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mardi 11 novembre 2025

La Fureur Du Dragon (The Way Of The Dragon, 1h39, 1972) de Bruce Lee

Avec Bruce Lee, Nora Miao, Chuck Norris, Ping-Ou Wei,  Chung-Hsin Huang, Robert Wall, Ti Chin, Tony Liu, Little Unicorn, Malisa Longo, Ngan Wu.

Bruce Lee prend le contrôle complet ici, il est crédité du scénario, de la mise en scène et de la chorégraphie des combats. Il interprète un chinois qui vient aider à Rome un restaurant chinois qui est convoité par des méchants locaux, occidentaux.
La première moitié du film est consternante. Entre les séquences de visite des principaux monuments de Rome (séquence sans intérêt) et les scènes de comédie écrites par Bruce Lee qui sont littéralement nulles, cette première moitié de film est pénible. La direction d'acteur le concernant est catastrophique. le reste de la distribution est moins pire que d'habitude (c'est-à-dire moins mauvais que chez Lo Wei pour Big Boss, 1971 et La Fureur De Vaincre, 1972). Bruce Lee grimace principalement. Même si ses expressions faciales sont, dans l'ensemble, assez variées. L'arc dramatique retardant le plus possible les moments où Bruce Lee montre ses talents en boxe chinoise et kung-fu.

Nora Miao est bien mieux ici, avec un personnage plus étoffé que dans La Fureur De Vaincre (1972, Lo Wei) ou que dans Big Boss (1971, Lo Wei). D'ailleurs, dans la distribution, nous retrouvons beaucoup d'acteurs vus aussi dans ces deux films. Nous retrouvons Ping-Ou Wei, ricanant et grimaçant dans le rôle du perfide homme de main, pleutre, et habillé de manière rigolote. 

Ensuite commencent à apparaître les séquences de combats, que nous attendions. Ici il affronte des Occidentaux, avec une belle séquence au nunchaku, une bonne séquence avec Robert Wall, et un combat d'anthologie contre Chuck Norris, dans le Colisée (même si le décor de studio avec fausse perspective est mignon).

poster du film Bande-annonce La Fureur du dragon 

La Fureur de Vaincre (Fist of Fury, 1h35, 1972) de Lo Wei

Avec Bruce Lee, Nora Miao, James Tien, Maria Yi, Robert Baker, Fu Ching Chen, Shan Chin, Ying-Chieh Han, Chikara Hashimoto, Jun Katsumura, Chung-Hsin Huang, Kun Li, Feng Tien.

Bruce Lee revient à Shanghai où se trouve son école, car son maître vient de mourir. Il est visiblement très affecté. Il ne croit pas à une mort naturelle. Il mène à sa manière l'enquête lui même. Et souhaite venger son maître s'il n'est pas mort de manière naturelle, évidemment. Rien n'est divulgâché ici, c'est une tautologie.  Shanghaï semble être un protectorat japonais ou quelque chose d'équivalent, les Japonais étant très présents, y compris avec une école d'arts martiaux, concurrentes de celle de Bruce Lee.

Les méchants sont à moustaches, et aussi japonais. Et ceux-ci voient l'école chinoise comme une concurrente. Ils sont torves, menteurs, lâches et ricanants. La dramaturgie est simple pour ne pas dire à la serpe. Les écoles s'affrontent, s'invectivent, et Bruce Lee, solitaire, agit sans réfléchir aux conséquences et conduit son chemin.

Nora Miao amène une possibilité de relation amoureuse. Celle-ci est peu convaincante, car le personnage de Bruce Lee est trop obsédé, furieux et enragé pour un ensemble de combats pour venger son maître. Nous percevons qu'il est obsédé et enragé au milieu de combats très spectaculaires. Combats particulièrement lisibles  dans leur découpage et montage, et  jouissifs dans leur violence excessive. Il est tellement enragé, qu'il finit par foncer sur les armes de la police pour suggérer qu'il se suicide.

poster du film Bande-annonce La Fureur De Vaincre 

dimanche 6 novembre 2022

Un Seul Bras Les Tua Tous (The One-Armed Swordsman, 1h55, 1967) de Chang Cheh

Avec Jimmy Wang Yu, Chung-Hsin Huang, Chiao Chiao, Yin-Tze Pan, Yanyan Che, Chuan Chen, Hsiung Chao, Pei-Shan Chang.

Nous sommes ici dans la mythologie du sabreur manchot. Jimmy Wang Yu est celui-ci. Il perd son bras par une femme qui l'aime et le déteste en même temps. Il quitte son école de Kung Fu pour vivre dans l'anonymat. Mais son passé va le contraindre à remettre en avant son talent à cause d'une femme.

Le schéma est ultra classique. Et la forme aussi. Chang Cheh refera une version plus violente du film avec le génial La Rage Du Tigre (1971) qui sera beaucoup plus violente, furieuse et masculine (les femmes n'y ont aucune influence sur l'histoire) et aussi moins mièvre que celui-ci qui manque de subversion dans un canevas sans surprise. Jimmy Wang Yu fait ce qu'il peut, mais il n'est pas vraiment aidé, supporté, transporté, par les autres acteurs qui sont un peu fades ou alors dans les ricanements, ni par les deux actrices (pour les deux seuls personnages féminins) qui sont dans la minauderie gênée. Les combats ne sont pas particulièrement mémorables, si ce n'est le super méchant (que nous découvrons à la fin) avec ses outils particuliers et sa botte secrète qui permettent de sortir de la routine des combats usuels pour ce genre de production.

Bande-annonce Un seul bras les tua tous