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dimanche 13 avril 2025

Holland (1h50, Jeff Pope) de Mimi Cave

Avec Nicole Kidman, Gael García Bernal, Matthew Macfadyen, Jude Hill, Jeff Pope, Isaac Krasner, Lennon Parham.

Le titre n'a rien à voir avec l'histoire. Il semblerait que les personnages ou du moins certains d'entre eux soient d'origine hollandaise, avec une culture des habits traditionnels ridicules (sur lesquels la mise en scène joue en peu) et les tulipes.

Pour cette production MGM Amazon, Nicole Kidman est une femme au foyer. Son mari est très occupé par ses affaires et part souvent en déplacement. Elle le soupçonne d'infidélité et décide d'enquêter à sa manière, en se faisant aider par un collègue, Gael Garcia Bernal, parfait. Nos deux apprentis enquêteurs vont découvrir ce que fait réellement le mari lors de ses déplacements. Le film bascule alors dans le thriller horrifique, sans réelle surprise, mais efficace.

Scénario à suspense donc, avec des éléments oniriques (pas très subtiles, mais efficaces), et une fin malheureusement un peu brouillonne (la maladie du retournement dramatique, après le retournement dramatique précédent, avant le...). Néanmoins, il y a de l'idée. Il y a de la noirceur sous les apprêts de cette vie de famille assez standard. Une variante intéressante du film aurait été que le mari, plutôt que d'être responsable de ce que l'on découvre, passe derrière sa femme pour "nettoyer", et que donc ce soit en fait Nicole Kidman qui soit l'auteure. Le personnage de Nicole Kidman exprime un certain mystère (est sa plastique relativement irréelle, son interprétation, les deux, appuyé par ses cauchemars) et nous n'aurions pas été surpris de cette découverte. En l'état, le film est assez conventionnel sur cette composante.

poster du film Bande-annonce Holland


mardi 9 juillet 2024

Les Dessous De La Famille (A Family Affair, 1h51, 2024) de Richard LaGravenese

Avec Nicole Kidman, Zac Efron Joey King, Kathy Bates, Liza Koshy, Wes Jetton, Ian Gregg, Sarah Baskin, Zele Avradopoulos, Vince Pisani, Sherry Cola, Olivia Macklin, Vee Bhakta.Maxel Amador.

Zac Efron est une superstar du film de superhéros. Il se comporte comme une diva. Il enchaîne les conquêtes féminines. Il va croiser la mère de son assistante, interprétée par Nicole Kidman. Plus âgée que lui, une relation amoureuse va se nouer, au grand désespoir de son assistante.

Dans le genre comédie romantique, nous avons un exemple qui fonctionne, sans être révolutionnaire sur ma forme ou le scénario. Du côté de la distribution, nous sommes heureux de retrouver la trop rare Kathy Bates.

Richard LaGravanese est un scénariste confirmé et pas un débutant à la mise en scène. La photographie est assurée par Don Burgess, lui aussi très expérimenté. Le film est très professionnel, solide, peut être un peu trop, dans le sens où il manque un peu de folie et ne sort pas des schémas que nous pouvons imaginer. Le film ne surprend pas. Mais il fonctionne et le spectateur se laisse embarquer pour savoir comment cela va se terminer.
 
Bande-annonce Les Dessous de la famille

dimanche 17 mars 2024

Destroyer (2h01, 2018) de Karyn Kusama

Avec  Nicole Kidman, Toby Kebbell, Tatiana Maslany, Sebastian Stan, Scoot McNairy, Bradley Whitford, Toby Huss, James Jordan, Beau Knapp.

Je suis une flic la limite du suicide. J'ai été infiltrée dans un gang. Je m'en suis sortie au détriment de mon collègue. J'ai du mal à le digérer. Et lorsqu'il semblerait que l'ancien chef du gang réapparaît. je n'ai qu'une envie et qu'une peur, le retrouver.

Sur cet argument Karyn Kusuma conduit son histoire en combinant de manière trop mécanique les séquences actuelles où Nicole Kidman recherche le chef de gang, et les flashbacks de son époque d'infiltration du dit gang. La multitude et l'imbrication des flashbacks réduit la lisibilité de l'histoire.

Nous retiendrons la performance de Nicole Kidman, qui joue un personnage qui n'est jamais dans la séduction, qui bannie toute sensualité dans son attitude ou dans ses vêtements. Performance qui manque de subtilité dans sa manière de montrer la déchéance du personnage et son jusqu’au-boutisme. Nicole Kidman en fait des tonnes dans la mâchoire serrée et la déchéance.

Une curiosité.

