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samedi 2 novembre 2024

Spontaneous Combustion (1h37, 1989) de Tobe Hooper

Avec Brad Dourif, Cynthia Bain, Jon Cypher, William Prince, Melinda Dillon, Dey Young, Tegan West, Michael Keys Hall, Dale Dye, Dick Butkus.

Le style de Tobe Hooper est pleinement à l'oeuvre ici. Une direction d'acteur à la serpe avec des personnages attachants. Avec un sens de la distribution, riche de multiples personnages secondaires. Avec en tête ici, une interprétation fiévreuse, dont Brad Dourif a le secret.
Il est à noter aussi que le sujet est très ambitieux du côté des effets spéciaux : le personnage de Brad Dourif prend feu lorsqu'il s'énerve. Cela est traité avec des superpositions, du maquillage et des prothèses, ce qui donne une patine particulière, mais cela fonctionne grâce à l'interprétation de Brad Dourif.
La photographie granuleuse donne un style particulière au film. Le film prend une bonne partie de son temps à installer le sujet, à l'expliquer, avec un prologue dans les années cinquante et les essais nucléaires, ce qui rend plausible (à défaut d'être crédible) cette histoire dramatique, qui va inexorablement vers de plus en plus de drames. Le scénario, signé Tobe Hooper, contient une multitude de personnages secondaires, qui donnent de la chair à l'histoire malgré le côté brut de l'ensemble.
Combustion spontanée / Spontaneous Combustion (1990) [ Origine Espagnole, Sans Langue Francaise ] (Blu-Ray)

lundi 1 novembre 2021

Chasse A L'Homme (Hard Target, 1h37, 1993) de John Woo

Avec Jean-Claude Van Damme, Lance Henriksen, Arnold Vosloo, Yancy Butler, Chuck Pfarrer, Robert Apisa, Kasi Lemmons, Sven-Ole Thorsen.

Cette série B a le mérite de montrer des décors et des personnes nécessiteuses, qui sont exploités par des riches déviants (Lance Heriksen et Arnold Vosloo). Exploités à travers le fait qu'ils sont le gibier de gens fortunés qui sont chasseurs et qui doivent les tuer sinon le gibier gagne une grosse somme d'argent. Les érudits reconnaitront Les Chasses du Comte Zaroff (1932, Irving Pichel et Ernest B. Schoedsack) soit le jeu le plus dangereux.

Via une succession d'éléments qui nous importent peu, Jean-Claude Van Damme (très bon) se retrouve être le gibier. Erreur fatale bien sûr. Le film est constitué de deux parties: la caractérisation des personnages, la présentation du concept, puis une deuxième partie où Jean-Claude Van Damme est le gibier pour culminer avec des séquences d'actions.

Le film est violent, spectaculaire, et va à l'essentiel, même si John Woo essaie de donner un peu de substance à ses personnages avec un arrière-plan pour chacun d'eux.

La grande qualité du film est l'exploitation et l'utilisation des décors: la ville (La Nouvelle-Orléans), les paysages de la Louisiane, l'usine et les chars de carnaval à la fin.

Chasse à l'homme

samedi 4 avril 2020

Assaut Sur Le Central 13 (2005) de Jean-François Richet

Avec Ethan Hawke, Laurence Fishburne, Gabriel Byrne, Maria Bello, Drea de Matteo,  John Leguizamo, Brian Dennehy, Kim Coates.

Bande-annonce Assaut sur le central 13Cette refabrication du film de John Carpenter (Assault, 1976) reprend un certain nombre de choses, et ajoute des variantes.
Le décor est l'hiver et le commissariat est sous la neige. Ceux qui attaquent sont des flics ripoux et non pas des voyous. Le héros est blanc et le prisonnier le plus intelligent et charismatique, ici Laurence Fishburne, donc afroétatsunien.
D'une manière générale le film brasse et mélange plus de personnages, supportés par une belle distribution.
Les différents détenus sont dans cette version un peu plus présents et fournissent de par leurs attitudes et leurs bêtises un lot d'arcs dramatiques.
Le canevas principal est maintenu et permet de réaliser un bon film à suspense, avec une progression régulière, mais dont la libération émotionnelle est tout de même un peu faible, moins tendue, avec une sortie à l'extérieur des personnages principaux vers une forêt, dont nous sommes par exemple moins convaincus: ce final sous la neige qui dé-confine les protagonistes apparait forcée et neutralise la fin du film. Cette dernière scène a-t-elle était ajoutée après le tournage du film? Elle ne cadre pas avec le rythme du film que nous venons de visionner.