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mardi 22 décembre 2020

L'Homme Du Kentucky (The Kentuckian, 1955, 1h44) de Burt Lancaster

Avec Burt Lancaster, Dianne Foster, Diana Lynn, Walter Matthau, Donald MacDonald, John McIntire, Una Merkel, John Carradine, John Litel, Rhys Williams.

Premier film réalisé par l'acteur Burt Lancaster.  Et il ne persista pas beaucoup dans cette activité, tant mieux. Le film ressemble à une production Disney. Beaucoup de niaiseries. Les plans sont trop longs. Le montage est balourd: les transitions sont lourdes, et nous souhaitons souvent des coupures plus tôt. La direction d'acteur est pachydermique: le petit garçon est insupportable avec sa tête de rat: très mal dirigé, et très mal coiffé; Walter Matthau, dont c'est le premier film, s'en sort plutôt bien; John McIntire et John Carradine sont en roue libre.

Le film de plus s'extasie, normal, car c'est un de ses sujets, sur des plans de forêts, de nature, de cascades, de rivières, d'arbres, sur de bruits des oiseaux (film écologique avant l'heure). Ce qui ne rend pas le film dynamique. Mais c'est un des axes de la dramaturgie: le fils de Burt Lancaster (l'enfant rat) souhaite vivre à la nature, mais son papa, Burt Lancaster, est tenté par la vie citadine, et par deux femmes qui le font hésiter.

Autre élément qui pénalise le film, le personnage du père justement,  interprété par Burt Lancaster lui-même: il est naïf, pas très malin, fait des choix peu heureux. Il est victime des évènements et toujours suiveur. Il ne sait pas prendre de décision, il est tiraillé entre deux femmes (Dianne Foster est plus notable dans Le Souffle De La Violence, 1955, de Rudolph Maté, qu'ici).

Par contre l'acteur Burt Lancaster possède toujours ses yeux bleus et ses dents blanches: la photo de chaque plan le rappelant en permanence avec  insistance. Mais ici pas d'ironie liée à la nature de son personnage comme le Joe Erin de Vera Cruz (1954) de Robert Aldrich (Ernest Laszlo a photographié les deux films).
En somme le film peut être vu comme une curiosité historique avec son message écologique. Pour le reste, il est plutôt pénible. Sauf si l'on est un fanatique extrême de Burt Lancaster.

La musique de Bernard Hermann est excessivement sirupeuse et alignée sur les manques de subtilité évoqués.

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vendredi 16 août 2019

Le Souffle De La Violence (The Violent Men, 1955) de Rudolf Maté

Bande-annonce Le Souffle de la violence - Édition SpécialeAvec Glenn Ford, Barbara Stanwyck, Edward G. Robinson, Dianne Foster, Brian Keith, May Wynn, Warner Anderson, Basil Ruysdael, Lita Milan, Richard Jaeckel.


Un western à la fois riche (Harry Kleiner au scénario) et rapide, sans trop de mousse dramatique (96 minutes). Le canevas est standard: un grand propriétaire (un cattle baron, Edward G. Robinson en infirme qui fait trop confiance à sa femme) veut posséder toute la vallée pour ses bêtes. Il est prêt à tout, avec l'aide de son frère (Brian Keith, grimé en brun avec moustache mexicaine), allant jusqu'à incendier les maisons et tuer ceux qui ne veulent pas lui vendre. Le héros, Glenn Ford (impeccable dans son interprétation rentrée qui fait passer des émotions avec des expressions minimales), s'en moque tant qu'il n'est pas concerné directement, et en plus il finira par travailler pour le grand propriétaire: héros qui ne le devient que mis au pied du mur et uniquement parce qu'il se trouve concerné.
https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/469-le-souffle-de-la-violence.htmlÀ la manette il y a la femme du grand propriétaire, Barbara Stanwyck, parfaite en égoïste menteuse prête à tout pour posséder tous les terrains et manipulant adroitement son mari et son frère (qui est aussi son amant): le Mal incarné. La chérie de Glenn Ford n'est pas en reste en femme égoïste et manipulatrice, mais Glenn Ford fini pas la plaquer pour la fille du grand propriétaire (Dianne Foster, le seul personne constant et... contre la violence).
Tout ceci est mené tambour bâtant avec meurtres dans le dos (Richard Jaeckel dans le rôle du tueur), incendies, embuscades, un enchainement de violences et de meurtres réguliers.
Beaucoup de décors extérieurs requis pour les déplacements entre les différents lieux.
Pour les scènes d'intérieur en studio chez le cattle baron ou chez Glenn Ford, d'affreuses toiles peintes pour figurer l'extérieur à travers les fenêtres font un peu tache.
Au total le film porte bien le titre français, ainsi que le titre original étendu: the violent women and men.