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jeudi 18 mai 2023

Une Histoire Simple (1h50, 1978) de Claude Sautet

Avec Romy Schneider, Bruno Cremer, Claude Brasseur, Roger Pigaut, Arlette Bonnard, Francine Bergé, Sophie Daumier, Éva Darlan, Nadine Alari.

Cette histoire simple ne l'ait finalement peut-être pas. Romy Schneider navigue entre deux hommes, est enceinte ou pas, est préoccupée par ses collègues de travail, et par ses amis.

Claude Sautet signe des petites tranches de vie pour les préoccupations de cette petite bourgeoisie: qui s'inquiète pour son travail, qui se réunit à la maison de campagne entre amis, qui vivent des histoires sentimentales.
Le film est vraiment centré sur le personnage de Romy Schneider, tous les autres gravitant autour d'elle. Une qualité, qui peut être liée à l'interprétation de Romy Schneider ou pas, qui peut être lié à une volonté de Claude Sautet ou pas, est que le spectateur ne peut pas deviner les motivations ou ce qui se passe dans la tête du personnage de Romy Schneider. Jamais. Elle garde toujours une part de mystère.
Claude Sautet utilise très peu de musique et c'est une bonne chose les car les images possèdent déjà suffisamment de force.
À voir essentiellement pour Romy Schneider et son personnage. Le reste du film est moyennement intéressant et passionnant : nous nous sentons relativement peu concernés par les vicissitudes des différents personnages. Celui de Romy Schneider restant souvent un peu mystérieux, voire opaque.
Claude Sautet réussit un drame léger, car les vicissitudes du personnage de Romy Schneider ou de ceux qui gravitent autour ne sont pas ceux d'une comédie dramatique.
Bande-annonce Une Histoire Simple

dimanche 8 août 2021

Légitime Violence (1982) de Serge Leroy

Avec  Claude Brasseur, Véronique Genest, Thierry Lhermitte, Roger Planchon, Michel Aumont, Plastic Bertrand, Pierre Michaël, Francis Lemarque, Christopher Lambert, Valérie Kaprisky.

Polar finalement pas si teigneux et pas si favorable à l'autodéfense. Claude Brasseur aimerait faire quelque chose pour retrouver les meurtriers de sa famille, car il se rend bien compte que la police ne progresse pas (ou ne veut pas progresser nous comprenons). Mais il ne va pas lui-même prendre les armes. La police ne semble pas mener l'enquête et il se tourne vers un groupe qui en a assez des crimes impunis. C'est plus le groupe d'autodéfense, parfaitement dirigé et par Roger Planchon, bien délirant dans son interprétation, qui porte le sujet.

Claude Brasseur s'entichant finalement de la soeur d'un des criminels, Véronique Genest. 

Curieusement, ce film d'hommes est intéressant sur les relations ambiguës des hommes aux femmes. Thierry Lhermitte, frère de Véronique Genest, semble posséder pour elle un amour un peu trop fort; le frère tenant une boîte de nuit pour travestis. Claude Brasseur, dans une démarche de vengeance, n'est pas insensible à Véronique Genest, la seule qui sait qui sont les tueurs de sa famille et qui est donc complice. Et Roger Planchon dont les scènes avec sa "nièce" sont très équivoques (la nièce étant interprétée par Valérie Kaprisky avec une certaine sensualité ).

Le commissaire de police torve, signé Michel Aumont, contribue lui aussi à donner de la texture au film avec une dimension politique à l'ensemble.

Légitime Violence [Blu-Ray]

lundi 12 novembre 2018

Tout Le Monde Debout (2018) de Franck Dubosc

Avec Franck Dubosc, Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein, Gérard Darmon, Caroline Anglade, Laurent Bateau, Claude Brasseur, François-Xavier Demaison.

