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samedi 27 juin 2020

Rivière Sans Retour (1954) de Otto Preminger et Jean Negulesco

Avec Robert Mitchum, Marilyn Monroe, Rory Calhoun, Tommy Rettig, Murvyn Vye, Douglas Spencer.

La rivière sans Retour [Blu-Ray]Nous pouvons être surpris de prime abord de la confrontation de ces deux monstres aux styles opposés. Marilyn Monroe, qui surjoue par moment à la limite de la caricature et du supportable. Et Robert Mitchum, qui est dans ses une interprétation nominale, rentrée, au minimum et au plus juste. Et qui est l'adéquat contrepoids au personnage interprété par Marilyn Monroe.
Le film bénéficie de décors exterieurs très beaux magnifiés par le format Cinemascope et le Technicolor. Mais il est servi par contre par de vilaines transparences qui polluent le film, lors de la descente des rapides.
Les quelques bagarres sont soient poussives (elles ne sont pas comme dans les autres films) soient réalistes c'est-à-dire pas du tout spectaculaires, maladroites, mais comme dans la vraie vie. Nous privilégiions cette deuxième interprétation. Ce qui est un peu original pour un western, et en particulier celui-ci (la bagarre est toujours spectaculaire dans les westerns, ici c'est anti-spectaculaire).
Au total le film est une bonne histoire, même si cousue de fils blancs sans réel suspense.
La relation entre Mitchum et son fils est bien écrite et l'ensemble des scènes où ils sont ensemble bénéficient de bons dialogues.



vendredi 2 novembre 2012

Comment Epouser Un Millionnaire (1953) de Jean Negulesco

Avec Betty Grable, Marilyn Monroe, Lauren Bacall, David Wayne, Rory Calhoun, Cameron Mitchell, Alexander D'Arcy, Fred Clark, William Powell.


Bande-annonce Comment épouser un millionnaireUn des premiers films tournés en Cinémascope il me semble (le film a été tourné en 1953). Production MGM oblige: décors de studio et peintures murale pour représenter les décors extérieurs, et beaucoup de transparences. Ce qui donne un coté kitsch très prononcé au film. Pas dénué de charme.
Ensuite, le cinémascope étant un format large, nous avons en permanence des scènes ou des séquences qui utilisent l'espace de l'écran, et donc une composition de l'image distribuée sur toute la largeur de l'écran (dans l'esprit "tu l'as vu mon format large"; voir le prologue insipide avec l'orchestre), et aussi avec un certain nombre de panoramiques ou de mouvements pour bien montrer la largeur.
Bon , l'histoire, l’ingénierie sociale des personnages est très très datée.
De même la crédibilité: Lauren Bacall qui s'obstine à repousser un millionnaire qu'elle pense être un pompiste alors qu'il peut se payer manifestement des choses de son standing.
Marilyn est mignonette en blonde myope un peu cruche.
Grâce à l'ensemble de ses défauts, une curiosité.