Bande-annonce Destroyer

dimanche 6 février 2022

Beeing The Ricardos (2h11, 2021) de Aaron Sorkin

Avec Nicole Kidman, Javier Bardem, J.K. Simmons, Nina Arianda, Tony Hale, Alia Shawkat, Jake Lacy, Linda Lavin, Ronny Cox, John Rubinstein, Clark Gregg, Nelson Franklin, Jeff Holman, Jonah Platt, Christopher Denham, Brian Howe.

Aaron Sorkin, grand spécialiste de la télévision, raconte la construction d'une pièce télévisée sur une semaine (c'est une série télévisée en direct, extrêmement populaire au début de la télévision étatsunienne dans les années 1950), c'est-à-dire la préparation de l'épisode suivant: revue avec les scénaristes, les producteurs, répétition avec les acteurs, mise en scène et prise en compte des évènements qui entourent les personnages principaux. Parmi ces évènements, l'accusation de sympathie pour le communisme de Nicole Kidman (qui incarne la star de la télévision Lucille Ball) car nous sommes pendant le maccarthysme. Il y a aussi l’infidélité supposée de son mari Javier Bardem (il incarne le mari de Lucille Ball, Desi Arnaz) et les questionnements sur son mariage. Mais aussi le début de grossesse de la star, les états d'âme des acteurs secondaires de la série. Cet ensemble est donc parfait pour de multiples intrigues et sous intrigues. Ce qui permet de faire affleurer des thématiques comme le racisme (Desi Arnaz est latino), le puritanisme (il n'est pas possible d'évoquer le fait qu'elle soit enceinte), par exemple.

La forme technique est parfaite. Nicole Kidman est impressionnante et méconnaissable à la foi (prothèse, maquillage physique ou numérique, peut importe, elle a l'air en plastique). Javier Bardem met toute son énergie dans un personnage de latino, que sa star de femme a imposé dans la série.

Le film gagnerait a être réduit en durée, sans perdre de son impact et paraitrait plus riche: 25 minutes de moins ne lui feraient pas de mal.

Bande-annonce Being the Ricardos

jeudi 24 décembre 2020

Aux Yeux De Tous (Secret In Their Eyes, 2015, 1h51) de Billy Ray

Avec Chiwetel Ejiofor, Nicole Kidman, Julia Roberts, Dean Norris, Alfred Molina, Joe Cole, Michael Kelly, Zoe Graham.

Billy Ray est surtout connu pour ses scénarios. Qu'il signe ici aussi. Beau scénario d'ailleurs qui raconte la poursuite du tueur de la fille de Julia Roberts, flic, qui découvre le corps de sa fille lors d'une descente de police (ce qui n'était pas pu prévu évidemment). Le tueur n'est pas retrouvé ou l'enquête n'est pas menée à son terme, car le candidat tueur est un indicateur important pour la police (qui enquête sur des islamistes; la sécurité nationale passant avant la résolution du meurtre). Mais Chiwetel Eijofor poursuit l'enquête sur plusieurs années et fini par le retrouver, ce qui va perturber Julia Roberts, qui vie recluse à la campagne, et perturber Nicole Kidman, procureure maintenant, qui était la chef des deux précités au moment du meurtre. Belle distribution donc, avec deux grosses stars.

Ce n'est pas du tout un rôle glamour pour Julia Roberts; elle porte tout le malheur de son personnage (coiffure, maquillage, vêtements). Le côté froid et intériorisé de Nicole Kidman est bien utilisé. Et pour terminer sur le trio de tête, le personnage principal, que porte Chiwetel Ejiofor avec une excellente performance, qui est le film conducteur: il est le personnage qui évolue et extériorise le plus au cours de l'histoire.

Ce film policier est différent des schémas habituels, car le meurtrier ne peut pas être inculpé. Il est connu et beaucoup d'éléments empêchent qu'il soit condamné, y compris au sein de la police. Donc nos trois personnages principaux naviguent en permanence entre le légal et l'illégal (et le non-respect de procédures). Jusqu'à la révélation finale, qui fait pencher le film un peu plus dans le Noir.

Bande-annonce Aux yeux de tous

dimanche 13 octobre 2019

The Upside (2017) de Neil Burger

Avec Kevin Hart, Bryan Cranston, Nicole Kidman, Aja Naomi King, Jahi Di'Allo Winston, Genevieve Angelson, Golshifteh Farahani, Tate Donovan, Julianna Margulie.

