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mercredi 4 mars 2026

The Rip (1h53, 2026) de Joe Carnahan

Avec Matt Damon, Ben Affleck, Steven Yeun, Teyana Taylor, Catalina Sandino Moreno, Sasha Calle, Kyle Chandler, Scott Adkins, Daisuke Tsuji.

Joe Carnahan continue son travail dans un univers d'hommes où la testostérone joue un rôle important. Il est question de récupérer une somme d'argent dans une cache. Un groupe de policier mené par Matt Damon y va, mais la somme trouvée est beaucoup plus importante que prévu. Ce qui fait réfléchir les différents policiers sur le devenir de cet argent. Les propriétaires putatifs interviennent. Ainsi que des gens qui s'y intéressent de près et souhaitent retrouver ce pactole. Sur cet enjeu se greffent des agendas cachés que nous découvrons progressivement.

Joe Carnahan signe un scénario brillant. Par contre le film ne l'est pas particulièrement, même si la qualité de l'intrigue tient le spectateur jusqu'au bout. Après une intrigue très travaillée, les échanges de feux dans le dernier quart, ainsi que le final avec des poursuites en voiture qui sont poussives, le film change et perd son esthétique, son  hui-clos, et devient routinier.

poster du film Bande-annonce The Rip

mardi 13 mars 2018

La Grande Muraille (The Great Wall, 2016) de Yimou Zhang

La Grande Muraille - Blu-ray + Copie digitaleAvec Matt Damon, Jing Tian, Pedro Pascal, Willem Dafoe, Zhang Hanyu, Lu Han, Andy Lau, Numan Acar, Eddie Peng, Gengxin Lin, Kai Zheng, Huang Xuan, Chen Xuedong, Wang Junkai, Yu Xintian, Johnny Cicco, Ryan Zheng.

Une série B au scénario très classique, tournée dans un contexte moyenâgeux en Chine avec une luxuriance de série A et des effets spéciaux numériques derniers cris. Il y a aussi de beaux décors, réels ou de synthèse.
Ce scénario ultra standard (voire monotone) est  réalisé par Yimou Zhang. C'est-à-dire que bien que se voulant film d'action, il y a une mollesse ou une fainéantise dans certaines séquences d'action. Nous pouvons retenir de beaux décors et de beaux costumes. Le tout emballé de manière chatoyante.
Le scénario nous évite l'histoire d'amour entre Matt Damon et  Jing Tian. Matt Damon est solide et à l'air d'y croire.
À une époque il y avait les europuddings. Il y a maintenant les mondopuddings. Ici suffisamment chatoyant et luxuriant pour maintenir éveillé.

dimanche 4 février 2018

La Vengeance Dans La Peau (The Bourne Ultimatum, 2007) de Paul Greengrass

Avec Matt Damon, Julia Stiles, David Strathairn, Scott Glenn, Paddy Considine, Edgar Ramírez, Albert Finney, Joan Allen, Tom Gallop, Corey Johnson, Daniel Brühl, Joey Ansah, Colin Stinton, Dan Fredenburgh, Lucy Liemann, Bryan Reents.

La Vengeance dans la peauCe troisième de franchise est maintenant cadencé par la volonté de Jason Bourne de savoir d'où il vient; il est toujours amnésique, mais joue avec ses anciens commanditaires qui se démènent pour le faire disparaître.
Les qualités du premier de franchise ont disparu. Place à l'action, à l'ultra-technologie et aux séquences de bravoure, avec toujours comme questionnement: comment  va-t-il s'en sortir. Et petit à petit remonter vers ses anciens patrons, pourris bien sûr.
Il est possible de sauver du découpage hystérique des séquences d'action mais néanmoins très spectaculaires, la séquence jubilatoire à la gare de Londres ou la poursuite à Tangier, qui sont des mélanges d'actions à mains nues, avec  une violence sèche de bon aloi, avec une exploitation de la géographie du lieu.
Franka Potente ayant disparu, les scénaristes embarquent Julia Stiles, et cela apporte un peu de respirations au scénario.
Cette trilogie se conclue sur une note ironique avec le rictus de Julia Stiles qui laisse penser que cela va continuer. Cette trilogie est de bonne tenue et très honorable.
Elle a d'ailleurs ringardisé la franchise James Bond et neutralisé la franchise Fast & Furious. Montage au cordeau, intrigues multiples et jubilatoires, actions spectaculaires, high-tech mesuré. Pas besoin ici de pouliche siliconée, pas besoin de phallocratie. Ce qui est étonnant est que Jason Bourne se sort de toutes les situations, ce qui est invraisemblable, mais finalement nous y croyons et adorons cela. C'est la force de cette franchise: c'est improbable, c'est invraisemblable, mais c'est réaliste et les personnages autour de Jason Bourne ne sont pas plus grands que nature. La distribution est d'ailleurs judicieuse.
Cette franchise est aussi la meilleure interprétation de Matt Damon: il n'a jamais été aussi bon. 

