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dimanche 30 mars 2025

Magnificat (1h38, 2023) de Virginie Sauveur

Avec  Karin Viard, François Berléand, Maxime Bergeron, Nicolas Cazalé, Patrick Catalifo, Anaïde Rozam, Benoît Allemane, Negrita.

Un prêtre vient de décéder. Le rapport médical indique qu'il est une femme, et que tout le monde l'ignorait. Bien sûr l'Église est embarrassée et souhaite enterrer le sujet. Mais une femme employée de l'Église décide de comprendre comment cela est possible et mène sa propre enquête. C'est Karin Viard, très bien dans ce personnage. Elle y voit une opportunité pour les femmes. Un film engagé donc. Entre l'embarras de l’Église qui veut ne pas ébruiter et étouffer tout cela, et la quête de la vérité et l'histoire (qu'est-ce qui a pu mener à cette situation), le film tire le spectateur jusqu'au bout, car il veut lui aussi comprendre, qu'une femme puisse être prêtre pendant toutes ces années. Surtout que le "père" décédé était apprécié de tous et toutes.

L'intrigue nous raconte l'arrière-plan personnel de l'enquêtrice (son fils ne connaît pas son père), ce qui dénature le sujet du film en ajoutant une sous intrigue qui est peu utile pour le sujet. Au total le film est à voir pour son sujet, même s'il n'est pas subtil par moment.

poster du film Bande-annonce Magnificat

dimanche 17 mai 2020

Brooklyn Affair (Motherless Brookyn, 2019) de Edward Norton

Avec Edward Norton, Gugu Mbatha-Raw, Alec Baldwin, Bobby Cannavale, Willem Dafoe, Bruce Willis, Michael Kenneth Williams, Ethan Suplee.
Bande-annonce Brooklyn Affairs
Nous nous attendions à un film Noir. Ce n'en est pas vraiment un. Il y a bien un meurtre initial, celui d'un détective privé. Ses équipiers décident d'enquêter pour savoir pourquoi il a été assassiné. Visiblement pour des sujets liés à la mairie de New York et des projets immobiliers.
La mise en forme du film est nominale, un peu fade. Mais le film reste très sympathique grâce à son histoire qui change des intrigues usuelles: pas d'éléments sordides et meurtres violents ici. Mais des entrepreneurs immobiliers qui souhaitent nettoyer New York de sa population de pauvres (i.e. afro-américains, hispaniques). Avec Alec Baldwin en méchant qui s'assume et qui jubile d'interpréter un personnage aussi détestable. L'intrigue croise donc des activistes pour défendre les pauvres de New York, une boîte de jazz, des élus corrompus, des entrepreneurs sans scrupules.
Le film contient de belles séquences grâce au personnage qu'interprète lui-même Edward Norton, personnage atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, qui va d'une boite de Jazz aux salons des nantis en passant par une manifestation pour le droit au logement, pour aboutir à une histoire sentimentale.


samedi 4 mai 2019

Pentagon Papers (The Post, 2017) de Steven Spielberg

Bande-annonce Pentagon PapersAvec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson, Bob Odenkirk, Tracy Letts, Bradley Whitford, Bruce Greenwood, Matthew Rhys, Alison Brie, Carrie Coon, David Cross, Jesse Plemons, Michael Stuhlbarg, Zach Woods, Pat Healy, Austyn Johnson, Deirdre Lovejoy, Philip Casnoff.

Steven Spielberg dans sa veine film historique contemporain reste très fort (nous avons en souvenance son formidable Munich, 2005). Nous ne saurions critiquer un film ou tout est parfait à tous les niveaux. Scénario, distribution, interprétation, décoration, photographie, etc. Pour servir une histoire dans les médias: comment le Whashington Post s'est refait une crédibilité en enquêtant et publiant sur un scandale d'état concernant la Guerre du Vietnam.
Mais il manque quelque chose au film pour avoir une forte hystérésis. En y réfléchissant, le problème fondamental est le sujet lui-même. Cette histoire qui indique que les présidents américains ont caché la réalité sur la guerre du Vietman est sympathique, mais déjà vue à maintes reprises, et finalement pas très spectaculaire: les politiques et gouvernements mentent, c'est atavique. Donc de ce côté-là, la dramaturgie fait pschit. Il y a aussi le personnage de Meryl Streep, femme patronne d'un journal, dans un environnement misogyne, qui donne un autre intérêt au scénario. Et il y a aussi le fonctionnement d'un journal vu de l'intérieur.
Au total, le film est sympathique, mais manque d'ambition (sujet).



