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dimanche 5 avril 2026

La Femme La Plus Riche Du Monde (2h01, 2025) de Thierry Klifa

Avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Marina Foïs, Raphaël Personnaz, André Marcon, Mathieu Demy, Joseph Olivennes, Micha Lescot, Paul Beaurepaire, Anne Brochet.

Le film de Thierry Klifa ne ment pas : il nous parle de la femme la plus riche du monde, c'est à dire, la vie de cette femme, son monde, avec les directives professionnelles, sa vie avec son mari, sa fille, ses obligations de communications, sa déconnexion du réel et plus précisément de la valeur des choses. Elle croise un photographe relativement excentrique (franc parlé, en particulier concernant son homosexualité) qui la divertit et qui s'immisce dans sa vie. Il la distrait et elle lui donne de l'argent, avec bien sûr l'inquiétude de sa famille de la voir donner de l'argent à un profiteur, au sens premier : dès qu'il a besoin d'argent elle lui en donne, et il ne refuse pas. Ce photographe est interprété par Laurent Lafitte, qui s'amuse beaucoup dans ce personnage. Isabelle Huppert rend crédible ce personnage, qui a par ailleurs une vie mièvre et terne, remplie de contraintes. Marina Foïs est la fille, qui ne voit pas d'un bon œil ces sorties d'argent vers le nouvel ami de sa maman.

Le petit défaut du film est que nous n'avons pas d'empathie. Aucun personnage n'en suscite. Ce qui donne l'impression de regarder des animaux en cage, avec leurs turpitudes sans lien social ou sociétal avec une quelconque réalité. C'est peut-être l'effet recherché par Thierry Klifa...

poster du film Bande-annonce La Femme la plus riche du Monde

mercredi 11 février 2026

Boléro Le Mystère Ravel (2h, 2024) de Anne Fontaine

Avec Raphaël Personnaz, Doria Tillier, Jeanne Balibar, Emmanuelle Devos, Vincent Perez, Mélodie Adda, Serge Riaboukine, Sophie Guillemin.

Le film nous présente le personnage de Maurice Ravel, ses interactions avec les gens de son époque, de sa mécène qui lui commande le Boléro, ses rencontres féminines. Le film parle assez peu de création, de composition, mais suffisamment pour rendre le film intéressant concernant ce fameux Bolérie. Mais aussi sur la conception de la musique et de la vie de musicien de Maurice Ravel, ses us et coutumes, ses lieux de vie ou comment il gagnait sa vie. En particulier sa tournée en tant que pianiste en Amérique du Nord, où il découvre le jazz.

La ligne dramatique est donc la vie de Maurice Ravel pendant la composition du célèbre Bolèro. Avec régulièrement des interactions avec sa cliente, sa mécène, qui paye pour qu'il crée une musique de ballet ; avec aussi ses interactions avec différentes femmes, dont une prostituée aux gants (étonnante scène).

Il est vrai, pour faire écho avec le titre, que le personnage garde sa part de mystère, et est entièrement tourné vers la musique et sa création. Le film se termine par la direction du Boléro par Raphaël Personnaz, alias Maurice Ravel dans un montage séquence jubilatoire. 

poster du film Bolero 

vendredi 5 juin 2015

L'Affaire SK1 (2013) de Frédéric Tellier

Avec Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet, Michel Vuillermoz, Christa Teret, Thierry Neuvic, William Nadylam, Mariane Denicourt.

Bonne surprise que ce policier qui peint l'histoire de Guy George violeur et tueur en série de jeunes femmes à Paris.
Le film accroche le spectateur par sa progression qui n'est pas chronologique, mais qui commence par le procès puis des va et viens (flash-back multiples, flash forwards, ellipses). Beau travail d'écriture et de montage qui permet au film de rester captivant de bout en bout. Beau travail choral des acteurs où il n'y en a pas un qui domine, mais un ensemble d'acteurs (Personnaz, Baye, Gourmet, Vuillermoz). Avec un formidable Adama Niane qui crève l'écran. La révélation du film.
Le film montre la progression de l'enquête et ses mauvaises pistes. Mais aussi l'évolution de la loi. Le fonctionnement de la police. Mais aussi les avocats qui s'occupent du tueur pendant son procès. Jusqu'à la musique qui reste bien utilisée, avec parcimonie, et qui n'est pas une surcharge lourdingue (voir les films étatsuniens).
Une des forces du film est de rendre pitoyable Guy George, presque émouvant. Et de montrer que s'il n'avait pas avoué, les preuves n'étaient pas suffisantes pour l'accuser. Ce qui fait froid dans le dos.
Il donc encore possible de faire de bons films policiers en France.

mardi 18 mars 2014

QUAI D'ORSAY (2013) DE BERTRAND TAVERNIER

Avec Thierry Lhermitte, Raphaël Personnaz, Niels Arestrup, Bruno Raffaelli, Julie Gayet, Anaïs Demoustier, Thierry Frémont, Thomas Chabrol.

Un film dans les arcanes du ministère des Affaires Etrangères. Avec un ministre joué par Thierry Lhermitte, jouant le rôle de Dominique de Villepin sans le nommer.
Le film est intéressant par la description du fonctionnement du ministère, que l'on imagine documentée. Même si ce petit monde décrit apparaît surréaliste et fait regretter au contribuable que son argent soit gaspillé comme cela.
Le film tient par la performance de Thierry Lhermitte, qui s'il ne mérite pas une nomination aux Césars, n'en est pas moins la clé de voute de cette fiction, et indispensable à l'attrait du film. Les autres rôles sont importants. Toute l'équipe tourne et travaille uniquement pour le ministre, qui est une girouette, change ses orientations régulièrement.
Le film fourmille d’anecdotes surréalistes (les surligneurs jaunes du ministre), ou le déjeuner avec le Prix Nobel.
Le film montre le rôle important du chef de cabinet, Niels Arestrup, qui gère opérationnellement les choses.
Un regret: le film ne montre jamais les prises de décision relatives au discours final devant l'ONU.
Bande-annonce Quai d'Orsay