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dimanche 8 août 2021

Guns Akimbo (2018, 1h38) de Jason Lei Howden

Avec Daniel Radcliffe, Samara Weaving, Ned Dennehy, Natasha Liu Bordizzo, Grant Bowler, Edwin Wright, Milo Cawthorne, Mark Rowley, Racheal Ofori, Set Sjöstrand.

Ce spécialiste des effets visuels signe un film où la texture principale est constituée par les accessoires, les costumes et les décors. Nous sentons une volonté de renouveler le genre, le film d'action déjanté, en exploitant la culture du jeu vidéo, des réseaux sociaux et les jeux d'évasion grandeur nature.

Une personne insignifiante greffée à ses ordinateurs se retrouve dans un jeu grandeur nature avec des pistolets greffés à ses mains, avec lesquels il doit tuer quelqu'un, qui cherche aussi en retour à le tuer (Samara Weaving, qui sort du lot de l'ensemble de la distribution). Tout ceci dans un futur dystopique où il faut divertir la population; mais où il n'y a pas une dictature établie, mais la culture du jeu est la dictature avec ces gladiateurs qui s'entretuent dans la rue, filmés en temps réel par de multiples caméras.

Le réalisateur prend son temps pour raconter l'histoire et n'enchaine pas les séquences d'actions: notre "héros" a une petite amie qu'il doit libérer. Son opposante dispose aussi d'une histoire traumatique.

Le film ne manque pas d'idée et le réalisateur s'amuse bien avec la caméra. Le film aurait peut-être besoin d'être resserré, les 98 minutes paraissant par moment un peu longues (et pour le coup manque de dynamique pendant la première moitié). Mais l'ensemble maintient la curiosité jusqu'au bout. Daniel Radcliffe jouant parfaitement la victime.

Guns Akimbo

samedi 4 mai 2019

Mad Max: Fury Road - Black & Chrome (2017) de George Miller

Avec Tom Hardy, Charlize Theron, Zoë Kravitz, Nicholas Hoult, Rosie Huntington-Whiteley, Riley Keough, Nathan Jones, Josh Helman, Hugh Keays-Byrne, Megan Gale.

Mad Max : Fury Road - Version cinéma + Black & Chrome Edition - Édition boîtier SteelBookCette version du film permet de le revoir en noir et blanc, mais dans un noir et blanc qui réduit la définition, enlève des détails de l'image pour ne laisser sortir peut-être des choses essentielles, ou pas, mais qui changent quand même la perception du film.
Même l'histoire, qui est la même, en ressort resserrée, tendue. Et comme le film est plutôt monochromatique, le noir et blanc donne une perception au film qui est assez nouvelle. Le film fait penser plus à un western ou un film historique (nous pensons par moment à un péplum).
Cette version en noir et blanc fait ressortir finalement les éléments essentiels de la dramaturgie tout en abrasant des points de détails qui finalement disparaissent. Ce qui donne au film un impact différent, peut-être plus immédiat, plus prioritaire, dans le sens où ce sont les émotions et les événements prioritaires qui sont mis en avant. De ce fait le film gagne en émotions notamment dans toutes les scènes de la deuxième moitié du film qui impliquent les personnages féminins qu'ils ont rencontrés au cours de l'histoire ou celui de Charlize Theron. Il semblerait aussi que dans cette version des plans de dialogues ont été rajoutés.
Le film reste un chef-d'œuvre et semble même encore plus fort avec cette version vidéo en noir et blanc.

dimanche 21 octobre 2018

American Nightmare (The Purge, 2013) de James DeMonaco

Avec Ethan Hawke, Lena Headey, Max Burkholder, Adelaide Kane, Edwin Hodge, Rhys Wakefield, Tony Oller, Arija Bareikis, Tom Yi, Chris Mulkey, Tisha French, Dana Bunch, Peter Gvozdas, John Weselcouch, Alicia Vela-Bailey.



