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dimanche 12 octobre 2025

Play Dirty (2h05, 2025) de Shane Black

Avec Mark Wahlberg, LaKeith Stanfield, Rosa Salazar, Keegan-Michael Key, Chukwudi Iwuji, Nat Wolff, Gretchen Mol, Thomas Jane, Tony Shalhoub, Hemky Madera, Alejandro Edda. 

Shane Black est de retour. Nous aimons la verve de ses personnages, c'est-à-dire ses dialogues. Ici au service d'une bande dessinée dans le milieu des gangsters et mafieux qui s'affrontent autour d'un magot et du casse du siècle. Emballé avec une multitude de séquences d'actions avec des tonnes de tôles froissées ; c'est un festival de pyrotechnie, avec une quantité importante de CGI porn dont la patine évoque le dessin animé, tout comme l'ensemble du film.

Tout ceci n’est pas nouveau, mais la dynamique des personnages, leur bagout et la violence rendent l'ensemble amusant. Le style est l'irréalisme et la bande dessinée. Tout y est invraisemblable. Le nombre de morts violentes est impressionnant et fait sourire ; c'est une violence déréalisée, gratuite et perpétuelle, exagérée. Le taux de mortalité est très élevé dans ce film. La vie humaine individuelle ne compte pas, comme dans le monde communiste, c'est le collectif qui compte.
Le personnage de Mark Wahlberg n'est pas particulièrement intéressant ni sympathique. Il est juste un prétexte. Ceux qui le sont sont ceux qui l'entourent. C'est un film de bande, de collectif.
Il manque au film de la subversion : c'est son principal défaut, il est très académique dans ses thèmes. Sous des impressions de film cool et décalé, ce qu'il n'est pas. Mais dans son genre, c'est brillant. 
poster du film Bande-annonce Play Dirty 

jeudi 23 mai 2019

Au Revoir A Jamais (The Long Kiss Goodnight, 1996) de Renny Harlin

Au revoir, à jamaisAvec Geena Davis, Samuel L. Jackson, Brian Cox, Yvonne Zima, Craig Bierko, Tom Amandes, David Morse, Melina Kanakaredes, G.D. Spradlin, Larry King, Patrick Malahide, Joseph Mckenna, Alan North, Edwin Hodge.

Il est regrettable que ce véhicule pour Geena Davis n'ait pas marché.  Il avait pour but d'en faire une star du cinéma d'action (en fait, une deuxième tentative après L'Ile Aux Pirates - 1995 - du même Renny Harlin). Ce qu'elle confirme avec brio. A la fois à l'aise dans les scènes de comédie et les scènes d'action, elle accapare la caméra. C'est dommage.
Car le  film est parfait. Et c'est un chef-d’œuvre dans son genre. Plus orienté vers l'humour et le film d'action que le film à suspense.
Sur un patron de scénario qui sera repris des années après par la franchise Jason Bourne: un agent spécial du gouvernement étasunien, tueur professionnel, mais amnésique, qui vit une vie de famille typique, se remémore progressivement son passé, puis a des résurgences progressives puis brutales de son passé qui se réveille petit à petit, ainsi que ses capacités physiques.
Le scénario est de plus un buddy movie (scénario de Shane Black) où Geena Davis, femme au foyer, mais bête de guerre endormie, fait équipe avec un détective privé alcoolique (Samuel Jackson, dans une de ses meilleures performances).


lundi 18 mars 2019

The Predator (2018) de Shane Black

Bande-annonce The PredatorAvec Boyd Holbrook, Trevante Rhodes, Olivia Munn, Jacob Tremblay, Sterking K. Brown, Keegan-Michael Key, Yvonne Strahovski, Alfie Allen, Thomas Jane, Augusto Aguilera, Jake Busey, Niall Matter, Patrick Sabongui.

Carton plein pour le renouveau de cette franchise. Qui fait partie des franchises dont les suites ou spins off possèdent toute un très bon niveau. Du chef-d'oeuvre de John McTiernan à Predators, en passant par les cross-overs d'Alien versus Predator.
Il faut noter l'excellent travail d'écriture, notamment pour l'ensemble de la caractérisation et les dialogues de l'ensemble des personnages, ainsi que leur progression individuelle au cours du récit. Le film ne renouvelle pas ou ne réoriente pas la franchise, mais il la continue avec brio sur le plan dramatique.
Le film réutilise l'ensemble des recettes des précédents films. La séquence d'ouverture est par exemple le climax du film de John McTiernan. Le film introduit le fils de Gary Busey dans Predator 2, interprété par son propre fils acteur. Le film introduit aussi des variantes sur les Predators eux-mêmes, pour de nouveaux monstres.
Le film contient heureusement son lot de gore (tripes, sang et boyaux), et c'est de bon aloi, cet élément étant constitutif de l'ensemble de la franchise Predator.
C'est donc un excellent nouveau départ (appelé aussi reboot) que ce The Predator, grace à sa violence graphique, et à une galerie de personnages bien campés et interprétés. Le bémol serait juste le personnage du méchant, qui est monolithique et n'évolue pas au cours du film. Mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une super Série B, dynamique, teigneuse, qui va à l'essentiel sans être simpliste.

