscite le mépris de ses collègues policiers, car il est intègre, et il suscite la curiosité des mafieux, car il est intègre.

Belle réussite donc pour Ridley Scott, qui sait choisir ses scénarios et ses collaborateurs, ainsi que ses scénaristes: ici Steven Zaillan qui est responsable du scénario. Scénario qui embrasse la vie de famille de chacun des personnages, ainsi que leur vie professionnelle et ceci avec la richesse des détails de chacun des univers décrits qui confère la dimension de documentaire au film.

 American Gangster [Import anglais]

lundi 23 novembre 2020

Gladiator (2000, 2h35) de Ridley Scott

Avec Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen, Oliver Reed, Richard Harris, Derek Jacobi, Djimon Hounsou, David Schofield, John Shrapnel, Tomas Arana, Ralf Moeller,  Spencer Treat Clark, David Hemmings,  Tommy Flanagan, Sven-Ole Thorsen, Omid Djalili.

Le film qui a relancé les films en costumes voire les péplums après leur désuétude des années 1990. Avec Russel Crowe, lorsqu'il était mince. Que retenons-nous du film? Une violence plutôt sympathique, mais moins brutale que chez Mel Gibson. Une histoire prévisible, sans savoir si cela correspond à une réalité historique, dont l'ingrédient le plus intéressant est le personnage de Joachim Phoenix, qui interprète un Commode qui tue son père et qui possède un amour immodéré pour sa soeur. Nous comprenons qu'il manque de beaucoup d'amour. Ce qui en fait un méchant assez trouble, pathétique et psychotique, ce qui en fait un personnage parfait pour la narration.

L'ensemble est bien conduit. Les productions values sont au top, mais c'est une tautologie pour un film de Ridley Scott. La narration est simple et tout ce que nous imaginons arrive. Curieusement, le film arrive à produire de l'émotion lorsque l'on considère le personnage de Russell Crowe avec sa femme et son enfant et sa terre. Curieusement, car le reste du film est surtout dans la brutalité et la balourdise. 

Le principal intérêt du film est le personnage d'Olivier Reed, halluciné et possédé, que nous ne voyons que trop peu. Et la plastique de Connie Nielsen, trop rare, qui interprète habilement celle qui doit naviguer entre tous (son frère, Gladiator, les sénateurs).

Gladiator Poster

mercredi 11 novembre 2020

Robin des bois (2010, 2h20) de Ridley Scott

Avec Russell Crowe, Cate Blanchett,  Max von Sydow, William Hurt, Mark Strong, Oscar Isaac, Danny Huston, Eileen Atkins, Mark Addy, Matthew Macfadyen, Kevin Durand, Scott Grimes, Alan Doyle, Douglas Hodge, Léa Seydoux.

Ce Robin des Bois reste une déception. Principalement parce qu'il n'a aucun rapport avec le Robin des Bois que nous connaissons (pour les personnes âgées comme nous). Et qui dans notre mémoire évoque de la dynamique, de la légèreté, de l'humour, quelqu'un qui pille les riches pour donner aux pauvres (le patron étant Les Aventures de Robin des Bois - 1938 - de Michael Curtiz et William Keighley, puis refait à de multiples reprises). Il n'y a rien de tout cela ici.

Le film finit ici sur la genèse du Robin des Bois que nous connaissons, et encore cela est très rapide et arrive de manière abrupte. Le film prépare la petite équipe qui soutiendra Robin des Bois et ses différents personnages. Peut-être ce film a-t-il été conçu comme un prélude à une franchise... Ce qui peut paraître ridicule au milieu des franchises Star Wars et Marvel/DC-Comics.

Néanmoins, Ridley Scott a voulu faire un film historique sur cette période du moyen âge entre l'Angleterre et la France. Film historique, comme il aime en faire (1492: Christophe Colomb  - 1992 -, Exodus: Gods and Kings - 2014 -, Gladiator - 2000 -), mais aussi comme il sait les réussir avec brio (Kingdom of Heaven -  2005 -, Duellistes - 1977 -).

Le film n'est pas ennuyeux, mais au total nous restons sur notre faim. Il n'y a pas d'humour. Ce n'est pas gai. Le film est très terne et pas très joyeux. La narration prend son temps (scénario de Brian Helgeland), l'histoire progresse et nous la suivons avec intérêt, mais sans être passionnante car très prévisible. Mais clairement le film aurait dû porter un autre nom.

En complément, la distribution est parfaite. Les horreurs de la période sont sympathiques, notamment dans le réalisme des armes, us et coutumes, costumes, protocoles entre dominants et dominé. Russell Crowe n'est pas très loin de son personnage de Gladiator (2010). Un peu mystérieux, nous ne comprenons pas toujours les décisions qu'il prend. Mais la distribution autour est parfaite.