Le point de départ est très américain: dans un futur indéterminé aux USA of America, pendant une nuit est autorisé le meurtre, sans conséquence juridique. Cela a provoqué le développement de système de protection dans les maisons individuelles. Cela s'appelle la purge (voir le titre original). Donc une nuit où l'on peut commettre des meurtres sans conséquence, ou se protéger et se barricader chez soi.
American Nightmare - Blu-ray + Copie digitaleEt donc le scénario confronte des gens barricadés avec des assaillants qui profitent de la purge pour tuer des sans-abris ou autres personnes qu'ils croisent. Il y a quelques sujets politiques derrière cette série B: que faire des laissés pour compte du rêve américain. Ou que faire de ceux qui ne jouent pas le jeu du rêve américain? Il est dit en postulat qu'il y a le plein emploi, et donc le sans-abri est probablement quelqu'un qui refuse le rêve américain, un marginal qui rejette le système? D'où le besoin de l'éliminer pendant la purge. Et concernant les armes, jugées nécessaires, en particulier pour la purge, pour tuer ou pour se défendre.
Ce postulat de départ et ces thématiques permettent de développer une bonne série B, film de siège dans un environnement confiné et souvent dans l'obscurité. Et donc film d'horreur et film de tension.
Cela fonctionne et n'évolue pas forcément vers des péripéties que l'on devine,  mais la fin est devinée dès le début. Mais cela ne pénalise pas la progression.
Le film laisse un goût d'inachevé ou de manque de spectaculaire. La mise en scène est un peu plate et des articulations sont convenues (les deux enfants et leur rôle dans les évolutions du drame). Mais l'histoire est suffisamment forte pour que cela ne nuise pas à l'ensemble. Nous nous demandons ce qu'aurait fait John Carpenter avec ce matériel. Curieusement,  James DeMonaco est le scénariste du remake d’Assaut (1976) de John Carpenter refait en 2005 par Jean-François Richet. Cet  American Nightmare est de la même classe de scénario que Assaut.



samedi 12 mai 2018

La Planète Des Singes : Suprématie (2017) de Matt Reeves

Avec  Andy Serkis, Woody Harrelson, Judy Greer, Amiah Miller.

Les ordinateurs et les images générées par ordinateur progressent perpétuellement et produisent ici des singes d'un réalisme époustouflant au niveau des textures et des expressions faciales. Cela est un peu moins vrai dans les séquences d'action ou lorsqu'ils marchent. Néanmoins le spectateur à du mal à voir la différence avec de vrais singes.Et cela constitue le clou principal du film: il est hallucinant de ce point de vue.
La Planète des Singes : Suprématie (Blu-ray 3D) - Combo Blu-ray 3D + Blu-ray + Digital HD - Édi...Ceci étant dit, le film n'est pas là. Le film est conduit par un vrai scénario et une histoire plutôt travaillée. Scénario qui ménage finalement assez peu de séquences d'action, au profil d'une histoire qui fait le lien avec le film de Franklin Schaffner (La Planète des Singes, 1968), mais qui est travaillée: notre méchant,Woody Harrelson, est finalement en guerre avec d'autres humains; ou alors la rencontre avec le singe qui parle qui vient d'un zoo est vraiment une très bonne idée. L'intégration de la petite fille dans le groupe de singe est aussi une bonne idée.
Bref ce troisième de reboot n'est pas traité à la légère, mais au contraire très écrit et bien mis en œuvre. Une réussite.
Dans les éléments négatifs, il y a le peu de subtilité dans l'interprétation de César: sa mine renfrognée perpétuelle (il est dans des mimiques qui sont souvent les mêmes d'une séquence à l'autre) manque de subtilité (l'ordinateur est piloté par les expressions faciales d'Andy Serkis) et nous ennuie un peu. D'ailleurs  et c'est un peu surprenant, le personnage de César est le moins intéressant.
Et nous ne sommes pas surpris de la fin. Mais elle apporte un soulagement après la suite d'évènements intenses qui constituent le film.
Le film finalement sacrifie assez peu au dictat des séquences d'action. Le film en renferme deux: une au début  et une à la fin. Entre les deux est un voyage, pas initiatique, mais de survie. Qui donne la substance au film. 
Vivement la suite.

