Affichage des articles dont le libellé est Lyle Vincent. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lyle Vincent. Afficher tous les articles

samedi 15 février 2025

Carry-On (1h59, 2024) de Jaume Collet-Serra

Avec Taron Egerton, Jason Bateman, Sofia Carson, Danielle Deadwyler,  Theo Rossi, Tonatiuh, Logan Marshall-Green, Dean Norris, Sinqua Walls.

Un film à argumentaire flash : et si un terroriste faisait pression sur un agent de sécurité d'un aéroport pour laisser embarquer une bombe à bord d'un avion. Nous ne divulgâchons rien ici. C'est l'argument de départ. Prenons ensuite un acteur confirmé et pas trop typé, Jason Bateman, qui peut jouer les gentils, les méchants, les intelligents, les débiles. Ici il faut cocher méchant et intelligent. Et prenons un jeune acteur physique (il court beaucoup), Taron Egerton, qui va porter ce fardeau (pendant deux heures de durée du film). Taron Egerton incarne le personnage avec convictions et arrive à créer de l'empathie.

Un thriller de routine donc, avec un argument simple : ces terroristes faisant pression sur cet agent de sécurité vont-ils arriver à faire passer cette valise au contenu qui ne devrait pas passer. Avec cet argument Jaume Collet-Serra et T.J.Fixman produisent deux heures où notre agent de sécurité va passer par de multiples montées de stress, de suspenses activés par tous ce qui imaginables (collègues, chefs, femme, police) : les deux heures sont un peu excessives, mais les différentes composantes dramatiques possibles sont travaillées. Jaume Collet-Serra a du métier dans la technique des films d'actions ou suspenses (plusieurs Liam Neeson pas déshonorants, plusieurs Dwayne Johnson que nous ne connaissons pas).

Le gros problème est que le film ne désigne pas ses terroristes, ne voulant probablement pas froisser quelqu'un. Sont-ce des membres d'un groupuscule d'extrême droite ? Sont-ce des écologistes extrémistes ? Sont-ce des antispécistes extrémistes ? Sont-ce des musulmans ou catholiques ou bouddhistes intégristes ? Le film écarte cet aspect-là et c'est bien regrettable (et typique d'un film dont l'argument est la cinétique sans substance) : cela rend le personnage du méchant extrêmement artificiel et mécanique, et donc sans grand intérêt. Même si Jason Bateman semble se délecter de son personnage.

Bande-annonce Carry-On

dimanche 12 juin 2022

Pur-Sang (Thoroughbreds, 1h32, 2017) de Cory Finley

Avec Olivia Cooke, Anya Taylor-Joy, Anton Yelchin, Paul Sparks, Francie Swift, Kaili Vernoff, Svetlana Orlova, Alyssa Fishenden.

Superbe film qui sur un scénario déjà vu plusieurs fois produit un ensemble passionnant. En tout cas où nous ne devinons jamais ce qui va arriver par la suite. Nos deux personnages féminins sont intrigants, c'est tout le sel du film: l'intrigue sur ce qu'elles vont faire du beau père horrible de l'une d'elles n'est qu'un prétexte. Olivia Cooke et Anya Taylor-Joy sont passionnantes. Les interactions de leurs deux personnages donnent toute la valeur au film et à l'histoire et ce qu'elles font n'a pas beaucoup d'importance. Elles sont préoccupées par le beau-père de Anya Taylor-Joy qui est horrible avec elle, élément nécessaire à leurs interactions.

La musique du film extrêmement travaillé à base de percussion est une réussite et démultiplie la tension avec alacrité. Le film est un exercice de style brillant, à la fois sur le plan de l'interprétation et de la direction d'acteur, du scénario et de la progression dramatique. Les deux actrices sont formidables. Leurs personnages restent mystérieux, de manière très différente l'une de l'autre. L'évolution de l'histoire, très simple, captive le spectateur en dosant les mini surprises pour arriver à une conclusion inimaginable au début du film, mais totalement cohérente.

Ce film est une très belle réussite et une bonne surprise.

https://fr.web.img5.acsta.net/c_310_420/pictures/18/06/21/10/48/4612610.jpg

samedi 9 octobre 2021

Kate (1h46, 2021) de Cedric Nicolas-Troyan

Avec Mary Elizabeth Winstead, Woody Harrelson, Miku Patricia Martineau, Tadanobu Asano, Jun Kunimura, Michiel Huisman, Miyavi.

Variante du film d'action de l'après-John Wick (2014), Kate voit enfin Mary Elizabeth Winstead porter l'ensemble d'un film sur ses épaules. Il était temps. Pour un rôle absolument pas glamour, et très physique.

Elle interprète une tueuse, formée depuis l'adolescence par Woody Harrelson (que le type casting désigne dès sa première apparition comme le méchant du film; aucune surprise) qui se retrouve empoisonnée et cherche à savoir qui l'a fait et pour quoi pendant les quelques heures qui lui reste à vivre. Les scénaristes ont été traumatisés par Nikita (1990, Luc Besson). Et quitte à broder sur les clichés, nous aurions aimé que la fin du film nous révélât que le poison n'était finalement pas mortel.

Car le film est une succession de combats et clichés, sur le, et au Japon, dans des rues étroites ou en intérieurs, très spectaculaires, avec ce personnage de Kate qui meurt à petit feu devant nos yeux. Heureusement, le scénario intègre le personnage Miku Patricia Martineau, ce qui relance l'intrigue et permet de maintenir l'intérêt du spectateur. 

S'il est satisfaisant sur le plan technique, l'histoire trop convenue l'empêche d'être une réussite. À voir pour Mary Elisabeth Winstead.

 Bande-annonce Kate