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dimanche 12 octobre 2025

Play Dirty (2h05, 2025) de Shane Black

Avec Mark Wahlberg, LaKeith Stanfield, Rosa Salazar, Keegan-Michael Key, Chukwudi Iwuji, Nat Wolff, Gretchen Mol, Thomas Jane, Tony Shalhoub, Hemky Madera, Alejandro Edda. 

Shane Black est de retour. Nous aimons la verve de ses personnages, c'est-à-dire ses dialogues. Ici au service d'une bande dessinée dans le milieu des gangsters et mafieux qui s'affrontent autour d'un magot et du casse du siècle. Emballé avec une multitude de séquences d'actions avec des tonnes de tôles froissées ; c'est un festival de pyrotechnie, avec une quantité importante de CGI porn dont la patine évoque le dessin animé, tout comme l'ensemble du film.

Tout ceci n’est pas nouveau, mais la dynamique des personnages, leur bagout et la violence rendent l'ensemble amusant. Le style est l'irréalisme et la bande dessinée. Tout y est invraisemblable. Le nombre de morts violentes est impressionnant et fait sourire ; c'est une violence déréalisée, gratuite et perpétuelle, exagérée. Le taux de mortalité est très élevé dans ce film. La vie humaine individuelle ne compte pas, comme dans le monde communiste, c'est le collectif qui compte.
Le personnage de Mark Wahlberg n'est pas particulièrement intéressant ni sympathique. Il est juste un prétexte. Ceux qui le sont sont ceux qui l'entourent. C'est un film de bande, de collectif.
Il manque au film de la subversion : c'est son principal défaut, il est très académique dans ses thèmes. Sous des impressions de film cool et décalé, ce qu'il n'est pas. Mais dans son genre, c'est brillant. 
poster du film Bande-annonce Play Dirty 

jeudi 4 juin 2020

Uncut Gems (2019) de Benny Safdie et Josh Safdie

Avec Adam Sandler, Keith William Richards, LaKeith Stanfield, Julia Fox, LaKeith Stanfield.

Uncut Gems
Le film dispose d'une énergie phénoménale incarnée à la fois par le personnage principal interprété par Adam Sandler (à des années-lumière de ses interprétations dans ses comédies où il interprète en générale un personnage mou) et une caméra en suivi de tout ce qui arrive au personnage d'Adam Sandler. Son personnage, un bijoutier accro aux jeux, dont la vie est une hystérie permanente entre son travail, sa femme et sa fille, sa maîtresse, ses employés, sa famille et ses clients.
Le film est phénoménal dans sa manière de gérer les différents personnages et leurs interactions avec Adam Sandler. Nous nous demandons régulièrement comment il va faire part se sortir d'une situation et enchaîne les bêtises de manière permanente, par des choix les options malheureuses. Ceci sans oublier son addiction au jeu et au pari.
Les réalisateurs aiment ce personnage entièrement responsable de ce qui lui arrive.
Le film est comme une tornade dont le centre est ce petit bijoutier. La forme est une caméra à l'épaule immergée au sein de chaque scène. Le film contient le côté électrique et survolté de New York - nous pouvons nous demander si c'est toujours l'urgence typiquement new-yorkaise qui est le moteur du film. Un film sur l'urgence donc. Sur l'urgence auto générée.