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samedi 9 octobre 2021

Le Dernier Mercenaire (1h50, 2021) de David Charhon

Avec Jean-Claude Van Damme, Alban Ivanov, Samir Decazza, Assa Sylla, Eric Judor, Patrick Timsit, Miou-Miou, Valérie Kaprisky, Michel Crémadès, Djimo, Nassim Lyes.

Jean-Claude Van Damme vient tourner en France l'histoire d'un agent secret français, lui, qui a un fils qui est en danger (prétexte dont nous nous moquons) et qui va donc reprendre le travail pour l'aider. Le fils ne sachant pas qu'il est son père.

Humour, poursuites, actions sont les ingrédients de ce produit sympathique, pas inoubliable, mais heureusement sans complexe. Jean-Claude Van Damme est à l'aise dans ce personnage de chien battu. Sa mythologie d'acteur fatigué à la recherche d'un second souffle rejoint son personnage de la diégèse. Il est entouré d'une brochette d'acteurs qui conduisent à rendre l'ensemble regardable jusqu'au bout. Il en ressort une séquence de poursuite en voiture spectaculaire; de multiples scènes où Jean-Claude Van Damme se déguise avec perruques, postiches et autres accessoires; des séquences d'actions plutôt courtes et sèches, et des séquences d'humour avec de bons dialogues.

Côté distribution, les rôles secondaires amènent de bons contrepoints: Alban Ivanov, Eric Judor ou Patrick Timsit en tête, s'amusent bien. Ainsi que les jeunes, avec Samir Decazza et Assa Sylla, qui amènent une fraîcheur et un contrepoint dynamique au personnage de Jean-Claude Van Damme.

À quand la suite?

Le Dernier Mercenaire


lundi 13 avril 2020

Hors-Normes (2019) de Olivier Nakache et Eric Toledano

Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent, Bryan Mialoundama, Alban Ivanov, Benjamin Lesieur, Marco Locatelli, Catherine Mouchet.


Bande-annonce Hors NormesBelle réussite pour nos deux réalisateurs qui produisent un film sans défaut, équilibré, où les dimensions dramatiques, humoristiques, sociales, sociétales, religieuses, documentaires, sont brassées pour une  dramaturgie riche et variée, sans faux-pas. Les réalisateurs d'Intouchables (2011) évitent les pièges d'un tel sujet. Beau film donc.
Beau film où ses deux acteurs stars, impeccables, s'effacent derrière leurs personnages, et s'effacent derrière les malades dont ils s'occupent, qui font le "show", du côté du drame, et du côté de l'humour. Malades qui sont tous atteints d'autismes, sous des formes différentes, mais graves, dont personne se semble vouloir (c'est la thèse du film): hôpitaux, institution spécialisée ou parents (quand ils existent).
Là où le scénario est bien vu, c'est dans la non-caractérisation du personnage de Vincent Cassel, dont la vie est dédiée aux autres, mais dont les scénaristes ne nous donnent aucune explication. Bonne idée. Personnage un peu équilibré par celui de Reda Kateb, qui semble avoir plus les pieds sur terre.
Après un Sens De La Fête (2017) sans substance et peu mémorable, voici donc une belle réussite.