samedi 8 juillet 2017

The Nice Guys (2016) de Shane Black

Avec Ryan Gosling, Russell Crowe, Margaret Qualley, Kim Basinger, Matt Bomer, Angourie Rice, Rachele Brooke Smith, Ty Simpkins, Jack Kilmer, Yaya DaCosta, Keith David, Hannibal Buress, Beau Knapp, Yvonne Zima, Lexi Johnson, Gary Weeks, Kimberly Battista, Carla Shinall, Murielle Tello, Kati Akins, Sala Baker, Michael Beasley, Mark Kubr, Joshua Hoower, Steve Wilder, Terense Rosemore, Anna McNiven, Roger Neal.
The Nice Guys
Nous avons le fruit des travaux de l'auteur et scénariste Shane Black. Auteur d'un certain nombre de films de potes dans les années 80-90 dont l'Arme Fatale. Mais aussi des dialogues de Predator. Grand spécialiste des dialogues verbeux et vulgaires, avec beaucoup d'humour. Et ici cela fonctionne très bien. L'histoire est un prétexte d'enquête dans une reconstitution des années 70 dans le milieu des films érotiques qui sollicite nos deux détectives privés, Ryan Gosling et Russel Crowe. Ryan Gosling est parfait et impressionne pour son rôle de détective minable. Chose qu'il n'avait pas encore laissée transparaître dans certains de ses films précédents où il était plutôt inexpressif. Russell Crowe dans le rôle du dur qui passe son temps à donner des coups de poing parce qu'il est payé pour ça. Ils se retrouvent à enquêter en duo. Et le réalisateur conduit son film d'une manière qui se veut beaucoup plus réaliste que des productions policières de même acabit. Par exemple; lorsque Ryan Gosling essaie de fracturer une porte en cassant la vitre avec son poing, il n'arrive qu'à s'ouvrir les veines; très bonne et très amusante scène où il se retrouve aux urgences; cela donne le ton du film.
On notera aussi la qualité de la reconstitution des années 70; ce n'est pas nouveau dans ce genre de film les Américains sont très fort pour ça.
Au total c'est une comédie policière assez ironique, avec de l'humour noir et beaucoup de seconds degrés, qui embrasse les clichés, et les tord.

dimanche 26 janvier 2014

Predator (1987) de John McTiernan

Avec Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Elpidia Carrillo, Bill Duke, Jesse Ventura, Sonny Landham, Shane Black, Kevin Peter Hall, R.G. Armstrong, Richard Chaves.

Revoir un film d'action très typé des années 80 est intéressant. Mais ici, le film est un véhicule pour Arnold Schwarzenneger, ici au summum: ce film est son meilleur rôle, il y est très bon. Son chef d’œuvre, supérieur à sa franchise Terminator
Ce film d'action des années 80 n'est pas un film de série. Car le film débute ici comme la plupart des autres se terminent: par la séquence d'actions remplie d'explosions, de fusillades et morts. Film d'action inversé: ici la séquence climax que l'on trouve en général à la fin se trouve au début du film.Tournée par la seconde équipe. Extrêmement spectaculaire. Énorme et violente. Pas très finaude.
Mais le film n'est pas là. C’est la fin de l'exposition et le film peut débuter. Un chasseur invisible traque ces soldats dans une jungle très dense. Et cherche à les décimer un par un. Ils ne comprennent pas de suite ce qui se passe, bien que l'un d'eux se doute qu'il y a quelque chose. Mais ils finissent par comprendre.
L'enjeu du scénario est de faire affronter Dutch (Arnold Schwarzennegger) et ce chasseur. Pour cela le scénario doit tuer un à un tous les autres, tout en dévoilant petit à petit le chasseur. Le film et le scénario dosent: le chasseur n'est pas visible, mais nous avons sa vision subjective, ou alors uniquement par bribes (des bouts de son corps). Et finalement, alors qu'il ne reste plus que lui, Arnold Schwarzenegger finira par devoir affronter ce chasseur, ce prédateur de haut vol.
Oui le film commence là où les autres se terminent, pour devenir ensuite un film de survie, où le Predator les chasse un à un: un chauve, un moustachu, un binoclard et un avec les cheveux longs. Bien sûr le type casting aidant, nous devinons qu'ils vont mourir. Sauf Dutch, qui affrontera d'homme à bête le Predator.
À noter que le film contient des lignes de dialogues de référence dans le genre; pas subtiles, mais mémorables.
Les mouvements de caméra dans la jungle, combinés à la musique d'Alan Silvetri, mise en avant par un montage au service du mouvement; tout contribue à faire de cette série B le chef-d'oeuvre d'action triviale, film de survie post Rambo (aucune dimension sociale ici).
 Bande-annonce Predator