The UpsideIl s'agit du remake d'Intouchables (2011).  Il peut être intéressant de comparer les deux films pour voir comment le sujet initial et le scénario initial ont été transcrits pour un public étatsunien. Transcription réussie pour donner un film qui fonctionne, avec ses qualités propres. Remake réussi donc. Les Étatsuniens n'ont pas hésité à modifier des choses pour aboutir à une histoire cohérence et différente par moment. Cela confirme d'ailleurs le relativisme à accorder au panneau "inspiré de faits réels" que ce film présente: avec l'inspiration de l'inspiration de l'inspiration, nous pouvons nous demander ce qu'il reste de l'histoire originale. Mais cela n'est pas grave, car c'est une bonne histoire qui répond aux attentes types d'une comédie dramatique (tout finit bien) qui suit un long chemin tortueux qui ne lasse pas. Le choix des acteurs nous indiffère et la prestation de Kevin Hart et Bryan Cranston sont solides, tout comme celui de Nicole Kidman dont le personnage est plus important quand dans la version française.
Remake réussi donc.

lundi 25 juin 2018

The Hours (2002) de Stephen Daldry

The HoursAvec Meryl Streep, Nicole Kidman, Julianne Moore, Ed Harris, Claire Danes, Toni Collette, Eileen Atkins, Stephen Dillane, John C. Reilly, Miranda Richardson, Jeff Daniels, Christian Coulson, Linda Bassett, Margo Martindale, Daniel Brocklebank, Sophie Wyburd, Jack Rovelo, Michael Culkin, Colin Stinton. Allison Janney, Lyndsey Marshal.

Sujet artistique et intellectuel. Réalisateur anglais. Deux histoires sur trois Américaines, avec une à New York. Cette réalisation très classique au service de ses sujets parait  de prime abord plutôt académique. Elle l'est. Mais dans le bon sens du terme. C'est-à-dire basé sur un très bon scénario. Scénario qui mélange ici trois histoires en parallèle, mais qui correspondent entre elles avec une chronologie et avec des diégèses différentes.
Une des histoires est la vie de Virginia Woolf (Nicole Kidman, habitée). Les deux autres histoires sont liées: les mêmes personnages ou en tout cas un des personnages apparaît dans une comme enfant  (avec comme maman Julianne Moore, dans une interprétation très rentrée, comme elle sait si bien faire et qui sied à son personnage) puis à l'âge adulte dans la troisième (avec Meryl Streep en éditrice, avec une interprétation très sortie, comme elle sait si bien le faire) . Il semblerait qu'il soit lié à des personnages du roman écrit par Virginia Woolf.
La compréhension détaillée de l'histoire et de l'articulation des trois histoires importe peu. Car le sujet du film est l'émotion. Tout cela fonctionne parfaitement et produit un film rempli d'émotions et de subtilités. Le film parle de la vie. De la vie sentimentale. De la vie affective. De l'utilité. De la mort. Bref c'est à la fois très prétentieux et extrêmement subtil ce qui donne un film très fort sur le plan émotionnel. Avec comme vecteurs de ces émotions, la distribution tout entière avec en tête les trois actrices principales, qui sont toutes parfaites.Nous pouvons aussi noter la belle interprétation de Ed Harris. Bref de la très belle ouvrage avec profusion d'émotions, bien écrite et interprétée.

dimanche 20 septembre 2015

Les Voies du destin (The Railway Man, 2013) de Jonathan Teplitzky

Avec Colin Firth, Nicole Kidman, Jeremy Irvine, Stellan Skarsgård, Hiroyuki Sanada, Sam Reid, Tanroh Ishida, Tom Stokes.

Rien à sauver de ce pudding (coproduction entre l'Australie, le Royaume-Uni et la Suisse) sans point de vue, sans personnalité. On imagine que cette chose a été conçue en vue de prix pour des festivals ou des compétitions à récompenses.
Une distribution riche en acteurs confirmés et de renom. Mais qu'est venue faire Nicole Kidman dans cette galère? Servir la soupe à Colin Firth? A-t-elle besoin d'argent pour payer ses impôts? Colin Firth à l'air d'y croire, mais nous nous en moquons - de lui comme de son personnage -, bien qu'il a l'air de souffrir. Mais ce que le spectateur perçoit est la souffrance, l'ennui, provoqué par la vision de cette chose.
Le reste de la distribution fait semblant d'y croire aussi.
Les concepteurs de cette chose ont dû penser que du fait que c'est une histoire vraie, et que l'on a quelques acteurs de renom, cela devrait marcher. Un conseil: changer, modifier la réalité, pour rendre l'histoire intéressante. Véracité et dramaturgie ne sont pas nécessaires.
Aucune hystérésis pour ce produit qui sera vite oublié.