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dimanche 12 novembre 2023

Dark Murders (Dark Crimes, 1h32, 2016) de Alexandros Avranas

Avec Jim Carrey, Marton Csokas, Charlotte Gainsbourg, Kati Outinen, Vlad Ivanov, Robert Wieckiewicz, Agata Kulesza, Piotr Glowacki,  Julia Gdula, Zbigniew Zamachowski.

Voici un film policier, déjà vu de multiples fois, qui se distingue néanmoins par différentes caractéristiques.  La première est Jim Carrey, dans le rôle d'un policier polonais, mutique (il n'a quasiment pas de ligne de dialogues), qui pour se racheter (il  a été dégradé,  mais nous ne savons pas pourquoi et nous ne le saurons pas) rouvre une enquête. L'autre caractéristique est la présence du méchant putatif, Marton Csokas, dans un rôle de fou, écrivain, qui livre une belle performance de détraqué.  Il y a aussi Charlotte Gainsbourg dans le rôle de la femme fatale, qui écarte facilement les cuisses. Enfin il y a les décors de Cracovie, sa banlieue, ses immeubles, ses caves, ternes, tristes, déprimants. À noter aussi les scénaristes, solides et expérimentés.

Le film possède un climat, construit à partir des décors justement (les lieux sont souvent vides, y compris les appartements et maisons c'est à dire sans décoration),  de la musique,  un peu pesante par moment, et du scénario rempli de détours, même si nous subodorons les révélations de la fin, mais pas le dernier plan du film.
La relation entre Jim Carrey et Charlotte Gainsbourg est moyennement crédible. Nous ne croyons pas aux scènes de sexe des différents personnages. Le film n'est pas exempt de défauts (histoire déjà faite de multiples fois, des éléments peux crédibles), mais recèle une identité,  une singularité,  voire un style cohérent.

Dark Murders

dimanche 13 septembre 2020

Les Siffleurs (La Gomera, 2020) de Corneliu Porumboiu

Avec  Vlad Ivanov, Catrinel Marlon, Rodica Lazar, Agustí Villaronga, Sabin Tambrea, István Téglás, Cristóbal Pinto, Antonio Buíl, George Pistereanu, Julieta Szönyi.

Bande-annonce Les SiffleursFilm policier au ton particulier, sous la forme d'un exercice de style, peut-être un peu trop intellectuel, mais qui est cohérent lorsque nous arrivons à la fin de la narration. Le film refuse toute limpidité et progresse par petits retours en arrière, par petits retours en avant, pour nous conter à sa manière très particulière, une histoire d'amour, que nous devinons uniquement à la fin ou en tout cas pas tout de suite.
Il y a un magot que des mafieux cherchent. Il y a des policiers, au double jeu, infiltrés ou pas infiltrés. Il y a  de beaux décors naturels (nous ne pouvons pas dire qu'il s'agit d'un polar). L'histoire mélange trahison, corruption, espionnage, histoire d'amour, doubles jeux.
Le film utilise un langage sifflé ancestral , d'où les siffleurs du titre, mais nous percevons que ce n'est qu'un truc parmi tant d'autres (un système de codage), et que la nature de ce langage ne contribue pas suffisamment à la dramaturgie.
Le film est une curiosité certaine, qui s'il n'emballe pas - pour cela il faudrait que le spectateur ait de l'empathie pour au moins un personnage - n'en reste pas moins un film très recommandable pour qui aime reconstruire les pièces d'un puzzle pendant le visionnage, mais avec un puzzle qui change de manière régulière, et avec une certaine limpidité à la fin.