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dimanche 14 mars 2021

The Ridiculous 6 (2015, 1h59) de Frank Coraci

 Avec  Adam Sandler, Terry Crews, Jorge Garcia, Taylor Lautner, Rob Schneider, Luke Wilson, Nick Nolte, Will Forte, Steve Zahn, Harvey Keitel, Jon Lovitz, Danny Trejo.

Un western écrit par Adam Sandler, interprété par toute la clique des ses acteurs copains, vus dans ses films précédents, et ses films à venir, avec en prime ici Nick Nolte et Harvey Keitel pour des seconds rôles aux apparitions éphémères. Pour une histoire autour de la famille, comme toujours chez Adam Sandler, ici un père et ses fils, tous demi-frères, chacun étant plus ou moins débile. Ces enfants qui recherchent leur père, qui est un hors-la-loi peu recommandable (Nick Nolte), qu'ils finiront par retrouver.  Ce canevas est mixé à des gags scatologiques, des dialogues débiles (parce qu’énoncés par des personnages débiles), un message pro-indien par soustraction (les seuls personnages normaux du film sont des indiens) sur une durée de cent vingt minutes. Nous imaginons que Netflix donne carte blanche à ses réalisateurs. Ici le gestionnaire de plateau, Franck Coraci, lui aussi du clan Adam Sandler, et donc au service de sa star.

Nous restons subjugués de tant de moyens et d'efforts (le cotés western et les productions values sont au top) pour produire un film qui va mélanger des éléments scatologiques à des éléments que l'on trouverait dans un western pro-indien.

Le film contient quelques gags épars qui sont réussis, ainsi que des éléments humoristiques qui fonctionnent. Mais l'ensemble parait long. Car l'histoire est trop ambitieuse et pas assez excessive dans ses outrances et dans ses gags. Et bien sûr forcément, car la durée de deux heures est excessive.

The Ridiculous 6 Poster

mardi 30 mai 2017

Tu Ne Tueras Point (2016) Mel Gibson

Avec Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer, Sam Worthington, Luke Bracey, Hugo Weaving, Rachel Griffiths, Ryan Corr,  Damien Thomlinson, Luke Pegler, Matt Nable, Richard Roxburgh, Nathaniel Buzolic, Goran D. Kleut, Firass Dirani, Ori Pfeffer, Ben  O'Toole, Nico Cortez, Robert Morgan, Milan Pulvermacher.

Le film est découpé en plusieurs phases. La première consiste à nous montrer la vie de notre futur objecteur de conscience, ses croyances religieuses, son environnement familial, bref  du travail de reconstitution, mais aussi ses aventures sentimentales.
Tu ne tueras point
La deuxième phase c'est son enrôlement dans l'armée américaine (les japonais viennent d'attaquer Pearl Harbor) pour servir sa patrie tout en refusant de tuer (sa religion lui interdit), de toucher ou de porter une arme. Évidemment lorsque l'on est militaire, ne pas pouvoir toucher où tirer avec une arme paraît un peu bizarre. Nous retrouvons ici l'organisation typique du film de soldats avec les harcèlements et autres joyeusetés de ce genre de film.
Puis le film ensuite se tend en passant dans une troisième étape qui se déroule pendant la guerre sur la conquête de l'île d'Okinawa. Et là le film prend une autre dimension, et sort de la reconstitution de qualité et d'un certain académisme, pour basculer et retrouver la violence  et le masochisme que nous aimons dans le cinéma de Mel Gibson.
Il faut dire aussi que l'histoire de ce personnage, de cet objecteur de conscience, est assez étonnante vu qu'il va passer une partie de son temps en tant qu'infirmier, à sauver ses camarades blessés, mutilés ou sur le point de mourir.  Le film nous donne droit à des batailles d'une violence extrême. Ce n'est pas nouveau chez Mel Gibson nous l'avons déjà vu à plusieurs reprises.  Avec un réalisme  et une qualité de reconstitution que nous imaginons, être très précis. Mel Gibson confirme qu'il est dans le groupe des réalisateurs étatsuniens les plus intéressants. Le film parcourt les interrogations et préoccupations que l'on avait dans ses autres films.