Affichage des articles dont le libellé est Vince Vaughn. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vince Vaughn. Afficher tous les articles

dimanche 10 avril 2022

Le Monde Perdu (The Lost World: Jurrasik Park, 2h09, 1997) de Steven Spielberg

Avec Jeff Goldblum, Julianne Moore, Pete Postlethwaite, Arliss Howard, Richard Attenborough, Vince Vaughn, Peter Stormare, Vanessa Chester.

Outre le brio de la mise en scène de Steven Spielberg, le film recèle de multiples éléments qui le rendent passionnant.

D’abord, il s'agit d'un film de jungle, un vrai, qui n'est pas sans évoquer King Kong avec son bateau qui ramène  le T-Rex à la fin pour en faire une attraction de foire.

Ensuite le scénario qui gère ses rebondissements en séquences d'anthologie, mais aussi une multitude de personnages (beau travail de David Koepp, qui est potentialisé par l'histoire de Michael Crichton), avec une contribution importante grâce à son humour ironique du personnage de Jeff Goldblum; il aide grandement le film. Les autres personnages étant très fonctionnels. La séquence d'anthologie est celle qui implique les deux T-Rex et le camion qui tombe dans le vide. Séquence d'anthologie qui fonctionne dans sa durée avec ses multiples rebonds.

Du côté des effets spéciaux, qu'ils soient numériques ou devant caméra, pour donner des tyrannosaures impressionnants, ils assurent le spectacle et égaient l’œil. Et nous constatons que les effets devant caméras produisent quelque chose de plus impressionnant, plus carné, que les dinosaures tout numériques, qui finalement font toujours dessin animé, et font numériques. Mais ce n'est pas grave, car le King Kong (1933) de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack est une marionnette animée, et cela fonctionne parfaitement.

Le type casting fonctionne à merveille, ceux qui ne sont pas rasés, les chauves, les adipeux, les cheveux longs, les porteurs de lunette, meurent inexorablement. À l'exception de Pete Postlethwaite, qui est chauve et britannique, qui ne sera pas une victime du T-Rex, mais une victime de lui même. Bonne idée, car le personnage possède un peu d'empathie.

Le Monde Perdu : Jurassic Park [Blu-Ray]


lundi 23 novembre 2020

Seberg (2019, 1h42) de Benedict Andrews

Avec Kristen Stewart, Yvan Attal, Gabriel Sky, Vince Vaughn, Colm Meaney, Jack O'Connell, Anthony Mackie, Stephen Root, Victoria Barabas.

Le  mérite du film est de ne pas faire une hagiographie pour thuriféraires de Jean Seberg. Elle est montrée comme inconsciente, naïve, et manquant de maturité (vu sont âge ce n'est pas surprenant) voir complètement irresponsable. Le film raconte sa vie pendant sa fréquentation, et les conséquences sur sa vie,  d'un activiste copain de Malcolm X, ainsi que ses diverses adultères.

Le film ne parle malheureusement pas de ses choix de film, mais plutôt de ses engagements "politiques", pourrions-nous dire, même si parler d'engagement paraît un bien grand mot. À travers ceci le film dénonce le harcèlement du FBI dont elle a été victime et qui l'a obligé à s'exiler en Europe. 

Si le volet dénonciation fonctionne, le personnage est faiblement attachant par son inconséquence et donc ne suscite pas l'enthousiasme et aucune empathie.

Beau travail de Kristen Stewart qui semble croire à son personnage.

 Seberg Poster

vendredi 26 juin 2020

Section 99 (Brawl In Cell Block 99, 2017) de S. Craig Zahler

Avec  Vince Vaughn, Jennifer Carpenter, Don Johnson, Udo Kier, Marc Blucas, Dion Mucciacito, Geno Segers, Victor Almanzar, Tom Guiry, Willie C. Carpenter, Mustafa Shakir, Fred Melamed.