vendredi 10 novembre 2017

The Night Of (2016) de Steven Zaillian et Richard Price

Avec John Turturro, Riz Ahmed, Bill Camp, Poorna Jagannathan, Sofia Black D'Elia , Afton Williamson, Michael K. Williams, Jeannie Berlin, Joe Egender, Otaja Abit, David Chen, Glenne Headly, J.D. Williams, Michale Braun, Amara Karan, Racquel Bailey.

Visionner une série télé dans son intégralité revient à visionner un film de plus de huit heures. La série télévisée est finalement le roman pour les analphabètes. C'est comme un roman, que l'on a pas à lire, car c'est raconté avec des images.
Ceci étant dit, cette série nous conte habilement, sur plus de huit heures, l'enquête de la police, l'enquête de l'avocat, le procès et toutes les vicissitudes autour (la famille de l'accusé, l'avocat, le flic, ainsi que la vie de l'accusé en prison préventive).

Un jeune musulman à New York est accusé du meurtre d'une jeune femme retrouvée morte après qu'il ait passé la nuit avec elle. Le premier épisode met en ellipse le meurtre. Et le reste des épisodes est le déroulé jusqu'à son procès. Le scénario mélange habilement les différentes pistes: rien ne dit qu'il est innocent pendant tous les épisodes, mais rien ne démontre qu'il est coupable. Son avocat, John Turturro, parfait tout en jeu intériorisé (tout est dans son regard). Et il nous évite Robert de Niro qui aurait passé son temps à grimacer (c'était l'acteur pressenti initialement).
La procédure judiciaire, la vie d'un commissariat de quartier, la vie dans la prison, la série est forte dans la description des différents milieux.
Quelque part le sujet de cette série est de nous expliquer que la justice et la vérité ne sont pas forcément liés.

mardi 15 août 2017

Spotlight (2015) de Tom McCarthy

Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams, Liev Schreiber, John Slattery, Brian d'Arcy James, Stanley Tucci, Jamey Sheridan, Billy Crudup, Neal Huff, Elena Wohl, Gene Amoroso, Doug Murray, Sharon McFarlane, Robert B. Kennedy, Duane Murray, Brian Chamberlain.
Spotlight - DVD + Copie digitaleNous sommes ici dans ce que savent faire de mieux les productions hollywoodiennes:le film enquête. Basé sur des faits réels, et racontant la construction progressive des preuves et des dossiers, et la progression de l'enquête, menée ici par une équipe de journalistes dédiés aux enquêtes en souterrain.
Le film est passionnant, et ce sur un sujet pas du tout sympathique. Le tout bien sûr et malheureusement basé sur des faits réels.
La distribution et la direction d'acteurs subtile donnent une force à beaucoup de scènes. Notamment tous les témoins et personnages victimes de maltraitance sont tous d'une justesse et sont immédiatement porteurs d'émotions. Il faut dire que le sujet s'y prête quand nous comprenons l'ampleur des dégâts. Le film décortique la manière de gérer les prêtres pédophiles dans l'Église catholique américaine et le scandale qui en a résulté.

samedi 8 juillet 2017

L'Etrangleur de Boston (The Boston Strangler, 1968) de Richard Fleischer

Avec Tony Curtis, Henry Fonda, George Kennedy, Mike Kellin, Sally Kellerman, Hurd Hatfield, Murray Hamilton, Jeff Corey, Carolyn Conwell, William Marshall, George Voskovec, Leora Dana, Jeanne Cooper, Austin Willis, Lara Lindsay, George Furth, Richard X. Slattery, William Hickey.James Brolin, Eve Collyer, Carole Shelley.

