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mardi 21 avril 2026

Le Relais De L'Or Maudit (Hangman's Knot, 1h21, 1952) de Roy Huggins

Avec Randolph Scott, Donna Reed, Claude Jarman Jr., Frank Faylen, Glenn Langan, Richard Denning, Lee Marvin, Jeanette Nolan.

Cela commence comme un western, avec la diligence, les espaces arides, puis il y a une bascule dont l'argent est le moteur, et le film continue de nuit dans un relais où les preneurs d'otages de la diligence sont assiégés par des gens, eux aussi motivés par l'argent (l'or du titre). L'argent est le prétexte. Cela permet à Roy Huggins de construire un film Noir où les kidnappés affrontent les kidnappeurs, et où ceux-ci affrontent ceux qui les assiègent. Les caractères et personnalités se manifestent au cours des évènements.

Le film n'épargne pas le spectateur : tentative de viol, lynchage par pendaison, couardises et trahisons. Le scénario de Roy Huggins est dense, égrenant ses rebondissements régulièrement. Et tout cela en 81 minutes ! C'est une production Harry Joe Brown et Randolph Scott de très bonne qualité, avec un scénario qui pourrait être transposé dans de multiples univers. À noter que Roy Huggins est surtout très connu pour sa carrière de scénariste pour des séries télévisées, et que celui-ci est le seul sur lequel il est crédité de metteur en scène.

Du côté de la distribution, Donna Reed domine dans un personnage qui possède de la substance. À noter que le titre original, "le nœud du pendu" est un titre intéressant, et est bien une composante de la noirceur du film. 

 Le Relais de l'or maudit [Édition Collection Silver] [Blu-ray]

 

dimanche 25 décembre 2022

California Terre Promise (California, 1h37, 1947) de John Farrow

Avec Ray Milland, Barbara Stanwyck, Barry Fitzgerald, George Coulouris, Albert Dekker, Anthony Quinn, Frank Faylen, Gavin Muir, James Burke, Eduardo Ciannelli, Roman Bohnen, Argentina Brunetti.

Magnifique western et superbe découverte. Le film contient son lot de scènes téléphonées (la relation entre Barbara Stanwyck et Ray Milland) et prévisibles, mais tout coule naturellement. Le film contient aussi des éléments historiques intéressants (la naissance de la Californie), un Technicolor magnifique et un ensemble de personnages secondaires plus fouillés que la moyenne: Barry Fitzgerald en philosophe qui cite la bible et le bon sens, George Coulouris en personnage fiévreux et amoureux touchant, Anthony Quinn dans un rôle très court, mais substantiel.

Quant au personnage de Ray Milland, ce n'est pas le héros de western standard. Il est souvent battu (frappé). Il est victime des évènements et n'est pas le moteur de l'histoire. Mais son personnage fonctionne, grâce à son passé et grâce à Barry Fitzgerald! 

Le film montre très bien la médiocrité des pudibonds à travers la manière dont ils traitent l'indépendante et ambitieuse Barbara Stanwyck. Barbra Stanwyck est lumineuse et sa relation avec Ray Milland tout au long du film reste intéressante de bout en bout, même si très téléphonée voire à la limite du ridicule. Mais finalement cela fonctionne et lorsque cela se conclut le spectateur n'est que plus satisfait.

Le le film est exempt de tout sentimentalisme. Cela en fait un film étonnant qui progresse vite, dense, et en 97 minutes. Le film possède des dialogues très riches et très au-dessus de la moyenne qui servent à la fois immédiatement dans la scène, mais aussi qui portent un sous-texte très intéressant.
John Farrow visiblement adore les plans-séquences: le film en est parsemé. Ils servent très bien en général la situation et l'intrigue en amenant une certaine tension tout en étant fluide ou naturel.
 
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