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mardi 24 novembre 2020

The Laundromat: L'affaire des Panama Papers (2019, 1h35) de Steven Soderbergh

Avec Gary Oldman, Antonio Banderas, Meryl Streep, James Cromwell, Sharon Stone, Matthias Schoenaerts, Nonso Anozie ,  Robert Patrick, Jeff Michalski, Jane Morris, Chris McLaughlin, Jay Paulson, Jeffrey Wright.

Très bonne surprise que ce Steven Soderbergh. Le film est inventif sur la forme, ironique et tragique sur le fond.  Le film s'attaque aux vices de l'argent et ridiculise le système financier international qui permet de cacher de l'argent dans des sociétés-écrans. Et le côté documentaire du film explique comment il faut faire. La satire est virulente, amusante et déprimante. Le film explique comment il est possible de créer des sociétés pour masquer de l'argent.

Le ton est didactique avec un canevas humoristique et des histoires à la croisée des chemins: l'histoire de Meryl Streep, celle de Nonso Anozie et son adultère, celle de Mathias Schoenart en Chine. Avec comme liant les Dupont et Dupont du masquage de l'argent: Gary Oldman et Antonio Banderas qui visiblement s'amusent beaucoup, et nous aussi.

Un film qui provoque un bien-être et beaucoup d'humour, d'ironies et de tragédies. Très beau travail d'écriture de Scott Z. Burns.

The Laundromat: L'affaire des Panama Papers Poster

jeudi 26 mars 2020

Total Recall (1990) de Paul Verhoeven

Avec Arnold Schwarzenegger, Rachel Ticotin, Sharon Stone, Michael Ironside, Ronny cox.

Total Recall - Die totale Erinnerung PosterTotal Recall n'a jamais été un grand film ni le chef-d'œuvre de Paul Verhoeven, et cela est toujours le cas. Suite à un nouveau visionnage, le film reste lourd et poussif avec des séquences d'actions mal faites qui pénalisent le film. Mais le plus gros problème vient de la star Arnold Schwarzenegger, qui amène une lourdeur au film, un côté pataud, bien qu'ayant certaines expressions faciales différentes de celles auxquelles il est habitué dans son interprétation : il est pachydermique. Le film est dénué de légèreté, ce qui est une constante chez Paul Verhoeven, mais ici cette lourdeur n'est pas contrebalancée par un sujet fort, par une ironie féroce, ou par exemple par des éléments subversifs.
De même, les effets de maquillage et de prothèse de Rob Bottin ont du mal à passer avec le temps, même si leur côté charnu et grossier est aligné avec l'esthétique du film.
Les seules choses peut-être à sauver sont la musique de Jerry Goldsmith, et le sujet ou l'idée du scénario, provenant de Philip K. Dick. À noter que cette version du roman de Philip K. Dick possède plus d'hystérésis que la version de Len Wiseman (Total Recall, 2012), plus dystopique et aux standards du CGI porn, mais dénuée de toute empreinte mémorielle (no recall).