  

mardi 13 mars 2018

Blade Runner 2049 (2017) de Denis Villeneuve

Avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Jared Leto, Ana de Armas, Sylvia Hoeks, Robin Wright, Dave Bautista, Mackenzie Davis, Carla Juri, Lennie James, David Dastmalchian, Wood Harris, Hiam Abbass, Edward James Olmos, Mark Arnold, Tomas Lemarquis, Barkhad Abdi, Krista Kosonen.

Blade Runner 2049 [Blu-ray + Digital UltraViolet]Ce 2049 est la suite directe du film de Ridley Scott, un nombre certain d'années après. Avec Ryan Gosling en chasseur de Réplicants, tout comme l'était Deckard dans le premier film. Ryan Gosling qui est très bon et qui arrive à être expressif avec ses yeux et fait passer différentes émotions: très belle performance, émouvante.
Le film reprend tous les gimmicks du film de Ridley Scott.
Les décors sont à la fois très beaux, horribles, impressionnants, qu'ils soient d'intérieur ou d'extérieur. Le film est visuellement superbe.
Le film est aussi très culotté. Faire un film aussi lent, aussi mou, au regard des films actuels, c'est très disruptif. Le film est encore plus lent que le film de Ridley Scott, qui était déjà plutôt mou. Ici le film prend son temps, étire les séquences, peut être un peu trop. Le film dure 2h40, et peut paraitre par moment longuet, mais c'est justement sa qualité: prendre de la densité sur la durée, au fur et à mesure de la progression de la narration et des découvertes de Ryan Gosling.
La direction d'acteur est subtile, avec même Dave Bautista, qui se révèle bon acteur, dans une scène courte, mais marquante (et aussi dans le court métrage de Luke Scott présent en bonus dans le Blu Ray).
Concernant les personnages, la déception est celui de Jared Leto, qui est en quelque sorte le descendant de Tyrell, dont les séquences ennuient ou au mieux sont insignifiantes. Ce personnage pourrait très bien être retiré de l'histoire. Cela vient peut-être de l'interprétation de Jared Leto, faiblement subtile, à l'opposé de celle de Joe Turkel en Eldon Tyrell.
Autre élément de déception: la musique, qui si par moment, grâce à la reprise de mélodie fétiches du premier film, fonctionne, reste au total assez bruyante et peu agréable. Ce n'est pas une musique symphonique, c'est déjà cela. Mais elle marque peu les esprits.
L'ensemble des personnages féminins constitue par contre la bonne surprise du film: de la femme de main de Wallace, de Robin Wright à la prostituée ou la femme virtuelle de Ryan Gosling, délicieuse Ana de Armas, l'ensemble de ces personnages marquent le film et lui donnent une substance qu'il n'y avait pas dans le film de Ridley Scott.
Nous sentons aussi que le côté étouffant du film de Ridley Scott n'a pas été retenu: ici les choses sont plus amples (la séquence dans la décharge à ciel ouvert, l'élevage de larves d'insectes en ouverture, Las Vegas), moins denses, et donnent au film sa propre patine.
Bref, au total, ce n'est pas une grosse déception, au contraire, car cette variation des thèmes du film de Ridley Scott se révèle passionnante au fur et à mesure de sa vision.
Vivement la suite.

jeudi 25 janvier 2018

Seven Sisters (What Happened to Monday? 2017) de Tommy Wirkola

Avec Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe, Marwan Kenzari, Christian Rubeck, Pal Sverre Valheim Hagen, Tomiwa Edun, Carris Clare, Clara Read.
 