Robin des Bois Poster

dimanche 29 juillet 2018

La Momie (2017) de Alex Kurtzman

Avec Tom Cruise, Sofia Boutella, Annabelle Wallis, Russell Crowe, Jake Johnson, Courtney B. Vance, Marwan Kenzari, Stephen Thompson, Simon Atherton, Matthew Wilkas, Sohm Kapila, Sean Cameron Mitchael, Rez Kempton, Selva Rasalingam, Javier Botet, Dylan Smith, Parker Sawyers, Neil Maskell.
La Momie - Blu-ray + Copie digitale
Très bonne surprise que cette momie. Vrai film d'horreur, sombre sur le sujet et sur la forme.
La Momie est un film d'horreur qui prend le contre-pied de ce à quoi nous pourrions nous attendre. Tom Cruise est une victime qui se retrouve embarquée dans cette histoire. Il perd ses combats. Il subit l'histoire et ne contrôle rien. Ce n'est pas le héros exemplaire. Et il finit d'ailleurs par mourir deux fois dans le film...
Côté bestiaire, le film est riche et introduit les classiques de la Universal (docteur JeKyll et Mister Hyde, la momie donc, les vampires)  avec l'intégration d'un must du film d'horreur, le mort-vivant ou le zombie (les zombifiés par notre momie en cheffesse).
Une autre qualité du film, c'est qu'il ne dure pas 2h20 ou 2h40. Mais 1h30, bon choix et bonne décision. Le film est très dense.
Au total le film et finalement un film d'horreur fait avec alacrité et pas mal de moyens. Les éléments d'horreur sont parfaitement intégrés dans des séquences spectaculaires de type film d'actions (il y a Tom Cruise au générque). Pour finir effectivement dans quelque chose qui se veut une ouverture vers des suites. Qui n'existeront probablement pas vu l'échec commercial du film. Échec commercial qui n'est pas justifié et qui fait de ce "petit" film d'horreur un bon film d'horreur très au-dessus de la moyenne du genre.

samedi 8 juillet 2017

The Nice Guys (2016) de Shane Black

Avec Ryan Gosling, Russell Crowe, Margaret Qualley, Kim Basinger, Matt Bomer, Angourie Rice, Rachele Brooke Smith, Ty Simpkins, Jack Kilmer, Yaya DaCosta, Keith David, Hannibal Buress, Beau Knapp, Yvonne Zima, Lexi Johnson, Gary Weeks, Kimberly Battista, Carla Shinall, Murielle Tello, Kati Akins, Sala Baker, Michael Beasley, Mark Kubr, Joshua Hoower, Steve Wilder, Terense Rosemore, Anna McNiven, Roger Neal.
The Nice Guys
Nous avons le fruit des travaux de l'auteur et scénariste Shane Black. Auteur d'un certain nombre de films de potes dans les années 80-90 dont l'Arme Fatale. Mais aussi des dialogues de Predator. Grand spécialiste des dialogues verbeux et vulgaires, avec beaucoup d'humour. Et ici cela fonctionne très bien. L'histoire est un prétexte d'enquête dans une reconstitution des années 70 dans le milieu des films érotiques qui sollicite nos deux détectives privés, Ryan Gosling et Russel Crowe. Ryan Gosling est parfait et impressionne pour son rôle de détective minable. Chose qu'il n'avait pas encore laissée transparaître dans certains de ses films précédents où il était plutôt inexpressif. Russell Crowe dans le rôle du dur qui passe son temps à donner des coups de poing parce qu'il est payé pour ça. Ils se retrouvent à enquêter en duo. Et le réalisateur conduit son film d'une manière qui se veut beaucoup plus réaliste que des productions policières de même acabit. Par exemple; lorsque Ryan Gosling essaie de fracturer une porte en cassant la vitre avec son poing, il n'arrive qu'à s'ouvrir les veines; très bonne et très amusante scène où il se retrouve aux urgences; cela donne le ton du film.
On notera aussi la qualité de la reconstitution des années 70; ce n'est pas nouveau dans ce genre de film les Américains sont très fort pour ça.
Au total c'est une comédie policière assez ironique, avec de l'humour noir et beaucoup de seconds degrés, qui embrasse les clichés, et les tord.

mardi 12 novembre 2013

JEUX DE POUVOIR (2009) DE KEVIN MACDONALD



Un suspense politique un peu fade et mollasson. Fade à tel point que quelques jours après l'avoir visionné il est difficile de s'en souvenir… Je me souviens juste de Russell Crowe obèse et moche. À oublier.