L'Etrangleur de BostonL'étrangleur de Boston est intéressant à comparer avec les films enquête sur des tueurs en série qui ont été faits en grande quantité pendant les années 90 et 2000. Le film est structuré en plusieurs parties. La première partie nous montre les différents meurtres sans nous montrer le tueur. En utilisant la technique du split screen. Qui était nouvelle à l'époque de la réalisation du film. Pour la deuxième partie, le scénariste et le réalisateur choisissent de nous montrer le tueur; nous comprenons qu'il s'agit de Tony Curtis. Puis la troisième partie est sur le tueur, sa vie de famille, sa manière de rentrer chez les victimes, qui est presque par hasard attrapé dans un hôpital où il venait se faire soigner parce qu'il venait de tenter de faire une nouvelle tentative d'effraction d'un appartement (et se blesser). Les enquêteurs le croisent par inadvertance, mais l'intuition de Henry Fonda est que c'est peut-être lui (blessure de la main). À partir de là la dernière partie du film est dédiée à l'interrogatoire et la recherche d'aveux. On se rend compte de sa maladie mentale et de sa double personnalité. La qualité du film est de montrer le tueur, mais de ne pas être à sa place et donc de montrer ce qu'il ressent, de montrer ses visions et donc de montrer les effets de sa maladie mentale, de son point de vue. Mais le choix du réalisateur est de toujours montrer ce qu'il fait, son comportement.
Nous n'avons pas d'empathie pour lui, mais nous percevons un petit peu les mécanismes ou en tout cas nous voyons la façade de ses changements de personnalité. Tony Curtis est parfait dans ce rôle et constitue une interprétation de référence pour ce genre de personnage.
Techniquement, le film tient toujours la route. Son utilisation du split screen, c'est-à-dire de la fragmentation de l'écran pour montrer la même scène sous plusieurs angles, reste fonctionnelle, malgré les années et ne fait pas ridicule ni de date pas le film. Même si nous imaginons qu'un montage sérialisé pour montrer la même scène sous différents angles pourrait très bien fonctionner aussi.

lundi 10 avril 2017

Mr. Wolff (The Accountant, 2016) de Gavin O'Connor

Mr. WolffBen Affleck, Anna Kendrick, J.K. Simmons, Jon Bernthal, Andy Umberger,  Cynthia Addai-Robinson, John Lithgow, Seth Lee, Jeffrey Tambor, Alison Wright, Gary Basaraba, Fernando Chien, Daeg Faerch, Ron Yuan, Gregory Alan Williams, Mary Kraft.

Bon film à sensations avec un expert comptable autiste qui est aussi tueur professionnel, avec une révélation finale, qui si elle est sympathique, fait un peut too much et ridiculise un peu tout ce qui a précédé.
Le film mêle le film d'enquête, le film de gangsters, le film d’espionnage, le biopic, le tout habilement agencé pour servir un déroulé qui se laisse suivre de bout en bout. Le film est efficace, bien dosé et bien écrit: chaque personnage possède sa caractérisation et sa contribution importante à la progression dramatique. Même l'inexpressif Ben Affleck s'en sort bien, même si son personnage est plutôt inexpressif!



mardi 15 mars 2016

La Prochaine Fois Je Viserai Le Coeur (2015) de Cédric Anger




Avec Guillaume Canet, Ana Girardot, Jean-Yves Berteloot, Patrick Azam, Arnaud Henriet, Douglas Attal, Pierick Tournier, Alexandre Carriere.

La prochaine fois je viserai le coeur - DVDUn film de tueur en série qui nous montre le coupable de suite, un gendarme, qui enquête sur ses propres crimes tout en narguant la Gendarmerie et donc ses collègues. Le tueur, Guillaume Canet, très bon, tue des jeunes filles. Le film n'explique pas pourquoi ni ne montre pas l'intérieur de la tête de notre psychopathe (comme auraient pu le faire certaines productions). Cédric Anger nous montre sa difficulté à vivre, son comportement, son rapport à la nature, son rapport aux femmes ou son rapport à la famille. Ce dernier n'étant pas très développé (la relation avec les parents) si ce n'est que les rapports qu'il entretien avec son jeune frère.
Drame et enquête policière à l'envers, mais pas trop, permettent à ce film de peindre la vie minable et terne du tueur, le film ne prenant pas parti sur lequel est la conséquence de l'autre. Le film n'évite pas l'horreur (les meurtres) mais n'est pas complaisant.
Très bonne direction d'acteur, en particulier sur les seconds rôles, avec une remarquable prestation d'Ana Girardot.


