Affichage des articles dont le libellé est Scatman Crothers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Scatman Crothers. Afficher tous les articles

mercredi 4 août 2021

Le Dernier Des Géants (The Shootist, 1h40, 1976) de Don Siegel

Avec John Wayne, Lauren Bacall, Ron Howard, James Stewart,  Scatman Crothers, Richard Boone, Hugh O'Brian, Bill McKinney, Harry Morgan, John Carradine, Sheree North, Rick Lenz.

Don Siegel met en scène et dirige le dernier film et le dernier western de John Wayne, qui interprète ici une vielle légende de l'ouest, as de la gâchette, que tout le monde connait, en phase terminale de son cancer qui organise son assassinat (alors que John Wayne était en rémission de son propre cancer à la ville)... Il s'agit donc d'un film au contexte très lourd.

La distribution autour de John Wayne est superbe: Lauren Bacall (qui loue des chambres et qui héberge John Wayne pour ses derniers jours), James Stewart (dans le rôle du médecin qui annonce la mauvaise nouvelle), Richard Boone (en méchant, faiblement caractérisé; il est méchant car on nous dit qu'il l'est), Scatman Crothers (avant qu'il ne reçoive un coup de hache de Jack Torrance) et Ron Howard (dans le rôle du fils de Lauren Bacall). Tous parfaits dans leur complément autour de la star.

Les scènes entre John Wayne et Lauren Bacall sont subtilement écrites. Et au total le film est bien écrit (le défaut est la caractérisation des méchants, qui sont énoncés comme tels, mais le film se concentre surtout sur la relation avec Laurent Bacall et avec son fils). Ce qui fait que ce western urbain et automnal fonctionne, reste visionnable et ne manque pas de panache.

Le Dernier des géants Collector [Édition Collection Silver Blu-Ray + DVD]

jeudi 21 mai 2020

Vol Au Dessus D'Un Nid De Coucou (One Flew Over the Cuckoo's Nest, 1975) de Milos Forman

Avec Jack Nicholson, Louise Fletcher, Will Sampson, Michael Berryman, Scatman Crothers, Danny DeVito, Christopher Lloyd, Brad Dourif, Alonzo Brown, Peter Brocco, Dean R. Brooks, Mwako Cumbuka, William Duell, Josip Elic.

Bande-annonce Vol au-dessus d'un nid de coucou
Revoir Vol au-dessus D'Un Nid De Coucou fait obligatoirement penser à The Shining (1980) car les mimiques de Jack Nicholson font écho. C'est bien le même acteur, les mêmes mimiques, les mêmes grimaces. Sans parler de Scatman Crothers, le gardien de nuit, qui permettra le final du film.
Le film reste une machine redoutable d'adhésion : cette histoire de malades mentaux rappelle beaucoup de gens qui ne sont pas fous. Chacun de ces personnages possède beaucoup de raisonnante et de comportements de gens "normaux".
Par contre, le personnage de Jack Nicholson, inadapté, colérique, violeur est le vilain petit canard. Jack Nicholson fait le show. Mais le personnage n'est pas malin et se laisse attraper alors qu'il avait la possibilité de s'échapper. Il ne suscite pas d'empathie, mais à travers l'agitation qu'il provoque il permet l'empathie vers divers personnages. Avec bien sûr le personnage de Brad Dourif en tête, ou l'indien géant (Will Sampson).
Pour contrer ces personnages attachants (les malades mentaux), Louise Fletcher a le rôle pas facile de l'infirmière peau de vache que tout le monde déteste, y compris les spectateurs.
Le scénario est implacable, avec une mécanique qui arrive à faire accepter l'assassinat du légume et l'évasion de l'Indien.


mardi 25 décembre 2018

Shining (1980) de Stanley Kubrick

Avec Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd, Scatman Crothers, Barry Nelson, Philip Stone, Joe Turkel, Anne Jackson, Lia Beldam, Billie Gibson, Robin Pappas, Alison Coleridge, Jana Sheldon, Tony Burton, Barry Dennen, Lisa Burns, Louise Burns, Norman Gay.

ShiningRevoir Shining (il s'agit ici de la version européenne) permet de se remémorer le manque éléphantesque de subtilité du film. Tout y est surchargé. La musique. La direction d'acteur. Les chromos du film d'horreur (c'est un florilège: ils sont enfilés comme des perles). Le montage. Mais ce qui sauve le film est son prologue et son épilogue. Le générique d'ouverture est magnifique: beauté des images, beauté de la musique (avec quelques crissements  annonciateurs), séquence d'images qui avec la musique font monter la tension. Et l’épilogue avec le mur de photos et le recadrage sur une d'elles en particulier et l’extrême gros plan sur une des personnes de la photo. Épilogue qui permet d'ouvrir encore plus le questionnement de ce que l'on vient de voir. Et qui ne l'éclaircit pas du tout.
La geste du film est de dire: je vais vous faire peur, je vous fais peur, je vous avais dit que j'allais vous faire peur. C'est bien un film d'intellectuel, extrêmement calculé, et comme souvent chez Stanley Kubrick, sans aucune humanité. Le réalisateur s'est donné comme challenge de mettre tout ce qui est possible de clichés pour films d'Horreur et d’Épouvante. Et pendant la durée du film, tout y passe. Comme à son habitude, son film est un documentaire, mais ici sur le film d'Horreur en tant que genre connu en 1980 (si Stanley Kubrick réalisait son film en 2010 ou 2020 il faudrait y ajouter l'apport des documenteurs - il aurait été intéressant de voir comment le documentariste Kubrick aurait abordé ce sous-genre - et probablement des zombis, les deux sous-genres les plus développés de ces vingt dernières années).
Lors de cette nouvelle vision, ce qui saute aux yeux est le travail extraordinaire de Shelley Duvall, qui n'est pas dans la légèreté, loin de là, mais qui a fait ce que Stanley Kubrick lui demandait. Beaucoup plus que celui de Jack Nicholson, qui est efficace, mais sans surprise (il avait déjà tout dit cinq ans auparavant chez Milos Forman, i.e. Vol Au-Dessus d'Un Nid de Coucou, 1975). Mais aussi la formidable efficacité de l'ensemble. L'efficacité au cinéma est Stanley Kubrick.