La Mort Dans La Peau (The Bourne Supremacy, 2004) de Paul Greengrass

Avec  Matt Damon, Franka Potente, Joan Allen, Julia Stiles, Karl Urban, Gabriel Mann, Joan Allen, Marton Csokas, Tom Gallop, John Bedford Lloyd, Ethan Sandler, Michelle Monaghan, Karel Roden, Tomas Arana, Oksana Akinshina, Yevgeni Sitokhin, Marina Weis.
La Mort dans la peau - Blu-ray + Copie digitale
Ce deuxième de franchise permet de reprendre là où se termine le premier. Nous retrouvons Frank Potente, mais les scénaristes ont décidé de la tuer pour donner une motivation à Jason Bourne. Cela commence déjà mal: quel manque d'idée. Les scénaristes font ce que le personnage fait croire dans le premier de franchise: elle ralentit le héros, il faut donc l'éliminer.
Par ailleurs, le metteur en scène change. Nous y retrouvons des éléments qui faisaient la qualité du premier. Mais il y a introduction de ce qui réduira l'intérêt pour la franchise: la surcharge de technologie, des scènes se déroulant exclusivement en ville, une mise en scène des séquences d'actions tellement découpées et hachées qu'elles manquent de lisibilité et de spatialisation (faire bouger la caméra et enchainer les plans de moins d'une seconde à la limite du ridicule donne plutôt l'impression de brouillon que de maîtrise). Et fondamentalement, l'absence d'ancrage dans une réalité. Jason Bourne n'a maintenant d'interaction uniquement avec des collègues, des policiers ou des tueurs.
Mais au total, le potentiel sympathie avec le personnage de Jason Bourne fonctionne; nous sommes heureux lorsqu'il se sort de situations improbables. Le questionnement pour le spectateur n'est pas de savoir si Jason Bourne va s'en sortir, mais de savoir comment il va s'en sortir. Il n'y a donc plus de suspense. Et au total, voir Jason Bourne faire trembler l'ensemble des autres personnages, bardés de leurs technologies et certitudes, est assez jubilatoire. Seul contre tous. C'est ce qui sauve ce deuxième de franchise.



La Mémoire Dans La Peau (The Bourne Identity, 2002) de Doug Liman

Avec Matt Damon, Franka Potente, Chris Cooper, Clive Owen, Brian Cox, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Gabriel Mann, Walton Goggins, Josh Hamilton, Julia Stiles, Orso Maria Guerrini, Tim Dutton, Denis Braccini, Nicky Naudé, David Selburg.