SEVEN SISTERS /V DVD [SND]
Classique au niveau de l'histoire: le sujet (surpopulation de la planète) a déjà été fait à plusieurs reprises (Soleil Vert, 1973, par exemple). Mais cette dystopie est un film des années 2010, soit un film d'action déguisé ; le but du scénario est d'intégrer le plus possible de séquences d'action dans une histoire de contrôle des naissances.
Les producteurs ont du se dire que leur film serait super intéressant parce qu’il y a cette histoire de sept enfants, illégaux qui vivent dans ce monde de l'enfant unique. Qui plus est interprété pas Noomi Rapace.
Mais le film n'a pas le temps de développer ces 7 personnages, tous interprétés par Noomi Rapace. Nous aurions pu nous attendre à une performance de la part de Noomi Rapace mais ce n'est pas le cas. Ces 7 personnages se distinguent essentiellement par de vagues traits de personnalité, mais surtout par la coupe de cheveux et les vêtements. Ce n'est donc pas une performance pour l'actrice. Et ni pour le film.

Plus généralement nous avons l'impression que ce film est le fruit de personnes qui n'ont pas de point de vue. Même si l'univers décrit est horrible, le film, la mise en scène des corps ne vont pas dans ce sens-là et sont plutôt au service de l'illustration du scénario pour caser des séquences d'action.
Et finalement pour faire un film qui laisse un peu sur sa faim, car passé les éléments techniques, y compris la démultiplication de Noomi Rapace en 7 performances (qui n'en sont pas), le film est bien plan plan, ne sais vraiment quoi faire de son sujet, et ne se distingue pas d'un téléfilm avec un peu de moyens. Il n'y a aucun point de vue. Ce n'est pas une œuvre d'art.

mardi 9 mai 2017

Soleil Vert (Soylent Green, 1974) de Richard Fleischer

Soleil vertAvec Charlton Heston, Edward G. Robinson, Leigh Taylor-Young, Chuck Connors, Joseph Cotten, Brock Peters, Whit Bissell, Leonard Stone.

Il est intéressant de voir ou revoir ce film, surtout à l'époque des effets spéciaux tout numériques et des univers de science-fiction débridés avec de multiples vaisseaux spatiaux et des multitudes de créatures extraterrestres extravagantes.
La force du film et de peindre un univers futuriste, pas si éloigné de nous, où il y a surpopulation, où il y a eu des dérèglements climatiques, et où l'alimentation de la population est un enjeu (le clou du film est lorsque la solution trouvée est révélée à la fin du film). Univers dystopique, dirigé par des nantis qui asservissent le peuple en contrôlant la nourriture. Cette science-fiction est finalement très intéressante et le film malgré sont âge tient encore la route et garde un impact. Le film rend crédible son univers avec un ensemble de décors et son histoire (une enquête du policier Charlton Heston) qui peut paraître plausible.
Le traitement réservé aux femmes chez les nantis est aussi étonnant: ce sont des "fournitures" qui vont avec l'appartement. Le film ne le dit pas, mais vu la surpopulation la natalité est probablement contrôlée.
Bien dans l'esprit des films des années 70, la fin ici est très ouverte et peut vaguement être considérée comme positive, mais c'est le négatif qui l'emporte avec la découverte que fait Charlton Heston, et aussi dans le sens où rien ne dit que ce héros va s'en sortir, bien au contraire.

dimanche 25 décembre 2016

Les Premiers Les Derniers (2015) de Bouli Lanners

Avec Albert Dupontel, Bouli Lanners, Suzanne Clément,  Michael Lonsdale, David Murgia, Aurore Broutin, Philippe Rebbot, Serge Riaboukine, Max Von Sydow.

