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vendredi 14 mai 2021

Boss Level (1h34, 2021) de Joe Carnahan

Avec Frank Grillo, Mel Gibson, Naomi Watts, Will Sasso, Annabelle Wallis, Sheaun McKinney, Selina Lo, Michelle Yeoh, Ken Jeong, Meadow Williams.

Joe Carnahan reprend le méta scénario d'Un Jour Sans Fin (1993) ou d'Edge Of Tomorrow (2014), pour y intégrer la culture des jeux vidéo, la fin du monde, des séquences d'actions très violentes ou amusantes (des fois les deux en même temps), des bribes de relation père fils, et un couple en dissolution (quelque plans avec Naomi Watts, trop rare, avec une interprétation à fleur de peau).

L'évènement qui se répète est la mort de Frank Grillo, qui est pourchassé par une dizaine de tueurs (avec différents types d'armes: sabre, mitrailleuse, couteau, explosif, etc.). Chaque fois qu'il meurt, il se  réveille  dans un lit avec la horde de tueurs qui le poursuit à nouveau.

Au global le film parait inachevé: sa structure narrative et le scénario, basés sur un prétexte, peinent à conclure l'histoire. Cela résulte en un ensemble de séquences spectaculaires et autonomes pour la dose d'action quelles véhiculent, ainsi que l'humour. Mais cela n'aboutit pas à un ensemble cohérent qui clôt l'histoire ou l'ouvre vers d'autres portes (la fin du monde est évoquée par exemple).
Frank Grillo, acteur nous étant inconnu, se révèle un parfait vecteur pour l'action, la comédie et le drame de son personnage.
Mel Gibson fait une apparition ridicule en méchant qui fume le cigare.
Au total c'est une semi-déception pour ce Joe Carnahan: peut mieux faire.
Boss Level [Blu-Ray]

jeudi 15 octobre 2015

Birdman (2014) de Alejandro González Iñárritu

Avec Michael Keaton, Zach Galifianakis, Edward Norton, Andrea Riseborough, Amy Ryan, Emma Stone, Naomi Watts.

Belle distribution pour ce film. C'est la première chose qui séduit. Avec en tête Michael Keaton, bien sûr. Mais aussi la distribution féminine, mémorable.
Ensuite, si le sujet du film est intéressant, il n’apparaît pas exempt de défauts, même si le film peut apparaître comme un gros travail de mise en scène, en particulier la sensation de plan-séquence permanent. Le premier est cette voix off, encore une fois inutile et qui semble dire que l'acteur Michael Keaton n'est pas suffisamment solide et capable de transcrire l'émotion véhiculée par son personnage; décevant d'utiliser un procédé aussi vulgaire alors que la mise en scène n'est manifestement pas improvisée. Par ailleurs, le film ne semble pas maîtrisé dans son dernier tiers où le Birdman apparaît et où Michael Keaton devient lui même Birdman par le regard que porte sa fille à travers la fenêtre. Le spectateur s'attend à trouver notre personnage écrasé au pied, mais non, il s'est envolé. Fin un peu ridicule et abîmant le ton du film. Même si l'on comprend que c'est la scène qui intéresse Inarritu et qu'il a probablement pensé son film comme un tout pour y arriver.
Au total un bel exercice de style. Pas complètement maîtrisé, mais intéressant.