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lundi 1 novembre 2021

Chasse A L'Homme (Hard Target, 1h37, 1993) de John Woo

Avec Jean-Claude Van Damme, Lance Henriksen, Arnold Vosloo, Yancy Butler, Chuck Pfarrer, Robert Apisa, Kasi Lemmons, Sven-Ole Thorsen.

Cette série B a le mérite de montrer des décors et des personnes nécessiteuses, qui sont exploités par des riches déviants (Lance Heriksen et Arnold Vosloo). Exploités à travers le fait qu'ils sont le gibier de gens fortunés qui sont chasseurs et qui doivent les tuer sinon le gibier gagne une grosse somme d'argent. Les érudits reconnaitront Les Chasses du Comte Zaroff (1932, Irving Pichel et Ernest B. Schoedsack) soit le jeu le plus dangereux.

Via une succession d'éléments qui nous importent peu, Jean-Claude Van Damme (très bon) se retrouve être le gibier. Erreur fatale bien sûr. Le film est constitué de deux parties: la caractérisation des personnages, la présentation du concept, puis une deuxième partie où Jean-Claude Van Damme est le gibier pour culminer avec des séquences d'actions.

Le film est violent, spectaculaire, et va à l'essentiel, même si John Woo essaie de donner un peu de substance à ses personnages avec un arrière-plan pour chacun d'eux.

La grande qualité du film est l'exploitation et l'utilisation des décors: la ville (La Nouvelle-Orléans), les paysages de la Louisiane, l'usine et les chars de carnaval à la fin.

Chasse à l'homme

lundi 19 novembre 2012

Les 3 royaumes (2009) de John Woo

Avec Tony Chiu-Wai Leung, Takeshi Kaneshiro, Fengyi Zhang, Chen Chang, Wei Zhao, Jun Hu, Shidô Nakamura, Chi-Ling Lin, Yong You, Yong Hou, Dawei Tong.


John Woo a bénéficié de moyens faramineux pour tourner ce film en Chine à la gloire de la Chine. Où des seigneurs s'affrontent pour la conquête du pouvoir.
C'est la version européenne du film, c'est-à-dire beaucoup plus courte. Heureusement car le film est plutôt bien équilibré entre parlottes et batailles.
Le plus intéressant est le méchant (Zhang Fengyi), qui a les meilleures scènes.
De beaux décors, une utilisation des effets numériques, plutôt discrète même si spectaculaire (beaucoup de plans d'ensemble grandioses parsèment le film).
Par contre Woo confirme encore une fois son incapacité à peindre un personnage féminin: la femme de Tony Leung est ridicule et fait ce qu'elle peut avec son personnage; Woo ne sait vraiment pas créer un personnage féminin crédible et sans cliché; c'est la partie un peu pénible du film.
Sinon un film passionnant de bout en bout.