La Mémoire dans la peauCe premier de franchise est une belle réussite. Il permet de renouveler le film d'espionnage. Il permet à Matt Damon de produire sa meilleure interprétation; son jeu inexpressif fait merveille ici. Les seconds rôles secondent parfaitement le héros, avec Franka Potente qui apporte des éléments de réalité, de réalisme, qui sert l'histoire et la crédibilité de l'ensemble. D'ailleurs l'ancrage dans une certaine réalité est une des caractéristiques de cette franchise (ce sera encore vrai pour le deuxième de franchise, mais moins pour le troisième). À la fois par les métiers fréquentés par le personnage principal, et par les lieux de transit (par exemple un bateau de pêche, une voiture, une station d'autoroute).
Ce premier de franchise a la bonne idée de varier les décors: la mer et le bateau de pêche, un appartement à Paris, une ambassade une ferme à la campagne; ils apportent une variabilité visuelle et évitent la monotonie.
La richesse du film n'est pas dans ses séquences d'action (même si elles possèdent un coté "à l'ancienne" avec combat à mains nues, poursuite en voiture, course poursuite à pieds), mais dans la confrontation de ses séquences d'action avec le réel et des gens "normaux". Même si, et c'est le propos du film, Jason Bourne n'est pas normal et nous nous en rendons compte avec lui au cours de la progression de l'histoire.


dimanche 25 décembre 2016

Jason Bourne (2016) de Paul Greengrass

Avec Matt Damon, Tommy Lee Jones, Alicia Vikander, Vincent Cassel, Julia Stiles, Riz Ahmed, Ato Essandoh, Scott Shepherd, Bill Camp, Vinzenz Kiefer, Stephen Kunken, Alexander Cooper, Gregg Henry, Neve Gachev.

Nous ne pouvons qu'être déçus par ce nouvel épisode de la franchise avec Jason Bourne. Nous y retrouvons la même chose que les précédents épisodes. Le chef de la CIA corrompu. L'atout indestructible (Vincent Cassel) et qui fait tout pour détruire Jason Bourne et que Jason Bourne achèvera (beau combat violent dans les sous-sols à la fin entre Vincent Cassel et Matt Damon). Nous y retrouvons Julia Stiles, mais malheureusement elle est vite éliminée, alors qu'elle apportait des éléments intéressants dans les épisodes où elle apparaissait. Et bien sûr on retrouve ensuite les scènes d'action donc: poursuites à pied, courses automobiles, qui tout en étant efficaces, sont un peu ennuyeuses. 
Encore une fois parce que nous avons déjà vu ce genre de chose dans les trois épisodes de la franchise et qu'ici il n'y a rien de nouveau. Même si les séquences sont plus lisibles que les deux précédents du même réalisateur. Et bien sûr, il y a Matt Damon, dans son meilleur rôle pour une très bonne interprétation, encore une fois dans cette franchise.
Jason Bourne [DVD + Copie digitale]Ce quatrième de franchise s'intéresse au commencement: comment Jason Bourne s'est enrôlé et quel a été le rôle de son père. Mais  tout ceci est convenu, déjà vu, et ennuyeux il faut le reconnaître.
Les scénaristes et le réalisateur se sont contentés de reconduire ce qui avait déjà été fait peut-être pour faire oublier l'épisode avec Jeremy Renner. Mais il ne suscite que l'ennui et le déjà vu. Il vaut mieux donc pour l'instant rester sur la plutôt bonne impression laissée par la trilogie initiale qui a donné à Matt Damon ses meilleurs rôles.
Côté distribution nous restons sur notre faim. Tommy Lee Jones fait le minimum syndical et manque de substance. Vincent Cassel dans le rôle de l'atout fait son job, là aussi très typé, très fonctionnellement. Seule Alicia Vikander s'en sort et fournit un peu de matière nouvelle.
Par contre, là où le film est peut-être plus intéressant, est dans sa tentative de le ramener à des préoccupations numériques avec le lien vers le réseau social.
C'est donc une impression mitigée, voire à peine passable. Voyons voir s'il y a une suite. Mais il fallait peut-être changer de point de vue ou de metteur en scène. Et peut-être revenir au premier de franchise, à Doug Liman.

vendredi 23 septembre 2016

Seul Sur Mars (2015) de Ridley Scott



Avec Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels, Michael Peña, Sean Bean, Kate Mara, Sebastian Stan.