Les premiers les derniers DVDLe moins que nous puissions dire est le ton personnel du film. Le tout dans une ambiance de fin du monde, une atmosphère irréelle, effectivement originale et assez prenante. Nous ne comprenons pas forcément les motivations des personnages. Mais ce n'est pas grave. C'est une des forces du film: que des non-dits.
Il y a plusieurs histoires en parallèle qui a certains moments se recoupent. Les deux fuyards qui ont volé un téléphone portable, et qui sont recherchés par deux chasseurs de prime (Albert Dupontel et Bouli Lanners). L'histoire d'amitié entre nos deux chasseurs de primes. Il y a aussi l'étrangeté des personnages rencontrés au cours de ce cheminement. Mais aussi cette femme rencontrée par le personnage d'Albert Dupontel. Où le groupe dirigé par Serge Riaboukine qui amène une violence certaine.
C'est donc au total un objet filmique qui possède sa propre atmosphère, avec son propre ton, et une certaine originalité.
À la fin du film nous restons un petit peu dubitatifs sur ce qui s'est passé et surtout pourquoi. Cela reste quand même une curiosité certaine.









jeudi 3 novembre 2016

Hunger Games - La Révolte : Partie 1 et Partie 2 (2015) de Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Willow Shields, Sam Claflin, Jena Malone, Wes Chatham, Natalie Dormer.

Hunger Games - La Révolte : Partie 2Hunger Games - La Révolte : Partie 1 Blu-rayÀ la nullité du deuxième de franchise (Hunger Games - L'Embrasement, 2013) succèdent ce troisième épisode découpé en deux parties de deux heures chacune. Et là, la franchise suscite à nouveau l'intérêt: ce mélange de futur (les éléments technologiques: véhicules, armes) et d'ancien (la décoration chez le dictateur Snow), de technologies (ce monde futuriste où la communication est une arme) et de nature (beaucoup de paysages naturels verdoyants) suscitent l'intérêt. D'ailleurs, il est possible de passer directement au premier épisode à ceux-ci, ce qui donne une vraie trilogie.
C'est là où le film est le plus intéressant, dans l'utilisation que fait chaque camp de la communication et de l'image, de l'image de Katniss Everdeen alias Jennifer Lawrence. Chaque camp essayant de contrôler les foules. Y compris la dictatrice Alma Coin alias Julianne Moore. Ce qui donne une ambiguïté de bon aloi et une conclusion sympathique.
Ce troisième épisode découpé en deux morceaux est très bavard, et parsemé de séquences d'actions assez spectaculaires.
Au total une bonne surprise. On regrette quand même les exubérances vestimentaires du premier épisode qui fournissaient un peu d'humour et de légèreté.

lundi 13 juin 2016

The Lobster (2015) de Yorgos Lanthimos


THE LOBSTER DVD

Avec Colin Farrell, Rachel Weisz, Jessica Barden, Olivia Colman, Ashley Jensen, Ariane Labed, Léa Seydoux, Ben Whishaw, John C. Reilly.

The Lobster est une sympathique dystopie où des couples doivent s'apparier pour survivre. Sinon ils sont transformés en animal de leur choix, ou sont pourchassés à mort par ceux qui n'arrivent pas à s'apparier (se donnant alors un délai supplémentaire pour chaque récalcitrant ou récalcitrantes tuées).
C'est donc un programme très joyeux pour ce film qui reste cohérent dans une ambiance totalitaire très bien distillée progressivement. On y croit et on se demande comment cette histoire va évoluer. Jusqu'à la fin, qui laisse l'interprétation au spectateur pour se faire sa propre conclusion.
La distribution est de haut vol et y croit: pléiade d'acteurs et d'actrices confirmées.
Le côté amusant est que les couples essaient de se trouver des caractéristiques qu'ils partagent, et bien sûr de force, jusqu'au mensonge, jusqu’à la violence et jusqu'à l'absurde. Sinon cela ne serait pas intéressant.
Le film est une réussite dans le maintien de son climat, de sa petite musique, progressive, inéluctable, où tout est tragique.
Probablement le film le plus anti convention, anti-norme de ces dernières années. Un film punk donc.

samedi 14 mai 2016

Mad Max 2 Le Défi (1981) de George Miller


Mad Max 2 - Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook

Avec Mel Gibson, Bruce Spence, Vernon Wells, Mike Preston, Max Phipps , Kjell Nilsson, Emil Minty, Virginia Hey.

