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dimanche 28 mai 2023

Luther : Soleil Déchu (Luther : The Fallen Sun, 2h09, 2023) de Jamie Payne

Avec Idris Elba, Cynthia Erivo, Andy Serkis, Dermot Crowley, Thomas Coombes, Hattie Morahan, Lauryn Ajufo.

Idris Elba n'a toujours pas trouvé un film à sa stature. Il a beau trainer sa tête de chien battu, cela ne fonctionne pas. Ce n'est pas vraiment à cause de son interprétation. Le film est un ramassis d’invraisemblances : il n'est pas possible que des policiers se comportent comme cela. Il n'est pas possible de croire un seul instant à cette histoire. Sur un sujet de série Z, le film étire ses moyens sur plus de deux heures, sans aucune crédibilité.

Concernant la distribution, Andy Serkis en fait des tonnes ; il surjoue en permanence et semble en roue libre ; il n'est pas dirigé ou alors il faudrait qu'il prenne des cours de comédie. Il est vrai qu'il n'est pas aidé par son personnage, auquel il est impossible de croire une fraction de seconde.

Le final dans la neige est ridicule et fait basculer le film dans le grand Gignol involontaire. Une catastrophe.  

Bande-annonce Luther : Soleil déchu


samedi 20 février 2021

Cadavres A La Pelle (Burke & Hare, 1h31, 2010) de John Landis

Avec Simon Pegg, Andy Serkis, Isla Fisher, Tom Wilkinson, Tim Curry, Bill Bailey, Michael Smiley, Paul Davis, Christian Brassington, Gabrielle Downey, Stuart McQuarrie, Mike Goodenough, Jessica Hynes, David Schofield, David Hayman, Christopher Lee.

Pour alimenter une compétition entre deux écoles de médecine en Écosse au dix neuvième siècle, deux entrepreneurs improvisés (Simon Pegg, le romantique, et Andy Serkis, le vénal) alimentent celles ci avec des cadavres frais (ils tuent des gens dans les rues sombres d'Edimbourg) pour les dissections d'anatomie. Chaque cadavre ayant une valeur. Chemin faisant, le Roi, la pègre et la police se mêlent de la chose, pas pour les mêmes raisons.

Le dernier long métrage de John Landis convie humour et horreur. C'est son style et sa marque de fabrique pour certains de ces films les plus intéressants (Innocent Blood, 1992, Le Loup Garou De Londres, 1981). C'est un genre très spécifique et vraiment particulier, car il ne s'agit pas d'un humour basé sur l'autodérision ou de clins d'oeil au genre ou au spectateur. Mais bien de comédie d'horreur. Ou de film d'horreur avec de l'humour, pas facile à mettre en oeuvre.

Ici dans un film à costume. L'ensemble fonctionne. Le film a bénéficié de moyens (décors, costumes, distribution, maquillages et effets spéciaux) pour servir un bon scénario où chaque personnage fonctionne. Il s'agit d'un solide travail avec une narration qui fonctionne et qui ne nous ennuie pas. C'est suffisamment riche et varié (les deux scénaristes crédités ne sont pas des débutants) pour donner du fond à nos deux héros, mais aussi au personnage d'Isla fisher, l'amoureuse de Simon Pegg (leurs interactions sont bien écrites), et relancer la narration à intervalles réguliers au grè des perturbations de nos deux entrepreneurs. Et le tout en 90 minutes.

Cadavres à la pelle Poster

mardi 3 février 2015

La planète des singes - l'affrontement (2014) de Matt Reeves

Avec Andy Serkis, Jason Clarke, Gary Oldman, Keri Russell.

Déception pour ce deuxième volet du reboot de cette franchise. Le type-casting et la distribution sont catastrophiques : Gary Oldman qui fait un méchant (acteur britannique, il a de grandes lunettes et une affreuse moustache) ce n'est plus possible et incroyable (c'est-à-dire qu'il n'est pas possible de croire à son personnage). Jason Clarke, impressionnant dans Zero Dark Thirty (et meilleur que celle que l'on commence à voir trop souvent) assure le minimum syndical sans brio. Les créatures numériques, même capturées avec motion control (il y a « trol » dans « control »), jouent mieux que les acteurs de chairs. Mention spéciale à l'Orang-Outang, mâle ou femelle, ce n'est pas caractérisé, mais impressionnant. Donc une distribution déplorable.
La performance technique est bien là et les singes sont toujours impressionnants. Et leur manière de communiquer par gestes, comme les sourds, est excellemment réalisée et fait passer des informations de narrations et de caractérisation.
Mais les humains sont trop cons pour que nous y croyions.
Au total, dans le sous-gendre du film post-apocalyptique, au-delà de la perfection formelle indéniable (le film contient de beaux décors post apocalyptique, les singes), le film ne fait pas beaucoup peur et n'est pas un gros vecteur de tension. Dans le même genre le Je Suis Une Lègende de Francis Lawrence (d'ailleurs, à quand la suite – un des rares bons films de Will – je te tiens par la barbichette - Smith) était beaucoup plus impressionnant et contenait de bons moments de terreur. Espérons que le troisième volet remontera la pente. Notre préconisation aurait été de le confier à Bruno Dumont.
La Planète des Singes : L'Affrontement [Blu-Ray]

vendredi 9 novembre 2012

La planète des singes - les origines (Rise of the Planet of the Apes, 2011) de Rupert Wyatt

Avec James Franco, Andy Serkis, Karin Konoval, Terry Notary, Richard Ridings, Christopher Gordon, Devyn Dalton, Jay Caputo, Freida Pinto, John Lithgow, Brian Cox, Tom Felton.



Ce "reboot" de la planète des singes est bon. Au début il faut s'habituer à  l'utilisation du numérique (comparé aux maquillages du film de Franklin Schaffner) pour les singes. Au bout d'un moment cela fonctionne et on y croit.
Ici c'est le début: à la fin les humains sont décimés (pendant le générique de fin).
Le film utilise beaucoup de singes (chimpanzé, gorille, orang-outang) différents et il associe la franchise au virus et à l'expérimentation sur les animaux.
Même si on sent tout venir, le film est prenant et bien écrit pour cette montée en tension progressive via la prise de conscience et l'augmentation de l’intelligence des singes.
Un très bon thriller de science fiction.
La Planète des singes : les origines