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dimanche 5 novembre 2023

Marchands de douleurs (Pain Hustlers, 2h03, 2023) de David Yates

Avec Emily Blunt, Chris Evans, Catherine O'Hara, Andy Garcia, Chloe Coleman, Brian d'Arcy James, Jay Duplass, Amit Shah, Valerie LeBlanc, Aubrey Dollar, Alex Klein.

Un produit Netflix typique. Une histoire vraie (ou inspirée de faits réels), deux gros acteurs confirmés ou star (ici à choisir entre Emily Blunt, Chris Evans voire Andy Garcia), durée standard (2h), mise en forme - cadrage, montage, décors, photographie - clinique et toujours lisible. Il n'y a pas de recherche formelle. Et une utilisation systématique du flashback lorsque cela simplifie la vie du scénariste.

David Yates est un spécialiste de la magie (domaine qui ne nous intéresse pas) mais son Tarzan (The Legend Of Tarzan, 2016) possédait de belles qualités (la preuve, il fut un échec commercial) et ne nous avait pas laissé indifférent.

Tous les acteurs sont très bons. Et Emily Blunt brille de mille feux et phagocyte tous les plans. A voir ne serait ce que pour sa performance et son personnage. C'est un véritable hymne à elle même (elle est co-productrice), et elle peut se le permettre. Et les seconds roles sont très bons : Chris Evans sait faire autre chose que tenir un bouclier (nous n'en doutions pas).

Enfin, le film est intéressant sur les us et coutumes du commerce de médicaments, entre industrie phamaceutique, médecins, concurrence, études et analyse des molécules, objectifs de marge, croyances et hallucinations des décisionnaires. Bref, au total il s'agit d'un beau produit, une bonne histoire et un David Yates qui sait tirer le meilleur de ses acteurs.

Bande-annonce Marchands de Douleur

dimanche 21 octobre 2018

Tarzan (2016) de David Yates

Avec Alexander Skarsgård, Margot Robbie, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Djimon Hounsou, Ella Purnell, Jim Broadbent, Casper Crump, Lasco Atkins, Mark Preston, Rory J. Saper.

Tarzan - Blu-ray + Copie digitale

Dans le genre du film de jungle, nous demandons Tarzan.
Ce Tarzan-là n'est plus en Afrique, mais en Angleterre, et des histoires de géopolitiques et d'argent (des diamants) l'obligent à retourner dans la jungle.Le film utilise l'alibi historique et colonialiste pour sortir Tarzan de sa retraite (il ne nous est pas expliqué pourquoi il rechigne, mais c'est un prétexte scénaristique comme un autre).
Ce qui produit un film pas du tout linéaire et qui explique surement une partie de son échec commercial. Le film est cadencé par des séquences de l'histoire de Tarzan qui revient en Afrique, avec de multiples retours en arrière: son enfance dans la jungle, sa relation aux animaux, sa relation avec sa chérie (Margot Robbie, très bien). Mixées avec les séquences actuelles où il doit sauver sa chérie et déjouer des belligérants esclavagistes. Mais le film arrive à toujours relancer l’histoire en mixant ces passés, et la poursuite de sa chérie kidnappée par le méchant (Christoph Waltz, très bon, tout en retenue).
L'autre explication de l'échec commercial vient des éléments sombres brassés par le film: l'esclavage, le pillage. Il y a peu de personnages bons, généreux dans le film. Même Tarzan lui-même apparait plus animal qu'humain, et tue sauvagement.
Sur la distribution, tous les acteurs sont bons. Alexander Skarsgård est impressionnant par son physique et juste par son interprétation. Margot Robbie ne joue pas les faire valoir. Seul le personnage de Samuel Jackson semble un artifice scénaristique (élément comique et lien vers les USA of America).
Le film a l'élégance de ne durer que 1h40.