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dimanche 23 août 2026

The Insider (Black Bag, 1h33, 2025) de Steven Soderbergh

Avec Cate Blanchett, Michael Fassbender, Marisa Abela, Tom Burke, Naomie Harris, Regé-Jean Page, Pierce Brosnan, Gustaf Skarsgård, Kae Alexander, Ambika Mod.

Steven Soderbergh nous rappelle à chaque fois son savoir-faire et la grande qualité de son travail.  Ici supporté par un scénario de très grande qualité de David Koepp. Il est aussi servi ici par des acteurs formidables, en particulier Kate Blanchette et Michael Fassbender. Michael Fassbender, que nous n'avions pas vu aussi bon depuis longtemps.

Il s'agit d'un thriller d'espionnage, où des espions cherchent qui est le double espion dans leur équipe d'espions. Pour faire simple, car l'intrigue est particulièrement sophistiquée et ce résumé ne rend pas honneur au scénario de David Koepp.

Comme d'habitude, Steven Soderbergh assure la photographie et le montage. Et cet ensemble fonctionne parfaitement. Il y a une parfaite maîtrise de toutes les composantes avec un très bon scénario et des acteurs au top de leurs performances. On est rarement déçu par Steven Soderbergh. Le film ne va pas renverser la table. Mais cela est un vrai travail d'artisan doué, qui fait plaisir à visionner.

poster du film Bande-annonce The Insider 

dimanche 6 février 2022

Don't Look Up: Déni cosmique (2h18, 2021) de Adam McKay

Avec Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett, Rob Morgan, Jonah Hill, Mark Rylance, Tyler Perry, Timothée Chalamet, Ron Perlman, Ariana Grande, Kid Cudi, Himesh Patel, Melanie Lynskey, Michael Chiklis, Tomer Sisley, Paul Guilfoyle.

Le nouveau film d'Adam McKay est brillant sur la forme. Mais n'est pas une réussite. Tout simplement, car ce qu'il montre est réaliste et pas du tout délirant. Le film manque cruellement d'excès, le film manque d'élément subversif: il n'y en a aucun. Les scénaristes se sont restreints (est-ce une auto censure ou des directives de Netflix?). La satire fonctionne, mais elle ne parait pas excessive, mais réaliste et présente un mode de raisonnement et de fonctionnement très standard, que ce soit pour le président des USA, les médias dominants, les réseaux sociaux ou la contre-culture: ils sont tous anesthésiés par leur préoccupation pécuniaire ou d'audimat.

Ce qui n'en fait pas un film tragique, mais un film catastrophe, très standard, avec de vraies qualités de direction d'acteur. Et avec toutes les qualités techniques que l'on peut attendre d'un film A et d'une utilisation réaliste du CGI porn. Dont la distribution et l'interprétation. Adam McKay gère bien ses multiples personnages secondaires. Les acteurs sont bons, en haut du panier il y a Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio. Les parties les plus réussies sont celles qui concernent les médias, avec une Cate Blanchett qui jubile dans son personnage de star du talk-show.

La scène du repas à la fin est subtile et bien écrite. Et fait basculer le film dans le tragique et l'horreur, sans ironie. Mais rattrapé ensuite par la séquence (ou est-ce avant celle-ci) avec le PDG psychopathe (Mark Rylance, parfait et terrifiant) et ses acolytes qui atterrissent sur une planète et se font manger par des bestioles locales.

Bande-annonce Don’t Look Up: Déni cosmique

mercredi 11 novembre 2020

Robin des bois (2010, 2h20) de Ridley Scott

Avec Russell Crowe, Cate Blanchett,  Max von Sydow, William Hurt, Mark Strong, Oscar Isaac, Danny Huston, Eileen Atkins, Mark Addy, Matthew Macfadyen, Kevin Durand, Scott Grimes, Alan Doyle, Douglas Hodge, Léa Seydoux.

Ce Robin des Bois reste une déception. Principalement parce qu'il n'a aucun rapport avec le Robin des Bois que nous connaissons (pour les personnes âgées comme nous). Et qui dans notre mémoire évoque de la dynamique, de la légèreté, de l'humour, quelqu'un qui pille les riches pour donner aux pauvres (le patron étant Les Aventures de Robin des Bois - 1938 - de Michael Curtiz et William Keighley, puis refait à de multiples reprises). Il n'y a rien de tout cela ici.

Le film finit ici sur la genèse du Robin des Bois que nous connaissons, et encore cela est très rapide et arrive de manière abrupte. Le film prépare la petite équipe qui soutiendra Robin des Bois et ses différents personnages. Peut-être ce film a-t-il été conçu comme un prélude à une franchise... Ce qui peut paraître ridicule au milieu des franchises Star Wars et Marvel/DC-Comics.