vendredi 11 décembre 2015

Un Homme Très Recherché (A Most Wanted Man, 2014) de Anton Corbijn

Avec Philip Seymour Hoffman, Rachel McAdams, Grigoriy Dobrygin, Willem Dafoe, Robin Wright, Homayoun Ershadi, Nina Hoss, Daniel Brühl, Franz Hartwig.
Le film d'espionnage, sans séquence d'action qui s'intéresse plus aux flics, qu'aux méchants traqués (des terroristes ici). Grosse distribution pour ce film en mineur, pas passionnant. Mais qui évite l'arsenal technologique usuel de ce genre de production. Et qui évite aussi les poursuites et autres fusillades et séquences à tôles froissées, clichés aussi de ce genre de production.
Sa qualité est le mystère que garde le personnage de Philip Seymour Hoffman, dont on ne comprend pas les motivations, et qui se fait doubler à la fin, alors que pendant tout le film il est montré comme ayant les bonnes intuitions. La fin est à ce titre peu crédible, sauf si c'est tiré d'une histoire vraie.

lundi 2 novembre 2015

Le Casse du Siècle (Flawless, 2007) de Michael Radford

Avec Demi Moore, Michael Caine, Lambert Wilson, Nathaniel Parker, Shaughan Seymour, Nicholas Jones, David Barrass, Joss Ackland.

Le typecasting existe aussi au Royaume-Uni. Michael Caine joue toujours des personnes à retournement, torve, avec une idée derrière la tête, et ce depuis Le Limier (Sleuth, 1972) de Joseph L. Mankiewicz et beaucoup d'autres films où il a interprété: il a souvent était distribué pour ça. Donc nous ne sommes pas surpris du retournement de l'histoire, contrairement à Demi Moore.
Demi Moore est d'ailleurs une bonne raison de visionner ce film: elle est plutôt rare, et elle accroche bien la lumière.
Sinon cette production est techniquement parfaite, avec de beaux décors, de beaux costumes et une belle lumière. Avec un côté enquête, qui maintient éveillé pour comprendre comment le butin a pu disparaître. Un beau livre d'images, assez impersonnel, mais agréable.

jeudi 18 juin 2015

Drug War (2012) de Johnnie To

Avec Louis Koo, Honglei Sun, Yi Huang, Michelle Ye, Cheung Siu Fai, Wallace Chung, Guo Tao.

Ce To là est inhabituel. Ce n'est pas un film urbain qui se déroule la nuit, mais l'on parcourt la Chine en plein jour à la poursuite de trafiquants de drogue. C'est donc plutôt une variante de road movie auquel on a droit avec filatures et enquête pour remonter la source de l'organisation. Tout en voyageant dans la Chine de nos jours (voiture, train à grande vitesse). Où dans la ville moderne les caméras sont de partout ainsi que l'utilisation d'un arsenal technique très développé coté policier. Le film fonctionne parfaitement et l'enquête se laisse regarder. Avec des éléments que l'on a peu l'habitude de voir dans un polar: toute la séquence avec les trafiquants sourds et muets par exemple; ou alors le nihilisme de la séquence finale; ou la séquence de l'échange des sacs entre les véhicules pendant que le feu est au rouge. Le film regorge d'idées comme celle-ci.
D'ailleurs le film surprend dans ce final où littéralement tout le monde meurt pendant une longue fusillade. Les méchants et les policiers, y compris un des trafiquants qui a aidé la police pendant tout le film dans un arc dramatique qui nous fait croire qu'il a changé de camp pendant une bonne partie du film. Il n'y a aucun survivant.
Au total, un bel objet, moins violent que les polars urbains de To, mais très bien scénarisé.

vendredi 5 juin 2015

L'Affaire SK1 (2013) de Frédéric Tellier

Avec Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet, Michel Vuillermoz, Christa Teret, Thierry Neuvic, William Nadylam, Mariane Denicourt.

