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jeudi 27 décembre 2018

Distant Drums (Les Aventures du Capitaine Wyatt, 1951) de Raoul Walsh

Avec Gary Cooper, Mari Aldon, Richard Webb, Ray Teal, Arthur Hunnicutt, Carl Harbaugh, Robert Barrat, Larry Carper, Mel Archer, Gregg Barton, Beverly Brandon, Clancy Cooper, Ginger Stanley, Angelita McCall, Sheb Wooley, Dan White, Darren McGavin, Sidney Capo, Kenneth MacDonald, Warren MacGregor, Lee Roberts, George Scanlan, Larry Chance.

Les Aventures du Capitaine Wyatt - Édition Collector SilverLe film d'aventure, du sous-genre film de jungle, qui est parfait. Tout va très vite. Trouver des contrebandiers. Échapper aux Séminoles dans les Everglades. Traverser les marais de Floride. Des rebondissements réguliers. Une petite intrigue sentimentale, très bien écrite et plutôt subtile.
La voix off n'est pas très subtile par contre, et met de suite le personnage de Gary Cooper sur un piédestal; le procédé date le film brutalement.
Mais tout le reste est impressionnant et se laisse regarder avec alacrité.
La jungle est très présente: beaucoup de décors naturels. Les plans rapprochés sont faits en studio avec des transparences, mais ne nuisent pas à l'ensemble.
Les Séminoles sont impressionnants: maquillages et tenues. Peut-être un peu trop sauvages et pas assez décrits, ou présentés autrement que comme des guerriers. La dynamique du scénario est clairement du côté de Gary Cooper et sa troupe de soldats.
Malgré les quelques éléments qui rendent le film vieillot (musique trop présente, voix off ridicule sur le personnage de Wyatt), il dégage une énergie et une tension permanente qui le rend palpitant. Un bon film d'aventure donc.








dimanche 21 octobre 2018

Tarzan (2016) de David Yates

Avec Alexander Skarsgård, Margot Robbie, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Djimon Hounsou, Ella Purnell, Jim Broadbent, Casper Crump, Lasco Atkins, Mark Preston, Rory J. Saper.

Tarzan - Blu-ray + Copie digitale

Dans le genre du film de jungle, nous demandons Tarzan.
Ce Tarzan-là n'est plus en Afrique, mais en Angleterre, et des histoires de géopolitiques et d'argent (des diamants) l'obligent à retourner dans la jungle.Le film utilise l'alibi historique et colonialiste pour sortir Tarzan de sa retraite (il ne nous est pas expliqué pourquoi il rechigne, mais c'est un prétexte scénaristique comme un autre).
Ce qui produit un film pas du tout linéaire et qui explique surement une partie de son échec commercial. Le film est cadencé par des séquences de l'histoire de Tarzan qui revient en Afrique, avec de multiples retours en arrière: son enfance dans la jungle, sa relation aux animaux, sa relation avec sa chérie (Margot Robbie, très bien). Mixées avec les séquences actuelles où il doit sauver sa chérie et déjouer des belligérants esclavagistes. Mais le film arrive à toujours relancer l’histoire en mixant ces passés, et la poursuite de sa chérie kidnappée par le méchant (Christoph Waltz, très bon, tout en retenue).
L'autre explication de l'échec commercial vient des éléments sombres brassés par le film: l'esclavage, le pillage. Il y a peu de personnages bons, généreux dans le film. Même Tarzan lui-même apparait plus animal qu'humain, et tue sauvagement.
Sur la distribution, tous les acteurs sont bons. Alexander Skarsgård est impressionnant par son physique et juste par son interprétation. Margot Robbie ne joue pas les faire valoir. Seul le personnage de Samuel Jackson semble un artifice scénaristique (élément comique et lien vers les USA of America).
Le film a l'élégance de ne durer que 1h40.

mardi 13 mars 2018

Kong: Skull Island (2017) de Jordan Vogt-Roberts

Kong : Skull Island - Blu-ray + Copie digitaleAvec Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Brie Larson, John C. Reilly, John Goodman, Corey Hawkins, John Ortiz, Jing  Tian, Toby Kebbell, Jason Mitchell, Shea Whigham, Thomas Mann, Eugene Cordero, Marc Evan Jackson, Miyavi, Allyn Rachel, Vivienn Taylor.

