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samedi 9 octobre 2021

Kate (1h46, 2021) de Cedric Nicolas-Troyan

Avec Mary Elizabeth Winstead, Woody Harrelson, Miku Patricia Martineau, Tadanobu Asano, Jun Kunimura, Michiel Huisman, Miyavi.

Variante du film d'action de l'après-John Wick (2014), Kate voit enfin Mary Elizabeth Winstead porter l'ensemble d'un film sur ses épaules. Il était temps. Pour un rôle absolument pas glamour, et très physique.

Elle interprète une tueuse, formée depuis l'adolescence par Woody Harrelson (que le type casting désigne dès sa première apparition comme le méchant du film; aucune surprise) qui se retrouve empoisonnée et cherche à savoir qui l'a fait et pour quoi pendant les quelques heures qui lui reste à vivre. Les scénaristes ont été traumatisés par Nikita (1990, Luc Besson). Et quitte à broder sur les clichés, nous aurions aimé que la fin du film nous révélât que le poison n'était finalement pas mortel.

Car le film est une succession de combats et clichés, sur le, et au Japon, dans des rues étroites ou en intérieurs, très spectaculaires, avec ce personnage de Kate qui meurt à petit feu devant nos yeux. Heureusement, le scénario intègre le personnage Miku Patricia Martineau, ce qui relance l'intrigue et permet de maintenir l'intérêt du spectateur. 

S'il est satisfaisant sur le plan technique, l'histoire trop convenue l'empêche d'être une réussite. À voir pour Mary Elisabeth Winstead.

 Bande-annonce Kate

samedi 3 février 2018

Die Hard 4 - Retour En Enfer ( Live Free or Die Hard, 2006) de Len Wiseman

Die Hard 4 : Retour en enferAvec Bruce Willis, Justin Long, Timothy Olyphant, Maggie Q, Cliff Curtis, Jonathan Sadowski, Andrew Friedman, Kevin Smith, Yorgo Constantine, Cyril Raffaelli, Chris Palermo, Mary Elizabeth Winstead, Sung Kang.
Ce quatrième de franchise permet de retrouver le buddy movie des années 80, relooké à la technologie des années 2000 (internet, ordiphone et  tous leurs bibelots) avec le système de la franchise Die Hard où John McClane participant à un gigantesque escape game doit affronter un certain nombre d'épreuves: dans un gratte-ciel (Piège de Crystal, 1988),  dans un aéroport (58 Minutes Pour Vivre, 1990),  dans une ville (Une Journée En Enfer, 1995), et ici dans le pays (les USA of America) tout entier ou presque.
Le buddy movie est très réussi: très bien écrit et interprété. Les alternances régulières de scènes dialoguées avec les séquences d'action sont bien distillées. Justin Long fournit un contrepoint bienvenu à Bruce Willis. Le méchant est très réussi aussi (Timothy Olyphant est parfait).
Le film contient des séquences de tôles froissées très spectaculaires et pour trois d'entre elles, d'anthologie: l'hélicoptère descendu par une voiture, la voiture dans l'ascenseur et l'avion avec lequel John McClane fait mumuse, toutes dans un esprit de dessins animés exagéré de bon aloi en mélangeant énormité et violence.
L'histoire intègre habilement la fille de John McLane dans l'histoire: Mary Elizabeth Winstead apparait peu, mais est suffisamment marquante.
Au total, une réussite qui honore cette franchise et qui place cette variante de la franchise au même niveau que les McTiernan.

lundi 26 décembre 2016

The Thing (2011) de Matthijs van Heijningen

Avec Mary Elizabeth Winstead, Joel Edgerton, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Ulrich Thomsen, Eric Christian Olsen, Trond Espen Seim, Kristofer Hivju, Paul Braunstein, Kim Bubbs, Jo Adrian Haavind, Carsten Bjornlund, Jorgen Langhelle.
The Thing 
La qualité du film est de construire et d'alimenter tout ce que l'on trouve dans le film de John Carpenter (The Thing, 1982). C'est-à-dire que le film prépare tout ce qu'il faut et explique comment on est arrivé à l'état de la station norvégienne quand les Américains vont la visiter dans le film de John Carpenter.
Ainsi il explique bien toutes les choses qu'il y a en entrée du fil de Carpenter. Par contre, ce film est beaucoup plus explicite sur la représentation du monstre et ceci probablement grâce à l'utilisation des effets numériques qui permettent de le décrire plus facilement. C'est d'ailleurs intéressant decomparer cette créature numérique, quelque part beaucoup moins impressionnante que les créatures et les effets de Rob Bottin dans le film de John Carpenter qui étaient faits devant la caméra.
Le film n'est par contre pas du tout intéressant sur sa distribution qui est archétypique: le casting type marche à fond et nous savons dès leur première apparition tous les personnages qui vont disparaître.
Le film n'est pas réussi non plus avec son utilisation de personnages américains, au nombre de trois,  personnages inexistants dans le film de 1982. Quant à Mary Elizabeth Winstead, elle à l'air d'y croire.
Au total, le film ne brille pas par sa mise en scène, mais survit grâce à sa filiation avec le film de 1982.