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jeudi 26 décembre 2013

LA MAIN DU DIABLE (1943) DE MAURICE TOURNEUR



Avec Pierre Fresnay, Noël Roquevert, Pierre Larquey, Josseline Gael, Marcelle Rexiane, Guillaume de Sax, Palau,  André Gabriello.

Il s'agit bien de l'histoire de la main gauche du Diable, qui se retrouve greffée au bras de l'individu qui accepte un pacte qui lui apportera succès et gloire. Un de ces individus, peintre raté, se retrouve avec cette main, en profite (gloire, talent, argent, femme) puis essaie de s'en séparer ou de la ramener à son possesseur initial (il doit retrouver une tombe où il y a plusieurs siècles la main a été retirée d'un corps).
Ceci étant dit, le film visionne de bout en bout, avec au moins un moment d'anthologie (quand Fresnay est face aux personnes en tenue de carnaval vers la fin, les anciens possesseurs de la main: séquence fantastique et presque terrifiante).

L'ASSASSIN HABITE AU 21 (1942) DE HENRI-GEORGES CLOUZOT



Avec Pierre Fresnay, Suzy Delair,  Pierre Larquey,  Noël Roquevert, Jean Tissier, Raymond Bussières.

Très bonne surprise que ce film policier… La date de réalisation du film n'est pas préjudiciable à sa dégustation. C'est un film enquête qui compte la traque d'un tueur en série qui signe "Duran" ses crimes. Le film de tueur en série ne date donc pas des années 90.
Suzy Delair et Pierre Fresnay sont très bons. Les dialogues et les relations au sein du couple Fresnay/Delair font assez modernes (voir la scène étonnante des points noirs!) et dégagent une certaine fraicheur.
À partir du moment où le film se déroule au 21, dans la pension, le film change un peu et devient tout aussi intéressant. Il y a plus de personnages, tous quelque part passionnants tout en étant à la limite de paraitre exagérés. Jusqu'à la révélation finale, qui donne aussi un sel supplémentaire au film.
La force du film n'est pas dans l'horreur des crimes commis ni dans l'horreur de scènes de crimes (spécialité des films des années 90). Les meurtres sont assez elliptiques.  Le film se situe plutôt dans la peinture des personnages suspects (ceux qui occupent la pension au 21), dans les dialogues qu'ils échangent entre eux ou avec Pierre Fresnay qui se fait passer pour un pasteur.