Revoir ce Mad Max est intéressant au regard du nouvel épisode de 2015, Mad Max Fury Road, toujours signé George Miller. Nous prenons conscience que Mel Gibson à beaucoup changé physiquement (pas à cause de Fury Road où il n'apparaît pas, mais au regard de ses dernières apparitions: Edge Of Darkness - Hors de Contrôle, 2010 -, Kill The Gringo - 2012 -, Machete Kills - 2013 -, Expendables 3 - 2014 -). Mais que le personnage de Max n'a pas beaucoup changé lui: il est toujours aussi mutique, peu sympathique et héros malgré lui.
Ce film fait aussi prendre conscience de la puissance du numérique. Ici tout est filmé devant la caméra avec moult cascades, décors, maquillages. Mais si cela reste spectaculaire, les ajouts numériques, tout en étouffant la scène, la chargent et lui donnent plus immédiatement du sens. Et aussi plus de gigantisme, plus d'énormité. Ce Mad Max 2 est plus un film de chambre, comparé à la symphonie que constitue Fury Road. Néanmoins, ce qui apparaît à cette vision, c'est l'humour, très présent, soit volontairement - le personnage de Bruce Spence par exemple -, soit involontairement - si en 1981 Vernon Wells devait faire peur, il suscite pas mal d'humour, surtout avec ses jolies fesses -. 
Le film tient quand même la route, car le concept reste éminemment cinématographique: les paysages désertiques à perte de vue, la vitesse, les véhicules, inventifs et amusant.


vendredi 28 mars 2014

RESIDENT EVIL: RETRIBUTION (2012) DE PAUL W.S. ANDERSON

Avec Milla Jovovich, Michelle Rodriguez, Kevin Durand, Sienna Guillory, Shawn Roberts, Li Bingbing, Boris Kodjoe.

Curieux produit. L'actrice principale, à la plastique sûre, possède le charisme d'une huitre. Et la pauvre est très mal habillée: sa tenue moulante de combat, avec ses talons hauts compensés, est ridicule et empêche de rentrer dans le film. Le charisme d'une huitre, et elle joue comme un pied; c'est la seule, car les autres acteurs sont plutôt bien dirigés et font leur boulot. Un film d'ailleurs où toutes les actrices sont superbes.
Ceci étant dit, cette fiction n'a pas vraiment d'histoire, ou tout le moins un semblant de prétexte, que l'on ne comprend pas bien, et qui intéresse peu il faut reconnaître (le principal intérêt du film est l'inventivité des décors et les séquences d'action). Nous sommes reconnaissants aux auteurs d'avoir inséré en prologue un résumé de tous les précédents épisodes avec un semblant de logique (il y en avait donc une!).
Par contre, et c'est là sa force, le département technique est du meilleur niveau: chorégraphies des combats (même si l'on trouve toujours le règlement, le combat final, à main nue, à la fin, ridicule, alors que la technologie est la base de cette franchise), maquillages, effets spéciaux, décors (merci le numérique, même si certaines gerbes de sang datent déjà le film), le film est presque beau. Surtout  que sur le principe du jeu de plateforme le film enchaîne les séquences sur le même principe: il faut passer par là (le spectateur ne se rappelle plus pourquoi, mais ce qui compte est que les personnages se le rappellent), pour cela il faut affronter des morts-vivants, un mutant pas beau qui ne se lave pas les dents et très en colère ou des soldats (qui visent très mal).
Au total, cette dystopie, postapocalyptique, n'est pas une comédie, mais la fin du film semble intéressante pour l'épisode suivant. C'est le début de la fin du monde. Chouette. Vivement la suite.
Bande-annonce Resident Evil: Retribution

mardi 18 mars 2014

DREDD - LE JUGEMENT EST PROCHE (2012) DE PETE TRAVIS

Avec Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey, Wood Harris.

