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mercredi 12 mai 2021

Payback (1999, 1h40) de Brian Helgeland

Avec Mel Gibson, Gregg Henry, Maria Bello, David Paymer, Bill Duke, Deborah Kara Unger, John Glover, William Devane, Lucy Liu, Kris Kristofferson, Jack Conley.

Un chef-d’œuvre instantané de polar Noir, d'ailleurs très bleu (photographie), avec deux femmes fatales, avec une musique de polar urbain des années soixante-dix, avec de l'humour et de la violence. La progression de l'histoire est jubilatoire, car personne ne comprend que Porter, Mel Gibson, fait tout cela pour 70000 dollars: affronter le syndicat du crime jusqu'à ses dirigeants les plus élevés dans la hiérarchie.

Les ingrédients sont divers et standards dans le genre: la fatalité, les trahisons multiples, le flashback du casse, la voix off de Mel Gibson qui fait merveille, la femme fatale (Maria Bello), les hommes faibles. Cet ensemble est augmenté avec une violence graphique nécessaire à l'univers décrit. Le bréviaire est parfait. Le suspense va crescendo avec régulièrement une nouvelle partie prenante qui veut voler son argent à Porter: le collègue qui le trahit (Greg Henry dans un numéro de pervers d'anthologie), le dealer, les deux flics, les trois niveaux de chefs des mafieux: William Devane, Kris Kristofferson, James Coburn.

La superbe photographie, toute en contrastes et en tons bleus produit des textures charnues, épaisses. La direction d'acteur est phénoménale. La musique fleure bon le polar urbain des années soixante-dix.

Un bijou dans son genre.

Payback Poster

jeudi 4 juin 2020

Prisoners (2013) de Denis Villeneuve

Avec Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal, Viola Davis, Maria Bello, Terrence Howard, Melissa Leo, Paul Dano, Dylan Minnette.

Bande-annonce Prisoners
Film policier à la campagne étatsunienne (Pennsylvanie) avec les petites gens de l'Amérique profonde comme l'on-dit. Deux petites filles sont enlevées. Le père de l'une d'elles, Hugh Jackman, en mode adepte de la fin du monde (il est prêt pour la fin du monde avec dans sa cave tout ce qu'il faut pour se défendre et survivre) fait son enquête et devient un tortionnaire pour retrouver sa fille, car il trouve que la police ne fait pas son boulot. La police justement, en la personne de Jake Gyllenhaal, mène son enquête, à son rythme, ses procédures. Les deux arcs dramatiques finiront pas se rejoindre pour un dénouement que nous ne devinons pas de suite (le coupable est forcément dans les personnages que nous avons déjà vus avant dans le récit, norme que peu de scénarios violent).
La grande qualité du film est son climat automnal, déprimant, pluvieux, terne, de cet état et cette histoire de petites gens, avec son rythme particulier. Pas de high-tech, pas de police scientifique. Mais une progression avec de fausses pistes. Avec un mystère et une histoire que le scénario finira par résoudre. À ce titre, le film est prenant.
Nous pouvons regretter une mise en retrait des personnages féminins au cours du film. L'histoire se concentrant sur Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal.



samedi 4 avril 2020

Assaut Sur Le Central 13 (2005) de Jean-François Richet

Avec Ethan Hawke, Laurence Fishburne, Gabriel Byrne, Maria Bello, Drea de Matteo,  John Leguizamo, Brian Dennehy, Kim Coates.

Bande-annonce Assaut sur le central 13Cette refabrication du film de John Carpenter (Assault, 1976) reprend un certain nombre de choses, et ajoute des variantes.
Le décor est l'hiver et le commissariat est sous la neige. Ceux qui attaquent sont des flics ripoux et non pas des voyous. Le héros est blanc et le prisonnier le plus intelligent et charismatique, ici Laurence Fishburne, donc afroétatsunien.
D'une manière générale le film brasse et mélange plus de personnages, supportés par une belle distribution.
Les différents détenus sont dans cette version un peu plus présents et fournissent de par leurs attitudes et leurs bêtises un lot d'arcs dramatiques.
Le canevas principal est maintenu et permet de réaliser un bon film à suspense, avec une progression régulière, mais dont la libération émotionnelle est tout de même un peu faible, moins tendue, avec une sortie à l'extérieur des personnages principaux vers une forêt, dont nous sommes par exemple moins convaincus: ce final sous la neige qui dé-confine les protagonistes apparait forcée et neutralise la fin du film. Cette dernière scène a-t-elle était ajoutée après le tournage du film? Elle ne cadre pas avec le rythme du film que nous venons de visionner.