Affichage des articles dont le libellé est Jean Galland. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean Galland. Afficher tous les articles

dimanche 26 juillet 2020

Lola Montès (1955) de Max Ophuls

 Avec Martine Carol, Peter Ustinov, Anton Walbrook, Henri Guisol, Lise Delamare, Paulette Dubost, Oskar Werner, Jean Galland.

Lola MontèsLola Montès, personnage ayant existait, danseuse, actrice, courtisane qui arrivera à être la maitresse d'un roi de Bavières, puis finira comme bête de cirque., littéralement au premier degré (le dernier plan la voie en cage et les hommes qui défilent pour lui baisser la main - pendant un long traveling arrière, dernière image du film -). Le film présente son numéro de bête de cirque, qui raconte sa vie. Elle ne passe pas à travers un cerceau en feu, mais c'est tout comme. Le spectacle du cirque est ponctué régulièrement par des retours en arrière sur la vie de Lola Montès. Comment elle a épousé l'amant de sa mère, sa rupture avec Franz Liszt, ou sa rencontre avec le roi de Bavière.
Le film est en Cinemascope, mais Max Ophuls met d'hideux masques pour rétrécir l'image, souvent pénibles. Nous imaginons qu'il n'aimait ou ne comprenez pas le format. Ces caches sont souvent pathétiques. Peuvent-ils être considérés comme de la mise en scène ou comme de la paresse?
Malgré le format large, le CinémaScope, les costumes, la richesse de l'image et des mouvements de caméra, avec beaucoup de travellings, ou malgré la qualité générale de fabrication du film, son intérêt est dans quelques scènes le dialogue entre Martine Carol alias Lola Montès et à chaque fois un personnage masculin puisque elle passe sa vie à courtiser ou être courtisée et à vivre des histoires d'amour éphémères avec des hommes: ce sont les scènes intimistes les plus intéressantes.
Malgré l'énormité de la production. Martine Carol dans ces scènes intimes fait passer l’émotion, elle ne semble pas savoir ce qu'elle veut, et s'en trouve touchante.

jeudi 26 mars 2020

Un Drôle De Paroissien (1963) de Jean-Pierre Mocky

Avec Bourvil, Francis Blanche, Jean Poiret, Jean Yonnel, Jean Tissier, Véronique Nordey, Bernard Lavalette, Marcel Pérès, Jean Galland, Solange Certain, Denise Péronne.

Un Drole DE PAROISSIEN-BOURVILCe drôle de paroissien, c'est Bourvil, qui pille les troncs des églises. Fils d'une famille d'aristocrates catholiques qui met un point d'honneur à ne pas travailler et être des sangsues de la société. Bourvil a une révélation divine: Dieu lui a intimé l'ordre de piller les troncs des églises, mais juste ce qu'il faut. La grande qualité du film est Bourvil, qui rend crédible son personnage, le seul un peu attachant de cette famille d'aristocrate, hypocrites et menteurs. L'interprétation de Bourvil est telle qu'il arrive à présenter son pillage des troncs comme quelque chose de bon, de très catholique! Il est très fort.
Bourvil est pourchassé par le groupe de policier (leur chef est Francis Blanche dans un numéro de débile de haut vol) qui s'occupe de la sécurité des églises et qui est ridiculisé par ce voleur qui les nargue. Le défaut du film est justement cette bêtise énorme des policiers, qui si elle peut susciter l'humour, dessert la crédibilité du film, si tant est qu'il en ait besoin.
Le grand plaisir du film est l'ensemble des décors naturels de Paris, notamment les églises (normal, vu le sujet), lieux des pillages et des planques des policiers.
Le film n'est finalement pas irrévérencieux, si ce n'est envers la famille des aristocrates qui est montrée comme des poltrons, et envers les policiers, qui sont faiblement intelligents.
Au milieu il y a le personnage de Jean Poiret, toujours pince-sans-rire (du Jean Poiret quoi), le copain ironique de Bourvil.
Bref, une curiosité.