Dans la famille des films de jungle, nous avons la variante gros singe, dont King Kong est un sous-genre à part entière. Cette version est au fait des dernières technologies d'images générées par ordinateur. Au service d'une Série B de luxe (pour les moyens).
Cette nouvelle variante se laisse regarder, et est plutôt maline. Le gros singe, Kong n'apparait pas beaucoup. Au début, puis vers la fin. Entre temps, nos explorateurs doivent affronter la jungle et divers monstres (sur la diversité des monstres, le film est faible et n'arrive pas à la cheville du King Kong de 2005 de Peter Jackson).
Tout cela est bien fait (normal), plutôt bien écrit et interprété par un casting très professionnel. Samuel Jackson dans le rôle du militaire avec épis de maïs dans le derrière. Ou John C. Riley en copain rigolo.
Tout cela est efficace, suffisamment bien rythmé pour que l'on ne regarde pas sa montre, sans être hystérique, mais aussi sans invention ou originalité.
Le film ne contient pas de folie, de poésie ou d'hystérie, comme la version de Peter Jackson déjà citée, ce qui fait que le film, tout en étant très professionnel, reste toujours en deçà du film original de Schoedsack et Cooper (King Kong, 1933) ou du Peter Jackson.  Efficace, mais pas original.

lundi 22 décembre 2014

Sorcerer (Le Convoi de la Peur, 2h01, 1977) de William Friedkin

Avec Roy Scheider, Bruno Cremer, Amidou. Francisco Rabal, Ramon Bieri, Peter Capell, Karl John, Friedrich von Ledebur, Chico Martínez.

William Friedkin signait encore un coup-de-poing avec ce film dépressif. Tout le monde meurt à la fin du film. William Friedkin se permet même de faire croire que le seul survivant, est tué (voir le coup de feu dans la bande-son au début du générique de fin). Ou pas. Dans l'esprit des années soixante-dix, c'était le cas.
Une de ses forces est d'installer tout doucement la séquence des camions qui ne débute qu'après une heure de film. William Friedkin passe son temps à brosser l'arrière-plan des personnages dans leur pays respectif (France, Mexique, Israël, USA), les raisons pour lesquelles ils se retrouvent dans ce « paradis » d'Amérique du Sud. Puis leur vie dans cet endroit, leur travail, les contraintes de l'administration locale.
C'est aussi un film avec peu de dialogues, ou seuls la mise en scène et le comportement racontent l'histoire. Seule la mise en scène fait progresser la dramaturgie. Le film peut se visionner sans son (ce qui serait regrettable vu le travail de William Friedkin et Tangerine Dream sur la bande-son). C'est un film muet. Avec la musique Tangerine Dream qui est bien utilisée, qui n'inonde pas le film, qui contribue pleinement au climat et à l'ambiance du film;.
Il est curieux que cette histoire n'ait pas encore été refaite. Épreuves à passer (un peu dans l'esprit des jeux vidéo de plateforme), personnages typés, montée progressive de la tension, explosions brutales (le film contient quelques surprises), ironie entre la situation initiale des personnages et celles qu'il vivent dans ce paradis d'Amérique du Sud. Mais aussi ironie quant aux lots d'épreuves qu'ils subissent pendant le transport en camion et aussi si l'on considère la conclusion finale.
Et bien sûr il ne faut pas oublier la séquence démente, d'anthologie, monstrueuse (les camions ressemblent à des monstres) de travers du pont en bois sous la pluie et avec la rivière en crue.