Néanmoins, Ridley Scott a voulu faire un film historique sur cette période du moyen âge entre l'Angleterre et la France. Film historique, comme il aime en faire (1492: Christophe Colomb  - 1992 -, Exodus: Gods and Kings - 2014 -, Gladiator - 2000 -), mais aussi comme il sait les réussir avec brio (Kingdom of Heaven -  2005 -, Duellistes - 1977 -).

Le film n'est pas ennuyeux, mais au total nous restons sur notre faim. Il n'y a pas d'humour. Ce n'est pas gai. Le film est très terne et pas très joyeux. La narration prend son temps (scénario de Brian Helgeland), l'histoire progresse et nous la suivons avec intérêt, mais sans être passionnante car très prévisible. Mais clairement le film aurait dû porter un autre nom.

En complément, la distribution est parfaite. Les horreurs de la période sont sympathiques, notamment dans le réalisme des armes, us et coutumes, costumes, protocoles entre dominants et dominé. Russell Crowe n'est pas très loin de son personnage de Gladiator (2010). Un peu mystérieux, nous ne comprenons pas toujours les décisions qu'il prend. Mais la distribution autour est parfaite.

Robin des Bois Poster

mercredi 12 septembre 2018

Thor: Ragnarok (2017) de Taika Waititi

Avec Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Cate Blanchett, Idris Elba, Jeff Goldblum, Tessa Thompson, Karl Urban, Mark Ruffalo, Anthony Hopkins, Benedic Cumberbatch, Ray Stevenson, Zachary Levi, Tadanobu Asano, Taika Waitiki, Rachel House, Jasper Bagg, Rob Mayes.

Thor : Ragnarok Blu-ray
Les dessins animés Marvel sont produits comme des petits pains et sortent à grande vitesse. Ici le personnage principal est ce crétin de Thor qui est embarqué dans une histoire dont nous ne comprenons rien et en plus qui ne nous intéresse même pas. Le dessin animé est plutôt réussi avec un décalque quasi identique des vignettes de bande dessinée dont il est issu. Ce qui donne un graphisme de bande dessinée au service d'un film d'action, rehaussé ou abaissé par des éléments d'humour, mais qui quelque part rend tout ceci un peu plus léger bien que sans aucun enjeu dramatique. Nous nous demandons juste quand le public aura assez de ce genre de film vide de sens et sans aucun enjeu dramatique si ce n'est présenter des séquences d'action plus ou moins organisées selon le même schéma et probablement les même sur tous les films de Marvel?

vendredi 18 décembre 2015

Le talentueux M. Ripley (1999) de Anthony Minghella

Avec Matt Damon, Jude Law, Philip Seymour Hoffman, Gwyneth Paltrow, Cate Blanchett, Jack Davenport, James Rebhorn, Philip Baker Hall.
C'est l'histoire compliquée du jeune Matt Damon qui tue son copain Jude Law dont il est admiratif, voire amoureux, et qui prend son identité. Il part donc dans une vie de mensonge ou la réalité régulièrement le rattrape et l'empêche d'aller où il le souhaite. Vie de luxe et de beaux voyages dans de beaux décors d'Italie. Tout cela est quelque peux artificiel. Nous sommes faiblement intéressés par ce petit monde.
Beaux décors, beaux costumes, magnifique distribution. Finalement nous finissons par avoir de l'empathie avec le pauvre Matt Damon et on souhaite qu'il s'en sorte; mais il se retrouve toujours contrarié et à devoir tuer quelqu'un pour pouvoir avancer dans l'histoire de sa vie. Ce qui est parfait pour une progression dramatique digne de ce nom.

samedi 1 février 2014

BLUE JASMINE (2013) DE WOODY ALLEN



Avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Sally Hawkins, Bobby Cannavale, Andrew Dice Clay.

C'est l'histoire d'une étatsunienne millionnaire qui se retrouve sans le sou (son mari en prison et suicidé pour fraudes fiscales).
Le film évite l'endormissement par son montage alterné entre les scènes actuelles (la chute) et les scènes avant (quand elle avait de l'argent).
Cate Blanchett est insupportable (interprétation) et antipathique (personnage). Il est dur d'avoir de l'empathie pour ce personnage qui descend aux enfers (la pauvre!). Curieux que ces choix de Woody Allen; car on imagine mal que tout ceci n'est pas une volonté de l'auteur. On a même envie de se poser la question: mais qui peut être intéressé par cette histoire?
On se moque de ce qui arrive à ce personnage principal; et heureusement que les retours en arrière réveillent le spectateur en proie à une torpeur devant tant de lourdeur.
Une question: Judd Apatow arriverait-il à faire ce que Woody Allen n'arrive plus à faire?