Seul sur Mars Edition Fnac Blu-ray + DHDLe Ridley Scott des années 2000 est un animal connu et prévisible. Il lui faut deux, trois, voire quatre films avant d'en faire un bon. On a l'impression qu'il tâtonne. Avant Kingdom of Heaven (2005, peut être son chef d’œuvre), il a fallu subir Hannibal (2001, aimable comédie) et Les Associés (2003, film oublié avant d'exister et oublié depuis qu'il existe). Avant Prometheus (2012), il a fallu subir Une Grande Année (2006, encore un film oublié avant d'exister), American Gangster (2007), Mensonges d'Etat (2008) et Robin des Bois (2010). D'ailleurs la constante de ses mauvais films est leur faible hystérésis: aussitôt vus, aussitôt oubliés. En particulier les Russel Crowe. Étonnant. Avant Seul Sur Mars (2015), il a fallu subir Cartel (2013, nanar culte) et Exodus: Gods and Kings (2014, somptueux navet).
Ses films dépendent du scénario, de la distribution. La mise en forme est toujours impeccable et la force de Ridley Scott est dans la création des univers.
Ici c'est plutôt un bon scénario. Et Ridley Scott a eu un challenge à sa portée: recréer un univers complet, un univers à anticiper.
Ce Seul Sur Mars, sur un patron de scénario déjà vu mille fois, est plutôt un bon cru pour Ridley Scott. Le film arrive à être captivant, sans être passionnant. Le film sera un bon film de dimanche après midi pluvieux.
La distribution est solide, sans être inventive (encore Jessica Chastain; les actrices étatsuniennes seraient elles en voie de disparition?). On imagine que le succès de Gravity (2013) a du accélérer la production de celui-ci. Ce fut une bonne idée: le Ridley Scott est bien plus intéressant que l'Alfonso Cuarón. Surement parce que Ridley Scott n'est pas intéressé par les états d'âme de ses personnages et n'a pas d'empathie pour eux.

samedi 14 mai 2016

La vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum, 2007) de Paul Greengrass




Matt Damon, Julia Stiles, Julia Stiles, David Strathairn, Scott Glenn, Paddy Considine, Édgar Ramírez, Albert Finney, Joan Allen, Scott Adkins, Daniel Brühl, Chris Cooper, Joey Ansah, Colin Stinton, Corey Johnson, Tom Gallop.




La Vengeance dans la peau 
La franchise qui a ringardisé la franchise James Bond et neutralisé la franchise Fast & Furious. Montage au cordeau, intrigues multiples et jubilatoires, actions spectaculaires, high-tech mesuré. Pas besoin ici de pouliche siliconée, pas besoin de phallocratie. Ce qui est étonnant est que Jason Bourne se sort de toutes les situations, ce qui est invraisemblable, mais finalement on  y croit, et on adore ça. C'est la force de cette franchise: c'est improbable, c'est invraisemblable, mais c'est réaliste et les personnages autour de Jason Bourne ne sont pas plus grands que nature. La distribution est d'ailleurs judicieuse.
Cette franchise est aussi la meilleure interprétation de Matt Damon: il n'a jamais été aussi bon.
Le clou du film est la séquence dans la gare à Londres, jubilatoire et passionnante.

vendredi 18 décembre 2015

Le talentueux M. Ripley (1999) de Anthony Minghella

Avec Matt Damon, Jude Law, Philip Seymour Hoffman, Gwyneth Paltrow, Cate Blanchett, Jack Davenport, James Rebhorn, Philip Baker Hall.
C'est l'histoire compliquée du jeune Matt Damon qui tue son copain Jude Law dont il est admiratif, voire amoureux, et qui prend son identité. Il part donc dans une vie de mensonge ou la réalité régulièrement le rattrape et l'empêche d'aller où il le souhaite. Vie de luxe et de beaux voyages dans de beaux décors d'Italie. Tout cela est quelque peux artificiel. Nous sommes faiblement intéressés par ce petit monde.
Beaux décors, beaux costumes, magnifique distribution. Finalement nous finissons par avoir de l'empathie avec le pauvre Matt Damon et on souhaite qu'il s'en sorte; mais il se retrouve toujours contrarié et à devoir tuer quelqu'un pour pouvoir avancer dans l'histoire de sa vie. Ce qui est parfait pour une progression dramatique digne de ce nom.

