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vendredi 27 décembre 2024

Messagères De Guerre (The Six Triple Eight, 2h07, 2024) de Tyle Perry

Avec Kerry Washington, Ebony Obsidian, Milauna Jackson, Kylie Jefferson, Shanice Shantay, Sarah Jeffery, Pepi Sonuga, Moriah Brown, Jeanté Godlock, Dean Norris, Sam Waterston.

Dans le genre du film sur la Seconde guerre mondiale, donnez-moi l'histoire des femmes noires qui se sont engagées et qui sont traitées de manière abjecte par les blancs dominants racistes et phallocrates.

Il est dur de dire du mal de ce film. Et en l'occurrence il n'est pas nécessaire de le faire. Cette histoire de trieuses du courrier de l'armée étatsunienne pendant la guerre est inspirée d'une histoire vraie. Un bataillon de femmes noires, très peux considéré du fait de leur genre (femme) et de leur couleur de peau (noire), bien que membres de l'armée, il leur est confié la tâche de trier et faire acheminer le courrier aux militaires sur leur théâtre d'opérations. Chose impossible à faire. Et grâce à la misogynie et au racisme, il va leur être demandé de le faire, en espérant qu'elles n'y arriveront pas.

Une de thématique qu'aborde le film est la complexité de la logistique du courrier  qui doit arriver vers chaque soldat, qui sont par définition sur des théatres d'opération qui bougent : comment faire suivre le courrier postal ?

Bonne histoire où l'on aime détester les racistes et misogynes. Mise en image réussie, et tous les éléments de forme sont au top du technique. La distribution est réussie, avec Kerry Washington possédée par son personnage. Le canevas dramatique est prévisible, mais nous suivons les aventures de ces soldates.

Bande-annonce Messagères de guerre

dimanche 8 août 2021

N'Oublie Jamais (The Notebook, 2h03, 2004) de Nick Cassavetes

Avec Ryan Gosling, Rachel McAdams, James Garner, Gena Rowlands, Sam Shepard, Joan Allen.

Ils s'aiment (Ryan Gosling, Rachel McAdams), mais sont de milieux sociaux différents. Ils s'éloignent, il l'attend, elle va se marier. C'est un patron de scénario utilisé des dizaines de fois. Ici, à la fin ils sont dans la même maison de retraite: le film est un retour en arrière où nous ne comprenons pas qui sont les personnes âgées du début, dont une est atteinte de pertes de mémoire (James Garner et Gena Rowlands). Avec des variations qui nourrissent le drame:  la maman de Rachel McAdams, méchante (Joan Allen), qui lui cache les lettres d'amour de Ryan Gosling lorsqu'elle parti faire ses études et la laissé dans son usine; puis nous comprenons que Joan Allen a eu une histoire similaire...

Que retenir? Ryan Gosling fait huître, mais à l'air d'y croire ; Rachel McAdams, son personnage, est insupportable, car elle ne sait pas ce qu'elle veut; la reconstitution historique est de qualité (c'est le minimum); les différences de classe dans cette Amérique profonde sont bien pointées.

Curieusement, le film fait daté, vieux. L'histoire se déroule dans les années trente. Mais il n'est pas post-moderne et raconte une histoire à l'ancienne, avec les clichés qui vont bien et enfilés comme des perles, que plus personne n'ose, mais que Nick Cassavetes a osés en 2004. Ce n'est pas déshonorant, mais ce n'est plus possible dans cette décennie.

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