Voilà bien une curiosité: réaliser un film dont le spectateur ne voit jamais le visage du "héros". Ici c'est Karl Urban, le Juge Dredd, dont nous ne voyons que la bouche et la mâchoire inférieure (d'ailleurs rappelant beaucoup Sylvester Stallone). Et nous entendons sa voix donc.
Ensuite, cette coproduction (Angleterre, USA, Inde et Afrique du Sud) a bénéficié d'un budget important et est une réussite sur le plan technique: décors, effets, costumes, maquillages, tout est du meilleur niveau. Les acteurs sont très bons, sauf Karl Urban, dont nous ne voyons que la bouche et le menton…
Le film se concentre (unité de lieu) sur l'affrontement du juge et de sa recrue, bloqués au sein d'un immeuble gigantesque où tout le monde veut leurs morts, où ils sont traqués.
Le film bénéficie d'effets visuels intéressants, les effets de la drogue slo-mo, qui donnent un intérêt au film: utilisation du ralentie, très intéressant et parfaitement intégré à l'histoire.
Donc au total un très bon film d'action dans le cadre d'une dystopie, avec ce qu'il faut de violence et de suspense.
Du très bon travail donc, tout à fait recommandable, et au-dessus de la moyenne pour ce genre de productions.
Bande-annonce Dredd

lundi 10 mars 2014

IRON SKY (2012) DE TIMO VUORENSOLA

Avec Julia Dietze, Götz Otto, Christopher Kirby, Udo Kier.

Cette superproduction (coproduction australienne, finlandaise et allemande) part du postulat que des nazis se sont échappés et se sont installés sur la face cachée de la lune... Où ils préparent leur retour sur terre. Ils vont tenter d'envahir la terre (en fait les USA). Sur cette face cachée de la lune, ils construisent une armada de vaisseaux. Il y règne aussi des luttes de pouvoir et de l'endoctrinement.
Les effets visuels sont très réussis et mélangent des séquences spectaculaires dignes de La guerre des étoiles (le début de l'épisode 3 par exemple) ou de La Guerre des Mondes (version Spielberg). Le film est très réussi sur le plan technique: décors et effets visuels sont au top et plus généralement la direction artistique (décors, maquillages, costumes) est de très bon niveau.
L'histoire n'est pas traitée à la légère: l'implication de l'ONU et les scènes avec la présidente des USA, en train de trouver les sujets qui la feront réélire; justement, cette attaque des nazis l'arrange bien.
Le film joue la carte de l'humour noir et du cynisme.
La direction d'acteur est par contre limitée, et les acteurs surjouent souvent; à moins que ce soit un choix artistique pour coller à l'énormité du scénario.
À noter une musique très réussie de Laibach.
La fin laisse présager d'une suite: un vaisseau arrive sur… Mars!
Bande-annonce Iron Sky

lundi 17 février 2014

TERMINATOR 3 LE SOULEVEMENT DES MACHINES (2003) DE JONATHAN MOSTOW

Avec Arnold Schwarzenegger, Kristanna Loken, Nick Stahl, Claire Danes.

Dans une période où le reboot de la franchise est en préparation, visionner ce volet qui clôt la trilogie est intéressant. Ce volet reprend, exploite réutilise les ingrédients des deux premiers volets. Mais il garde son charme propre, son style et sa propre patine. Qui commence par une direction d'acteur plus subtile que chez James Cameron. Ce volet bénéficie aussi du nec plus ultra des effets numériques au moment de sa création (2002). Mais au service de design à la fois modernes (Kristina Loken) ou assez kitsch et évoquant certains films de science-fiction des années 60 (les différents modèles de robots présentés, non humanoïdes ou volants).
Le film repose aussi sur le talent d'acteur de Nick Stahl et Claire Danes qui portent le film. Les deux robots ne sont pas en reste bien sûr, et leurs affrontements sont spectaculaires et constituent les clous de ce film, mais le reste de l'histoire tient grâce à eux.
Bande-annonce Terminator 3 : le Soulèvement des Machines

samedi 23 novembre 2013

HUNGER GAMES (2012) DE GARY ROSS

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Lenny Kravitz, Stanley Tucci,  Donald Sutherland.


