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dimanche 10 novembre 2019

Rambo III (1988) de Peter MacDonald

Avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Marc de Jonge, Kurtwood Smith, Spyros Fokas, Sasson Gabai.


Rambo III PosterLes ingrédients de cette saga sont pérennisés avec ce troisième de franchise. Ici John Rambo, qui aide des moines dans un pays asiatique, est embarqué dans une histoire pour sauver son colonel de papa qui s'est planté en Afghanistan. L'argument est facile, mais c'est un prétexte à amener notre ami John Rambo à affronter dans de superbes décors à la fois sur terre et sous terre un méchant Soviétique et ses soldats russes tout en étant aidé par des Afghans grands combattants devant l'Histoire. 
Un certain nombre de séquences sont réellement spectaculaires encore une fois sans utilisation d'images numériques, à base d'hélicoptères, de décors superbes et d'exploitations de ces décors.
Sur le plan de la tôle froissée et déchirée, nous sommes dans le summum pour ce genre de production dans les années 80. Avec en plus ici le début d'éléments humoristique entre John Rambo et son copain colonel qui amène un petit peu d'auto-ironie qui n'est pas désagréable et qui permet de se moquer un peu de soi-même c'est-à-dire de sa propre franchise qui ne recelait aucun élément d'humour dans le premier ni dans le second (hormis l'humour involontaire devant sa profusion de clichés) mais qui ici apparait avec quelques bons mots et qui rend la dernière partie du film à la fois spectaculaire et légère, mais pas du tout dans l'esprit de la franchise. À noter que Sylvester Stallone corrigera cette tendance à l'humour dans les deux films suivants qui en sont complètement dénués et qui sont des surenchères dans la noirceur et la violence.

Rambo II: La Mission (First Blood Part II, 1985) de George P. Cosmatos

Avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Charles Napier, Steven Berkoff, Julia Nickson, Martin Kove, George Cheung.

Rambo II : la missionCe deuxième de franchise commence à la suite du premier. Ce n'est pas étonnant. John Rambo est maintenant prisonnier et c'est ce bon vieux colonel Sam Trautman qui vient le chercher pour aller libérer des prisonniers peut-être abandonnés au Vietnam. Le film est intéressant pour sa croyance, peut-être presque naïve, mais en tout cas de ces années-là, dans un spectacle devant la caméra. C'est-à-dire une croyance dans un spectacle énorme devant la caméra ici basé sur des effets pyrotechniques. Il n'y a pas ici d'image générée par ordinateur et le rendu est vraiment très différent des films actuels où il y a beaucoup de feu et d'explosions numériques. Ce qui donne au film une certaine carnation ou une certaine chair. La jungle, la poudre, les flammes, les explosions sonnent toutes d'une manière différente de celles des films d'action CGI porn actuels. Ne serait-ce que pour sa photo et l'image, le film est intéressant et n'est pas sans qualité plastique. Le film est naïf et touchant dans sa croyance dans une forme de spectacle, sans CGI!
Cette naïveté se retrouve aussi dans la caractérisation de personnage très cliché voir extrêmement caricaturaux. Mais finalement ce n'est pas un défaut, car le cahier des charges est de montrer des séquences d'action, de montrer les muscles de John Rambo, de montrer le sadomasochisme du personnage, de montrer des gerbes de feu et de montrer des séquences de combat spectaculaires. Le cahier des charges de la production était clair. Sur ce sujet on peut dire que le film rend hommage aux artificiers et il est probable que le travail du réalisateur fut celui d'un gestionnaire des différentes équipes et métiers conviés.
Un des éléments importants du film est la magnifique musique de Jerry Goldsmith avec un thème décliné sous de multiples orchestrations différentes, mais qui font mouche avec les images.
Le film n'est pas sans déséquilibre. Avec le méchant de service, Charles Napier, et son quartier général en toc qui fait vraiment Série Z. Personnage qui apporte des éléments comiques, qui ne meurt pas à la fin et c'est normal, car il n'est pas ni barbu ni obèse ni avec lunettes, mais qui curieusement passe son temps à manger et boire dans quasiment tous les plans.

lundi 13 juin 2016

Rambo (First blood, 1982) de Ted Kotcheff

Avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Brian Dennehy, Bill McKinney, Jack Starrett, Michael Talbott, Chris Mulkey, John McLiam, David Caruso.
Rambo Poster 
Un film qui fait comprendre la nécessité d'un suivi psychologique pour les combattants qui reviennent du front. Ici sous la forme d'un film de survie, écologique et social. Hymne pour le retour à la nature (relatif: nous le voyons chasser, mais pas manger des baies). Un classique dans le genre.
À noter que dans ce premier de franchise, John Rambo ne tue personne et se contente de neutraliser ou mettre à terre ceux qui l'affrontent. Et uniquement s'ils l'ont cherché.
Il est dur de ne pas jubiler quand il neutralise sans tuer ces citoyens pas du tout amicaux, prétentieux et satisfaits de leur médiocrité (comme dit le Shérif: "notre ville est ennuyeuse, mais c'est comme ça qu'on l'aime."). Brian Dennehy est parfait en Shériff local dépassé par les évènements. Un vrai bréviaire, qui semble d'actualité et ne pas avoir changé depuis Ronald Reagan.
Après avoir vécu l'horreur de la guerre au Vietnam, c'est horreur des entrailles de la Terre que lui font vivre ces "citoyens amicaux". Et nous exultons presque lorsqu'il détruit une partie de la ville.
Mention spéciale à Richard Crenna, hilarant en officier arrogant avec mâchoire serrée qui comprend bien son ancien poulain et devine ses déplacements.