Tout le monde debout DVDLe film est cousu de film blanc. Et pas très fin. Dans lequel Franck Dubosc jubile dans son interprétation du con étalon. La transformation du personnage, nécessaire pour la dramaturgie, ne se fait pas de manière subtile et parait par moment téléphonée, sans préparation. Si le scénario (signé Franck Dubosc) est bien architecturé, certains personnages sont plutôt mal écrits (Elsa Zylberstein, Gérard Darmon) et certains plutôt réussis (Claude Brasseur, Caroline Anglade). Mais il faut reconnaitre que l'ensemble des personnages secondaires existent malgré leur rôle de faire valoir. Le film recèle de bons moments comiques gravitant autour de ce con étalon.
Quant à Alexandra Lamy, elle assure le job à la perfection, sans être brillante. Mais il est vrai que son personnage n'est qu'un faire valoir de celui de Franck Dubosc. 
Sur la durée il sera intéressant de voir comment évoluera Franck Dubosc, comique, réalisateur, acteur, face à la star Dany Boon qui est sur le même créneau. Et nous verrons surement un jour un package avec les deux acteurs, coproduit par l'ensemble des chaines de télévision.

dimanche 21 octobre 2018

Bande à Part (1964) de Jean-Luc Godard

Avec Anna Karina, Claude Brasseur, Sami Frey, Michel Delahaye, Georges Staquet, Louise Colpeyn, Ernest Menzer, Chantal Darget.

Bande à part
Commençons par les bons côtés du film. La séquence de la danse dans le café, ainsi que les jeux de chaise en préalable dans le même café. De la pure mise en scène. Du comportement. Séquence jubilatoire qui donne une impression de liberté, de gourmandise de jeu des acteurs.
L'histoire nous intéresse peu. Par contre, l'interaction entre les trois personnages est le centre d'intérêt.  Anna Karina, fragile et touchante, comme souvent chez Jean-Luc Godard. Claude Brasseur et Sami Frey sont formidables dans des registres différents. Les scènes entre les trois personnages captivent, les autres sont moins captivantes, et sont des préparations aux scènes à trois.

Dans les éléments désagréables et inutiles, il y a principalement la voix off, de Jean-Luc Godard lui-même, qui nous énerve; démontrant encore une fois qu'une voix off est un aveu de fainéantise (le réalisateur ne veut pas mettre en scène des idées et nous les assène avec ce subterfuge). Elle tombe souvent comme un cheveu sur la soupe et fait remplissage. Notamment pendant les déplacements des personnages. Les personnages chez Jean-Luc Godard se déplacent souvent, tout le temps, à pied, en voiture, en train, en bateau, en bicyclette, en avion. Bref, pas la peine de remplissage avec une voix off.

dimanche 29 juillet 2018

Détective (1985) de Jean-Luc Godard

Avec Laurent Terzieff, Aurelle Doazan, Jean-Pierre Léaud, Nathalie Baye, Claude Brasseur, Johnny Hallyday, Alain Cuny, Xavier Saint-Macary, Pierre Bertin, Stéphane Ferrara, Emmanuelle Seigner, Eugène Berthier, Julie Delpy, Ann-Gisel Glass, Cyrille Autin.

Détective
Ce Détective est poussif. Nous ne retrouvons pas les fulgurances et les beautés d'un Nouvelle Vague ou d'un Hélas Pour Moi. Nous sommes dans les années 80. Malgré son casting de star comme le dit le très bien le générique et malgré la présence de quelques gags surréalistes. Le film est pesant. Le travail sur la forme des films ultérieurs (voir ceux déjà évoqués) n'est pas encore là. Le travail est peut sur la matière acteur star, qui n'intéresse pas Jean-Luc Godard, ou l'inspire moins ou pas du tout.
La mise en scène du réalisateur étudie encore et toujours la profondeur de champ avec mouvements d'acteurs en va-et-vient devant la caméra, avec l'utilisation de la focale qui floute ou pas l'arrière-plan, le premier plan ou le sujet lui-même. Nous nous demandons quelles instructions ont eu les acteurs pour interpréter et jouer ceci.