Bonne surprise que ce policier qui peint l'histoire de Guy George violeur et tueur en série de jeunes femmes à Paris.
Le film accroche le spectateur par sa progression qui n'est pas chronologique, mais qui commence par le procès puis des va et viens (flash-back multiples, flash forwards, ellipses). Beau travail d'écriture et de montage qui permet au film de rester captivant de bout en bout. Beau travail choral des acteurs où il n'y en a pas un qui domine, mais un ensemble d'acteurs (Personnaz, Baye, Gourmet, Vuillermoz). Avec un formidable Adama Niane qui crève l'écran. La révélation du film.
Le film montre la progression de l'enquête et ses mauvaises pistes. Mais aussi l'évolution de la loi. Le fonctionnement de la police. Mais aussi les avocats qui s'occupent du tueur pendant son procès. Jusqu'à la musique qui reste bien utilisée, avec parcimonie, et qui n'est pas une surcharge lourdingue (voir les films étatsuniens).
Une des forces du film est de rendre pitoyable Guy George, presque émouvant. Et de montrer que s'il n'avait pas avoué, les preuves n'étaient pas suffisantes pour l'accuser. Ce qui fait froid dans le dos.
Il donc encore possible de faire de bons films policiers en France.

jeudi 26 décembre 2013

L'ASSASSIN HABITE AU 21 (1942) DE HENRI-GEORGES CLOUZOT



Avec Pierre Fresnay, Suzy Delair,  Pierre Larquey,  Noël Roquevert, Jean Tissier, Raymond Bussières.

Très bonne surprise que ce film policier… La date de réalisation du film n'est pas préjudiciable à sa dégustation. C'est un film enquête qui compte la traque d'un tueur en série qui signe "Duran" ses crimes. Le film de tueur en série ne date donc pas des années 90.
Suzy Delair et Pierre Fresnay sont très bons. Les dialogues et les relations au sein du couple Fresnay/Delair font assez modernes (voir la scène étonnante des points noirs!) et dégagent une certaine fraicheur.
À partir du moment où le film se déroule au 21, dans la pension, le film change un peu et devient tout aussi intéressant. Il y a plus de personnages, tous quelque part passionnants tout en étant à la limite de paraitre exagérés. Jusqu'à la révélation finale, qui donne aussi un sel supplémentaire au film.
La force du film n'est pas dans l'horreur des crimes commis ni dans l'horreur de scènes de crimes (spécialité des films des années 90). Les meurtres sont assez elliptiques.  Le film se situe plutôt dans la peinture des personnages suspects (ceux qui occupent la pension au 21), dans les dialogues qu'ils échangent entre eux ou avec Pierre Fresnay qui se fait passer pour un pasteur.

jeudi 28 novembre 2013

DERNIER DOMICILE CONNU (1969) DE JOSE GIOVANNI



Avec Lino Ventura, Marlène Jobert, Michel Constantin.
Très bonne surprise que ce polar qui mélange le film d'enquête (retrouver un témoin clé pour un procès) et le film de potes: Lino Ventura et Marlène Jobert qui mènent l'enquête, Ventura étant le vieux policier très expérimenté, mais sur la touche et Jobert la jeune recrue, tous deux étant assignés à la recherche de ce témoin clé (que personne ne trouve depuis plusieurs années de recherche).
A ajouter au film, la ville de Paris dont les décors des années 60 donnent un caché réaliste au film: le film a été visiblement tourné en décors naturels et par moment dans la foule parisienne elle-même.
Le film se permet une longue exposition où Ventura est présenté comme policier un peu brutal, mais bon policier jusqu'à sa chute (il se retrouve dans un commissariat de quartier).
Un très bon polar dont une des autres qualités est le joli minois et le charme de Marlène Jobert.

mardi 12 novembre 2013

JEUX DE POUVOIR (2009) DE KEVIN MACDONALD



Un suspense politique un peu fade et mollasson. Fade à tel point que quelques jours après l'avoir visionné il est difficile de s'en souvenir… Je me souviens juste de Russell Crowe obèse et moche. À oublier.