Affichage des articles dont le libellé est Cameron Mitchell. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cameron Mitchell. Afficher tous les articles

dimanche 18 juin 2023

Hombre (1h51, 1961) de Martin Ritt

Avec Paul Newman, Fredric March, Richard Boone, Diane Cilento, Cameron Mitchell, Barbara Rush, Peter Lazer, Margaret Blye, Martin Balsam, Skip Ward.

Un film très long : beaucoup de plans (par ailleurs très beaux avec James Wong Howe à la photographie, mais aussi avec de beaux paysages) pourraient être coupés plus tôt. Il contient 30 minutes de trop : son scénario de série B pourrait donner un film de 80 minutes, ce serait largement suffisant.

Le film ne suscite aucune empathie : le personnage de Paul Newman est antipathique, et son interprétation mutique permanente avec la mâchoire serrée et les yeux plissés parait ridicule. Le méchant est simplement méchant. Tous les personnages sont plus ou moins antipathiques : ce doit être un choix délibéré de Martin Ritt, nous comprenons bien.

La progression est lente et nous nous moquons de ce qui peut arriver aux personnages, que ce soit les otages, les fuyards, les poursuivants ; ils nous sont tous indifférents.

Il est criard qu'un scénario de série B comme celui-là aurait nécessité un metteur en scène qui traite cela avec nervosité et énergie, et pas de manière languissante comme c'est le cas. Un film qui manque cruellement de nerf, qui ennuie et qui endort. À la limite, un tel sujet traité à la manière d'un Sergio Leone aurait été plus intéressant : les exagérations de cadrage et montage auraient donné du piquant ou du brio et auraient masqué la mollesse.

Hombre

mercredi 12 mai 2021

Le Flic Se Rebiffe (The Midnight Man, 1h57, 1974) de Roland Kibbee et Burt Lancaster

Avec Burt Lancaster, Susan Clark, Cameron Mitchell, Morgan Woodward, Harris Yulin, Robert Quarry, Joan Lorring, Lawrence Dobkin, Ed Lauter, Mills Watson, Charles Tyner, Catherine Bach.

Burt Lancaster campe un policier à la retraite qui sort de prison, qui pour gagner sa vie prend le job de gardien de nuit dans l'équipe de nuit d'une faculté, introduit par un copain flic qui lui aussi s'est converti. Il prend son travail très au sérieux. Ainsi que ses visites à son agent de probation, Susan Clark, qui ne lui est pas indifférente, et réciproquement. Mais un meurtre survient sur le campus et il se retrouve à mener sa propre enquête. L'histoire faisant se croiser les politiques locaux, la police locale qui mène aussi son enquête et qui ne veut pas de ce flic à la retraite, ses collègues, et les jeunes étudiants, hippies ou pas, et son officier de probation qui va se retrouvée mêlée à tout cela.

Le film contient peu de séquences d'action et construit sa narration sur de multiples personnages. Le film policier au ton très années soixante-dix fonctionne parfaitement bien : bon scénario qui mélange tous ses personnages qui se révèlent ne pas être ceux que l'on imagine, littéralement, où seul Burt Lancaster se révèle être un personnage positif et fiable. Tous les autres se révèlent avoir un double jeu, calculateurs et ayant un autre agenda que ce qui nous est montré.
Le film reste intéressant et possède sa propre tonalité malgré ses quarante-cinq ans.
 
Le Flic se rebiffe [Blu-ray]

mercredi 11 novembre 2020

Le Jardin Du Diable (1954, 1h40) de Henry Hathaway

Avec Gary Cooper, Susan Hayward, Richard Widmark, Hugh Marlowe, Cameron Mitchell, Rita Moreno, Víctor Manuel Mendoza.

Le film parfait. Henry Hathaway signe (avec l'aide de son scénariste Frank Fenton; le film dispose de dialogues qui font mouche) un chef-d'oeuvre du genre. Cinq personnages pour une narration parfaite, où chacun des personnages se dévoile petit à petit et surtout évolue en dehors des préjugés que le spectateur pourrait leur attribuer.

L'histoire est simple: Susan Hayward demande de l'aide pour aider à sortir son mari enseveli dans sa mine d'or. Et elle est prête à payer. Elle trouve trois gringos (nous sommes au Mexique) coincés là, car le bateau qui les transportait à un problème technique, et un Mexicain du cru. Ils acceptent de venir avec elle, contre rémunération (l'idée de "mine d'or" peut rendre gaillard). Pour revenir ensuite et repartir sur leur bateau. Sur les trois gringos, nous avons Gary Cooper dans le rôle du penseur qui possède la maturité, l'expérience et la sagesse. Il y a Richard Widmark, joueur professionnel, qui fait confiance au hasard. Et  Cameron Mitchell, le "jeune", immature, qui monte vite dans les tours, qui aura droit à sa correction, mais qui restera stupide.

Le chemin de ne sera pas de tout repos: tout cela se déroule en territoire indien (des Apaches), qui sont dans une période où ils veulent se faire du blanc ou du mexicain. Le chemin aller, vers la mine et le mari prisonnier sous les éboulis, sera la préparation des drames potentiels  et la caractérisation progressive de chacun des personnages. Le chemin retour sera celui de l’accélération dramatique et la révélation de chacun avec l'affrontement avec les Indiens et la résolution des micros conflits dramatiques entre chacun des personnages.

La musique de Bernard Hermann est par moment de grande qualité: elle renforce habilement certaines séquences.

Une des grandes qualités du film est aussi sa  photographie et les décors naturels magnifiques qui sont ceux d'un film de jungle et des décors de montagnes et roches volcaniques, et qui pourraient plus faire penser au King Kong de Cooper et Schoedsack qu'aux westerns de John Ford (soit dit en passant, il ne s'est absolument rien passé dans l'Utah sur le plan historique). Ce corpus d'images donne au film une densité, magnifié par le Cinémascope.

Une belle fable et un grand film.

 Le Jardin du Diable [Blu-Ray] [Édition Spéciale]


vendredi 2 novembre 2012

Comment Epouser Un Millionnaire (1953) de Jean Negulesco

Avec Betty Grable, Marilyn Monroe, Lauren Bacall, David Wayne, Rory Calhoun, Cameron Mitchell, Alexander D'Arcy, Fred Clark, William Powell.


Bande-annonce Comment épouser un millionnaireUn des premiers films tournés en Cinémascope il me semble (le film a été tourné en 1953). Production MGM oblige: décors de studio et peintures murale pour représenter les décors extérieurs, et beaucoup de transparences. Ce qui donne un coté kitsch très prononcé au film. Pas dénué de charme.
Ensuite, le cinémascope étant un format large, nous avons en permanence des scènes ou des séquences qui utilisent l'espace de l'écran, et donc une composition de l'image distribuée sur toute la largeur de l'écran (dans l'esprit "tu l'as vu mon format large"; voir le prologue insipide avec l'orchestre), et aussi avec un certain nombre de panoramiques ou de mouvements pour bien montrer la largeur.
Bon , l'histoire, l’ingénierie sociale des personnages est très très datée.
De même la crédibilité: Lauren Bacall qui s'obstine à repousser un millionnaire qu'elle pense être un pompiste alors qu'il peut se payer manifestement des choses de son standing.
Marilyn est mignonette en blonde myope un peu cruche.
Grâce à l'ensemble de ses défauts, une curiosité.