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dimanche 29 septembre 2024

Locked In (1h36, 2023) de Nour Wazzi

Avec Famke Janssen, Rose Williams, Alex Hassell, Anna Friel, Finn Cole, Georgia Thorne, Toby Ryan,  Karl Collins, Lesley Molony, Chris Hallaways, Rachel Holifield, Cameron Robertson.

Encore un scénario Netflix complètement exempt d'originalité, qui a déjà été fait mainte et mainte foi. Le streaming et les algorithmes conduisent à un manque d'originalité patent, à une uniformisation des schémas dramatique, c'est consternant. Y compris pour la structure en flashbacks, qui semble être un obligatoire des cahiers des charges Netflix.

Par contre si l'on sort de congélation de plus de soixante ans, le film peut fonctionner, bien que tarabiscoté, invraisemblable et peu crédible, surtout dans son dernier tiers où revirements s’enchaînent pour une escalade du drame. Et ceci, malgré que le type casting nous indique dès le départ que Alex Hassel est le méchant : il est barbu et porte des lunettes. Mais les trois actrices principales font le job. Il faut reconnaître que la direction d'acteur fonctionne : Nour Wazzi connait son métier.

Mais il nous manque cruellement de la perversion, alors que le scénariste pense sûrement avoir conçu quelque chose de machiavélique, c'est à dire de rusé et perfide. Mais le post-modernisme ne peut plus se contenter de cela, il faut de l'autodérision (absente ici) ou de la perversité (pareillement). Ce genre de flm repose soit sur un schéma dramatique particulièrement torve ou sur un méchant charismatique, amusant ou délicieusement pervers, absent ici (normal car le schéma dramatique fait en sorte de maintenir le plus longtemps possible caché la source du mal).

Bande-annonce Locked In

dimanche 14 février 2021

Bons Baisers Du Tueur (The Postcard Killings, 1h44, 2020) de Danis Tanovic

Avec  Jeffrey Dean Morgan, Famke Janssen, Cush Jumbo, Joachim Król, Steven Mackintosh, Denis O'Hare, Naomi Battrick, Ruairi O'Connor, Eva Röse, Lukas Loughran, Sallie Harmsen, Orla O'Rourke, Christopher Pizzey, Tim Ahern,

Ces baisers du tueur constituent une bonne série B sur le canevas d'un tueur en série qui est recherché par les polices européennes, et par un flic étatsunien dont la fille est une des premières victimes. La particularité du tueur est qu'il compose des sculptures avec les corps des personnes qu'il assassine. Le cheminement de l'enquête à travers l'Europe et les différentes polices des différents pays européens parcourus par les crimes est accompagné par une enquête officieuse du flic américain. La narration voyage donc beaucoup avec beaucoup de décors entre l'Angleterre, la Hollande, l'Allemagne, etc., et les polices de ces différents pays.


L'enquête révèle petit à petit que le tueur est en fait un couple. Et la narration nous oriente vers deux couples possibles. Avec une surprise bienvenue (la narration arrive à tromper le spectateur de manière adroite) qui oriente vers un seul de ces couples.

La difficulté des enquêteurs est d'identifier les motifs des meurtres puis l'histoire converge vers une résolution, mais une possibilité de suite est évoquée, ce qui est ridicule pour un produit comme celui-ci.


L'ensemble est efficace et correct sans être extraordinaire. Il y a un certain classicisme dans le savoir-faire qui est plutôt intéressant et qui donne l'impression que d'un travail correct, d'une belle photographie, et d'une ambition honnête sans être originale ni être renversante. Dani Tanovic a réalisé un film qui avait fait son petit effet au début des années 2000, No Man's Land (2001).


L'acteur principal, Jeffrey Dean Morgan, est un habitué des séries. Il est convaincant dans une prestation psychologique tout à la fois rentrée et exacerbée. 

 

Bons baisers du tueur Poster
 

lundi 11 janvier 2016

Taken 3 (2014) de Olivier Megaton

Avec Liam Neeson, Forest Whitaker, Famke Janssen, Maggie Grace, Dougray Scott, Leland Orser, Don Harvey, Sam Spruell.

Ce troisième épisode est un peu longuet (1h49 pour un film creux). Son unique intérêt est le personnage de Forest Whitaker, qui dilue la sauce. Le typecasting fait encore des dégâts: Dougray Scott est forcément le méchant, dès son apparition; aucune surprise concernant son personnage. Consternant.
Cette franchise est devenue un film d'action lambda, pas déshonorant et de qualité, mais sans point de vue le discriminant et le rendant unique, voire intéressant. Un film pour après-midi pluvieux et personnes somnolentes.

lundi 10 mars 2014

Taken (2008) de Pierre Morel

Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen, Olivier Rabourdin.

Revoir cette bessonnerie après sa suite (Taken 2) est intéressant. Il apparaît que ce premier film est plus violent, plus sec, plus brutal: le personnage de Liam Neeson est assez antipathique finalement; il ne se préoccupe que de sa fille et n'aide nullement les autres filles. Le film est porté par Liam Neeson qui apporte son talent d'acteur et son charisme au personnage.
Le fait que le policier français soit ripou, ou le fait qu'il s'en sort toujours (logement, moyen de transport, argent) marque le film et le met dans la catégorie série B.Sans parler des méchants, albanais et arabe pour le méchant final.
C'est un bon exemple de la veine thriller, espionnage et technologies, dont le patron est la franchise Jason Bourne, mais sans la sophistication. Peut-être qu'ici il y a plus de sordide, que l'on ne trouve pas dans l'autre franchise.

mercredi 26 février 2014

TAKEN 2 (2012) DE OLIVIER MEGATON

Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen.



Le film reprend là où le premier se termine. Avec une inversion: c'est Liam Neeson qui est kidnappé. Pas pour longtemps bien sûr.
Le film reprend le filmage institué par la franchise Jason Bourne avec caméra à l'épaule, et le sur-découpage. Et ce brillamment. Le montage est sec et ne laisse aucun répit au spectateur: pas le temps de s'ennuyer. Il faut dire que le personnage est très fort et se sort de toute situation et retrouve facilement quelqu'un dans une ville qu'il ne connait pas (ou peu, mais certains vont surement dire qu'il l'a étudiée pour son travail de garde du corps, prétexte pour son déplacement à Istanbul). Trop fort. Et l'utilisation des décors fonctionne (beaucoup de belles vues d'Istanbul): ils sont exploités pour les poursuites (course à pied, voiture).
Dans son genre, c'est de la belle ouvrage.
Comme souvent dans ce genre de série B, les méchants sont assez caricaturaux.
Quel pourra être le sujet du troisième volet?