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dimanche 29 août 2021

Massacre A La Tronçonneuse (The Texas Chainsaw Massacre, 1h38, 2003) de Marcus Nispel

Avec Jessica Biel, Jonathan Tucker, Erica Leerhsen, Mike Vogel, Eric Balfour, Andrew Bryniarski, R. Lee Ermey, David Dorfman, Lauren German, Terrence Evans, Marietta Marich, Heather Kafka, 

Cette nouvelle version du film de Tobe Hooper et Kim Henkel joue à fond l'horreur frontale et maintien le potentiel de cette histoire en amplifiant la contribution de chaque département artistique:  décors, costumes, maquillages, effets et trucages, photographie et montage. Tout est crasse, poisseux, délabré: le film bénéficie d'un gros travail sur les décors, maquillages et costumes.

Le ton n'est pas à la prise sur le vif façon reportage, mais le résultat garde son impact. Le film contient quelques coquetteries de mise en scène (un exemple: le traveling arrière à travers le crane du premier mort du film; ou alors le côté faux documentaire du début qui n'apporte rien - le film est un flashback qui relate des évènements du passé -).

Mais le scénario et le montage dosent bien la montée en tension dans l'horreur, en jouant bien sur les nerfs du spectateur, qui sait que cela va être horrible, mais qui a du mal à deviner quand est ce que cela va arriver. Et cela finit par arriver. Et ceci malgré les conventions invraisemblables du genre: le groupe de jeunes se sépare en petits groupes; ils prennent des chemins improbables dans la forêt; ils ou elles rentrent dans un truc (un bâtiment, une pièce) sombre, sans lumière, où personne de normalement constitué ne mettrait les pieds; plutôt que de partir en courant ils ou elles insistent et restent, même devant de premiers symptômes manifestes qu'il se passe des choses bizarres. Bref, ce n'est pas grave, car l'ensemble fonctionne et colle le spectateur dans son fauteuil.

La trop rare Jessica Biel est aussi un composant important du film. Tous les autres finissant pas être tués, dépecés et/ou découpés.

Massacre à la tronçonneuse [Blu-ray]

lundi 22 mai 2017

Blade: Trinity (2004) de David S. Goyer

Avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Ryan Reynolds, Jessica Biel, Dominic Purcell, Parker Posey, Mark Berry, Clay Cullen, Steve Braun, Darryl Scheelar, Justin Sain, Chris Gorak, Kwesi Ameyaw, Stephen Spender, Brian Steele.
BLADE TRINITY DVD Z2 VF [Édition Simple]

Avec ce Blade la production souhaitait renouveler la franchise en adjoignant deux comparses à Wesley Snipes. Qui est toujours aussi limité sur le plan de l'interprétation: il n'a qu'une seule expression faciale pendant tout le film, et élément rigolo, il porte en permanence des lunettes (nous ne voyons jamais ses yeux). Ce n'est pas grave, car les quelques chorégraphies où il apparaît sont plutôt correctes même si par moment légèrement poussives.
Il y a toujours un beau travail sur les décors, une constante de cette trilogie.
Justement les deux acolytes sont l'intérêt principal de ce troisième de franchise. Ryan Reynolds qui est un vrai acteur apporte une certaine dimension au personnage. Et Jessica Biel qui permet d'adjoindre d'autres intérêts à la franchise (plastique superbe et ses propres séquences d'action avec ses propres armes). Le prétexte scénaristique étant qu'elle est la fille de Whistler.
Ce troisième de série n'est pas désagréable parce qu'il contient un bon méchant. C'est-à-dire à la fois charismatique, méchant, nihiliste, finalement pas trop débile. Ici il est censé être le premier des vampires. Au total de la série B sympathique et le metteur en scène (aussi scénariste) s'en sort particulièrement bien avec les scènes de tension lorsque l'on sait que les méchants sont là, mais que nous ne les voyons pas et gère bien sa mise en scène pour faire monter la tension dans le style de film d'horreur (avec dosage des effets de surprise). 

lundi 21 janvier 2013

Total recall mémoires programmées (2012) de Len Wiseman

Encore un film qui réutilise l'esthétique établie par Bladerunner (cosmopolitisme, gigantisme, pluie et humidité, crasse, les voitures de police sans roues, etc.). Bien que pas originaux, les décors son superbes et gigantesques.
L'histoire est un canevas simple: un dictateur (qui domine un état recoupant l'Europe de l'ouest) veut envahir l'Australie qui s'appelle la Colonie. On ne comprend pas bien pourquoi mais ce pauvre Colin Farrell est la clé pour notre dictateur pour infiltrer la résistance. Globalement on se moque des enjeux dramatiques et on suit l'histoire comme le personnage qui passe son temps à découvrir des choses sur son passé, l'air un peu ahuri.
Mais les séquences d'action régulières empêchent de décrocher complètement et remettent de la curiosité.
Le casting est superbe: Colin Farell est vraiment très bien et arrive à donner de l'épaisseur à son personnage. Les deux love interest (Beckinsale et Biel) sont plutôt bien intégrées à l'histoire. Biel s'en sort mieux. Beckinsale est assez monolitique et est exploitée pour son physique (baston et gunfights, héritages de Underwold on imagine).
Au total il manque quelque chose pour faire passer le film de bon travail technique plutôt impersonnel à quelque chose de mémorable et de passionnant, ce qu'il n'est pas.
Bande-annonce Total Recall Mémoires Programmées