Affichage des articles dont le libellé est Swann Arlaud. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Swann Arlaud. Afficher tous les articles

dimanche 12 avril 2026

L'Inconnu De La Grande Arche (1h44, 2025) de Stéphane Demoustier

 Avec Claes Bang, Sidse Babett Knudsen, Xavier Dolan, Swann Arlaud, Michel Fau, Micha Lescot, Viilbjørk Malling Agger.

Les péripéties de la construction de la grande arche de La Défense sont racontées dans ce film. À partir du moment où le répondant qui a gagné est choisi, jusqu'au déroulement du chantier. L'intérêt du film est que le répondant, un architecte scandinave, était inconnu de toutes et tous et qu'il a fallu le retrouver dans sa Scandinavie ; lui même ne s'attendant pas à être retenu. Ensuite il a fallu constituer l'équipe de maîtrise d'œuvre. Avec les différentes péripéties qui peuvent arriver à un chantier de construction, en particulier amplifiées pour un tel chantier inhabituel.

Le film nous met au cœur des transactions, influences et autres inquiétudes des différentes parties prenantes. Des politiques, dont le président de la République, François Mittérand, son cabinet, jusqu'à la maitrise d'œuvre, les concurrents et aussi certains fournisseurs.

C'est donc un film historique sur un chantier pharaonique. Qui reconstitue la période au niveau des décors, de l'image et de l'atmosphère, qui est un peu triste et peu avenante. Mais le film reste passionnant.

poster du film L'Inconnu De La Grande Arche 

samedi 11 avril 2026

L'étranger (2h02, 2025) de François Ozon

Avec Benjamin Voisin, Rebecca Marder, Pierre Lottin, Denis Lavant, Swann Arlaud, Christophe Malavoy, Nicolas Vaude, Jean-Charles Clichet, Mireille Perrier.

Film à très faible hystérésis. Le personnage principal est insipide et nous ennuie. Nous nous moquons de ses turpitudes, intérieures et extérieures. Tout comme lui il se moque de tout ce qui l'entoure. C'est le sujet du film visiblement, ce personnage n'a aucune empathie, pour personne, il est inhumain. Soit. Le matériau original est un roman, que nous ne connaissons pas. Le film résultant est un pensum d'où ne sortent que les métiers techniques. Décos, photo, costumes, direction d'acteur, tout cela est bel et bien, mais tourne à vide. Une non-histoire. Pierre Lottin, par contre, encore une foi, sort du lot, grâce à son personnage très loquace et imprime un peu. Denis Lavant est ridicule.

Le film de tribunal est un genre à part entière. Ici une partie du film se déroule dans un tribunal. Avec sa mollesse. Nous pourrions louer l'exercice de style, réel, mené par François Ozon. Mais nous conseillons ce film aux dissertant sur le roman et les différences du film avec le roman source. 

 poster du film Bande-annonce L’Étranger 

jeudi 25 janvier 2024

Anatomie D'Une Chute (2h31, 2023) de Justine Triet

Avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner, Antoine Reinartz, Samuel Theis, Jehnny Beth, Saadia Bentaïeb, Camille Rutherford, Anne Rotger,

Nous sommes ici dans quelque chose de sérieux. Histoire et scénario très travaillés, écrits, pour un ensemble qui s'écoule fluidement entre l'histoire de Sandra Hüller et son mari, égrenée en flashbacks, sa relation avec son avocat, sa relation avec son fils, et ceci malgré la durée de 2h30. C'est le signe d'un film dense dans ses thématiques, dans sa forme dramatique, qui emporte l'adhésion du spectateur. Le film aborde la vie de couple, la bisexualité, le rôle de la femme dans un couple, ou par exemple le fait que ce n'est pas la vérité qui est analysée dans un procès. Car à partir du point de départ, le décès du père, s'en suit une enquête réalisée depuis le point de vue de la mère ou d'autres personnages, pour supporter l'argumentaire de l'avocat, et ensuite suivre le procès. C'est là où le film est intéressant : nous ne sommes pas du point de vue de la police ou d'enquêteur, mais nous sommes du point de vue de l'avocat qui prépare le procès.

Le fait que l'enfant soit aveugle fait le sel du scénario et permet certains de ses rebondissements. Ce truc de scénariste, ou pas, est parfait pour gérer les rebondissements de la progression dramatique.  C'est vraiment très écrit et pensé.

Sur la forme, la diégèse est tellement dense, que le travail de la photo est plat, un peu fade, transparent, voire télévisuel. Mais le film n'est pas sur sa forme. Le film contient par ailleurs peu de musique, et cela fonctionne très bien.

Le film se permet aussi de maintenir un certain mystère concernant le personnage de Sandra Hüller, y compris à la fin du film.

Bande-annonce Anatomie d’une chute


jeudi 26 mars 2020

Un Beau Voyou (2018) de Lucas Bernard

Avec Charles Berling, Swann Arlaud, Jennifer Decker, Jean-Quentin Châtelain, Erick Deshors, Anne Loiret, Christian Benedetti.

Bande-annonce Un beau voyouUn policier bientôt à la retraite, se retrouve à enquêter sur des vols de tableaux chez des particuliers connaisseurs (amateurs d'art contemporain) parisiens. Ce qui l'amène à rencontrer certains personnages hauts en couleur. Puis finalement à se rendre compte que c'est peut-être le même voleur qui commet ces vols, et il essaie de lui tendre un piège.
Le film se permet des séquences sur les toits parisiens, ce qui est toujours cinégénique, et dans les rues (poursuites légères en voiture ou à pied).
La performance technique du film est nominale. Nous retiendrons le personnage de Swann Arlaud, très bien écrit, à  multifacettes, qui reste toujours mystérieux. Charles Berling composant un retraité cool (gros travail du costumier sur un ensemble de chemises à fleurs toutes plus laides les unes que les autres). Et une histoire, des vols de tableaux, qui ne sombre pas dans le high-tech et le numérique (défaut immédiat qu'aurait une production étatsunienne sur le sujet) ou dans l'ultra-chic besogneux (défaut que des anglo-saxons imposeraient; ici les collectionneurs ne sont que sur des tableaux de prix moyens).