Hunger Games est encore une dystopie. Qui reprend les canons qu'instancient les Rollerball ou d'autres films d'anticipation où les pauvres sont exploités et les nantis dirigent et se servent des pauvres pour assoir leur domination.
Ici la force du film est de mixer un univers d'anticipation dans un monde de verdure et écologique (une bonne partie du film se déroule dans une forêt) ce qui lui permet de convoquer les schémas du film de survie avec beaucoup d'actions.
Le film est suffisamment malin pour ne pas divulguer facilement ce vers quoi l'histoire va évoluer.
Les acteurs sont tous convaincants.
La direction artistique mélange technologie futuriste, costumes recherchés et ridicules pour les nantis, univers très ternes et dépressifs pour les pauvres.
De la belle ouvrage.
La suite devrait être intéressante: quels éléments constitutifs de ce film seront amplifiés par les producteurs, correspondant aux fondamentaux à reproduire dans la suite pour convoquer à nouveau le succès commercial?

mardi 12 novembre 2013

Cloud Atlas (2012) De Lana Wachowski, Tom Tykwer, Andy Wachowski

Avec Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Jim Sturgess, Doona Bae, Ben Whishaw, Keith David, James D'Arcy, Zhou Xun, David Gyasi, Susan Sarandon, Hugh Grant, Robert Fyfe, Martin Wuttke, Robin Morrisey, Ian van Temperley, Amanda Walker.

Bonne surprise pour ce gros film ambitieux ! Ambitieux, car le film mêle six histoires à des périodes différentes (du XIXe siècle au XXVe siècle, à la louche) interprétées par les mêmes acteurs sans autres liens que leurs physiques similaires et des objets dans les histoires respectives. Le film aborde des thématiques un peu pompeuses, mais néanmoins universelles : l'esclavage, la création, l'amour, l'aliénation, la vie après la mort, etc.
L’ensemble est donc plutôt ambitieux, et pendant les presque trois heures que dure le film, nous avons droit à une mixtion de ces six histoires plutôt réussie et avec un rythme régulier et soutenu.
Il est curieux de constater que cette histoire complexe est coproduite par l'Europe et l'Asie. Et pour une bonne part tournée en Europe. Comme si les frères Wachowski n'avaient pas pu monter ce film à Hollywood.
Quoi qu'on en pense, ce film n'est pas exempt de beautés. Notamment une interprétation phénoménale et des multiples scènes dialoguées de toute beauté, avec certaines d'entre elles de beaux moments d'émotion. Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant, sont dans leurs meilleures interprétations.
Sans parler de la musique, en adéquation avec les images, notamment les boucles au piano.
Une des curiosités aussi de ce film est le mélange de six histoires qui chacune d'elles sont donc des tonalités ou des styles scénaristiques un peu divers. Il y a de l'humour (sans dire comédie), le film enquête, le film de science-fiction à la Matrix, le film préhistorique, le film policier à la Shaft, la dystopie, bref il y a pas une franche homogénéité et similarité entre différents d'histoire. Si ce n'est un tatouage récurrent sur différents personnages des liens par des objets (un livre, une partition de musique) Et par les acteurs que l'on reconnaît plus ou moins dans certains cas sous leurs postiches et leurs maquillages. Mais l'ensemble apparaît d'une cohérence totale.
Un chef d'oeuvre! 
Bande-annonce Cloud Atlas

OBLIVION (2013) DE JOSEPH KOSINSKI



Oblivion est une semi déception ou semi réussite, c'est selon. Une semi réussite car le film est plastiquement très beau : les décors sont magnifiques, le design et le concept est plutôt bien maîtrisé. Par contre la où film pêche un petit peu est dans sa conclusion finale et sa révélation qui consiste à nous expliquer que la terre a été ravagée suite à une attaque extraterrestre… Cette révélation finale est un peu ennuyeuse et enlève au film de l'originalité.
Au niveau du casting et des acteurs c'est parfait.
Au total donc une déception après un premier film magnifique pour ce réalisateur. Attendons de voir ce que va donner la suite…
Bande-annonce Oblivion