Affichage des articles dont le libellé est Henry Jackman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Henry Jackman. Afficher tous les articles

mercredi 10 juillet 2024

Tyler Rake (Extraction, 1h56, 2020) de Sam Hargrave

Avec Chris Hemsworth, Bryon Lerum, Ryder Lerum, Golshifteh Farahani, Rudhraksh Jaiswal, Shivam Vichare, Piyush Khati, Sara Rumao, Randeep Hooda, 

Le réalisateur est un ancien cascadeur et responsable de cascades. Il connaît et sait donc mettre en œuvre un film d'action.Le scénario reprend le patron de John Wick : un ancien de quelque chose, retiré, dépressif (à cause d'un traumatisme du passé bien sûr), alcoolique, est convié par un organisme pour récupérer des personnes prises en otages.

Le fait que notre héros soit dépressif aide à mettre en scène des séquences suicidaires. Et Chris Hemsworth adore cela visiblement. Par ailleurs le film se déroule dans différents pays d'Asie, ce qui convie de l'exotisme et beaucoup de décors spectaculaires.
Au total, cet ensemble de schémas ne tient qu'aux séquences d'actions, brutales, sanguinolentes, spectaculaires, souvent à hauteur humaine.
 
Bande-annonce Tyler Rake

dimanche 7 août 2022

The Gray Man (2h02, 2022) de Anthony Russo et Joe Russo

Avec Ryan Gosling, Chris Evans, Ana de Armas, Billy Bob Thornton, Jessica Henwick,  Dhanush, Alfre Woodard, Regé-Jean Page, Wagner Moura, Julia Butters, Shea Whigham, Deobia Oparei, Robert Kazinsky.

Nous recherchons la démarche artistique, au-delà du produit de consommation globalisée (distribution  pensée pour plaire aux spectateurs de tous les continents de la planète Terre). Mais nous ne la trouvons pas. Quelles ont été la vision et la valeur ajoutée recherchée? Voire l'innovation? Voire la disruption? Car ce succès-damné de John Wick, patiné par la franchise James Bond, est d'un ennui colossal. Les éléments techniques sont parfaits, mais nous nous en moquons. Le seul intérêt est le méchant, qui est rigolo, souriant, content et satisfait d'être méchant. Mais cela ne suffit pas à maintenir l’intérêt, pour un film qui parait très long. Ryan Gosling est très fort dans la mâchoire serrée et le "je ne ressens rien", et nous nous en moquons aussi, même s'il nous est expliqué pourquoi il est devenu un tueur en série et à gage (son papa était très violent). Ana des Armas est inutile. Est-ce le scénario? Trois scénaristes sont quand même crédités au générique...

Peut-être que le défaut de ce genre de produit est de ne pas accepter son propre concept, sa propre violence, c'est-à-dire de ne pas la montrer alors qu'elle est permanente. Une version gore serait peut-être intéressante. Mais étant donné qu'il faut tenir une cible globale pour ses publics intercontinentaux, ce n'est pas possible, à moins de filmer des inserts spécifiques en fonction des censures.

Le film ne possède aucun brio de film de genre auquel il candidate. Il n'a aucune hystérésis. Si ce n'est Chris Evans qui est sympathique dans son personnage de vilain. Nous aimerions que ce genre de film mette toute son énergie et son habileté technique, non pas sur des sujets débiles, mais par exemple sur le réchauffement climatique ou des enjeux sociétaux. Pour au moins y percevoir une parcelle d'intérêt.

Bande-annonce The Gray Man

lundi 18 mars 2019

The Predator (2018) de Shane Black

Bande-annonce The PredatorAvec Boyd Holbrook, Trevante Rhodes, Olivia Munn, Jacob Tremblay, Sterking K. Brown, Keegan-Michael Key, Yvonne Strahovski, Alfie Allen, Thomas Jane, Augusto Aguilera, Jake Busey, Niall Matter, Patrick Sabongui.

Carton plein pour le renouveau de cette franchise. Qui fait partie des franchises dont les suites ou spins off possèdent toute un très bon niveau. Du chef-d'oeuvre de John McTiernan à Predators, en passant par les cross-overs d'Alien versus Predator.
Il faut noter l'excellent travail d'écriture, notamment pour l'ensemble de la caractérisation et les dialogues de l'ensemble des personnages, ainsi que leur progression individuelle au cours du récit. Le film ne renouvelle pas ou ne réoriente pas la franchise, mais il la continue avec brio sur le plan dramatique.
Le film réutilise l'ensemble des recettes des précédents films. La séquence d'ouverture est par exemple le climax du film de John McTiernan. Le film introduit le fils de Gary Busey dans Predator 2, interprété par son propre fils acteur. Le film introduit aussi des variantes sur les Predators eux-mêmes, pour de nouveaux monstres.
Le film contient heureusement son lot de gore (tripes, sang et boyaux), et c'est de bon aloi, cet élément étant constitutif de l'ensemble de la franchise Predator.
C'est donc un excellent nouveau départ (appelé aussi reboot) que ce The Predator, grace à sa violence graphique, et à une galerie de personnages bien campés et interprétés. Le bémol serait juste le personnage du méchant, qui est monolithique et n'évolue pas au cours du film. Mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une super Série B, dynamique, teigneuse, qui va à l'essentiel sans être simpliste.

vendredi 28 septembre 2018

Jumanji: Bienvenue Dans La Jungle (2017) de Jake Kasdan

Avec Dwayne Johnson, Jack Black, Kevin Hart, Karen Gillan, Nick Jonas, Bobby Cannavale, Alex Wolff, Madison Iseman, Morgan Turner, Ser'Darius Blain, Rhys Darby, Tim Matheson, Missi Pyle.

Jumanji : Bienvenue Dans la Jungle [DVD]Le film commence plutôt bien et met en place un certain nombre de choses qui sont intéressantes. Par exemple les personnages qui changent de sexe dans le jeu vidéo. Dwayne Johnson qui est peureux. Un Jack Black qui s'éclate à jouer une fille. Tous ces éléments préparatoires et le début sont plutôt bien faits et bien écrits.
Ensuite le film se perd dans l'empilement et l'enchaînement de scènes d'actions vite vues, et ce des milliers de fois ailleurs, traitées correctement sur le plan technique et aussi du point de vue spectaculaire, mais sans aucune invention et donc avec un sentiment de lassitude et de déjà-vu (gros bâillements lors de certaines séquences). Dommage, cela débutait bien.