jeudi 5 février 2015

Contagion (2011) de Steven Soderbergh

Avec Marion Cotillard, Matt Damon, Laurence Fishburne, Jude Law, Kate Winslet, Bryan Cranston, Jennifer Ehle, Gwyneth Paltrow

Le navet de haut vol. Cette pléiade d'acteurs confirmés, et stars pour certains, est au service d'un scénario sans continuité (des pans entiers de personnages disparaissent en cours de route et le film ne nous dit pas ce qu'ils deviennent). Ou alors faut-il considérer que le film est très mal monté? Pas de tension, pas de dramaturgie, tout est mou. Un film mou.
Cette histoire ne suscite aucune empathie et l'on se moque de ce qu'il advient ou peut arriver aux personnages. Il fait regretter la bonne série B de Wolfgang Petersen, Alerte ! (Outbreak, 1994) qui passe pour un chef d’œuvre à côté de cet objet flasque.
Par ailleurs le film sombre dans le ridicule à la fin en nous expliquant l'origine du virus (des chauves-souris mangent des bananes qui sont mangées par des cochons qui eux contaminent l'homme).
Le film ressemble à un téléfilm bas de gamme. À moins que ce soit un film expérimental et qu'il faille l'apprécier au troisième degré... Le sujet est plus adapté pour une série télévisée.

vendredi 25 avril 2014

ELYSIUM (2013) DE Neill Blomkamp



Avec: Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley, Alice Braga, Diego Luna, William Fichtner.

Bonne surprise que cet Elysium, après le prometteur District 9. Neill Blomkamp confirme son savoir-faire dans le cadre d'une superproduction étatsunienne. Ici est encore à l'œuvre un sujet intéressant, avec des résonnances contemporaines. Le film est par ailleurs de toute beauté, que ce soit les plans de la terre avec cette mégaville dévastée où règne la pauvreté et le travail à la chaine, et les plans d'Elysium, la station spatiale pour les riches qui vivent dans un monde aseptisé, rempli de verdure, où il n'y a plus de maladie, et qui exploitent les pauvres terriens pour leur profit.
Le sujet n'est pas original et a été traité à de multiples reprises, mais ici la production bénéficie des dernières techniques numériques: sur ce plan le film est une réussite. Et côté direction d'acteur, cela fonctionne aussi très bien: Matt Damon est très bon. Sharlto Copley est encore impressionnant dans un rôle de fou.
Bonne surprise donc que cette dystopie très au dessus de la moyenne de la super production de science-fiction de base (j'inclus les films de super héros comme de la science-fiction).

lundi 17 février 2014

MA VIE AVEC LIBERACE (2013) DE STEVEN SODERBERGH



Avec Michael Douglas, Matt Damon, Dan Aykroyd, Scott Bakula, Rob Lowe.

C'est une histoire pas gaie, tout en étant gay. Casting magnifique où finalement, malgré le numéro de Michael Douglas, c'est Matt Damon qui est plus impressionnant.
L'époque, le lieu (Las Vegas), les costumes, les coiffures, la décoration font de ce film une œuvre qui brille de mille feux.
Le scénario est suffisamment habile pour ne pas révéler ses orientations, mais le spectateur ne doute pas un seul instant que le drame jalonne régulièrement la vie de Liberace et de Scott.
Le film évoque la difficulté de la vie de couple, la filiation, l'adultère, la sexualité, le mensonge, l'homosexualité, la chirurgie esthétique, l'image. Programme assez riche et bonne matière à une fiction contée.
Curieusement, le film ne traite pas la création, l'Art, et ne montre jamais Liberace comme un artiste, plutôt comme un performeur.
Curieux chant du cygne pour Steven Soderbergh qui a annoncé que c'était son dernier film. Qui finit donc en beauté. Et qui quelque part, si l'on boucle la boucle, n'est pas sans rapport avec Sexe Mensonges et Vidéo, son premier film…
Attendons de voir la suite: je ne crois pas un seul instant que cette œuvre est la dernière.