Bande-annonce Section 99S. Craig Zahler, pour son deuxième film, sort l'artillerie lourde. C'est un film Noir qui dans son dernier tiers est un film de prison et descend littéralement dans les tréfonds et devient un film d'horreur. Bref, pas de surprise, car tous ces genres sont présents dans ses films.
Nous y retrouvons les qualités de ces deux autres films, c'est-à-dire les personnages très travaillés qui possèdes une vraie consistance qui ont des problèmes d'argent et de famille qui sont des Américains plutôt moyen qui vivent dans des endroits affreux qu'on ne voit pas dans les grosses productions hollywoodiennes, et qui se retrouvent dans une descente aux enfers pour arriver à survivre où vivre ou trouver de l'argent. C'est Vince Vaughn et Jennifer Carpenter.
Parmi les qualités il y a encore ce sens incroyable des décors, ce sens de la composition des plans avec une utilisation de la profondeur de champ, et l'absence de mouvements de caméra, avec une bande-son très fouillée et assez peu de musique (elle est quand même présente par moment).
Autre qualité que l'on retrouve ici est le sens de la distribution pour chacun des personnages. Vince Vaughn, Jennifer Carpenter, Don Johnson, Udo Kier, etc. Il y a toujours un magnifique bestiaire d'acteurs chez S. Craig Zahler.
Dans sa dernière partie se déroulant dans la partie noire de la prison de haute sécurité, nous nous retrouvons dans des décors presque moyenâgeux, pas du tout réalistes, qui changent des parties précédentes qui avaient une dimension de documentaire, de réalité, que ce soit en dehors ou dans la prison. Ce passage dans une partie irréelle, inventée, est peut-être la seule faiblesse du film, qui passe dans une qualité plutôt liée à ses qualités de film gore.

dimanche 23 février 2020

Traîné Sur Le Bitume (Dragged Across Concrete, 2018) de S. Craig Zahler

Avec  Mel Gibson, Vince Vaughn, Tory Kittles, Michael Jai White, Thomas Kretschmann, Jennifer Carpenter, Laurie Holden, Don Johnson, Udo Kier.

Bande-annonce Traîné sur le bitumeAprès le western et le film de prison, S. Craig Zahler, qui aime visiblement les films de genre, s'attaque au Film Noir. Avec brio. Trainé Sur Le Bitume est l'anti-Marvel: de vrais personnages, un ancrage social et sociétal, des êtres de chair, de sang et de viscères, qui existent, et des partis pris artistiques. Comme le fait que chaque personnage, même secondaire, dispose de scènes le caractérisant et lui donnant une densité, avant que celui-ci n'entre en collision avec la ligne dramatique principale (incarnée par les deux flics interprétés par Mel Gibson et Vince Vaughn). Comme aussi ce choix de ne mettre aucune musique, si ce n'est la musique diégétique, et de travailler une bande-son très riche et précise. Comme l'intégration de multiples détails de la vie réelle que nous ne voyons que très rarement dans des films états-uniens : la lingette que tend Vince Vaughn à Mel Gibson qui vient d'uriner, enlever ses chaussures quand Mel Gibson rentre dans son appartement, comme les bruits de la mastication de Vince Vaughn dans la voiture pendant qu'ils font de la planque, comme l'otage qui a envie d'uriner dans la camionnette, et beaucoup d'autres exemples qui donnent un ancrage réel puissant.
Cette dimension réelle est plaquée sur une histoire de braqueurs que des policiers veulent à Blur tour braquer pour récupérer l'argent. Rien de nouveau de ce coté-là. Mais cet arc dramatique est enrichi par celui de Tory Kittles qui est le premier et dernier personnage que nous voyons.
La richesse du film vient aussi de l’ambiguïté du sujet : ces flics qui décident de voler l'argent d'un casse, n'ayant eux-mêmes pas beaucoup d'argent, dans un univers et des décors où la pauvreté et les difficultés de la vie sont présentes. Tendant d'expliquer, sans vraiment justifier. La justification étant donnée par le ras-le-bol du personnage de Mel Gibson.
La richesse du film vient aussi de ses multiples accès de violence, réalistes, gores, mais sans complaisance mais aussi de son duo de flics fatigués, usés par leur métier, minés par leur vie privée. Un ancrage dans le réel qui est devenu inhabituel. Le tout avec de gros acteurs, Mel Gibson, et Vince Vaughn.
Sur la forme, le film surprend par sa richesse des décors et l'exploitation qu'en fait le cadre pour chacun d'eux. Les plans dans les appartements sont composés et le format large leur donne une ampleur et une beauté, avec des caméras qui bougent très peu (quasiment aucun traveling ni paronymique).
Un chef-d’œuvre instantané.

dimanche 13 octobre 2019

Starsky Et Hutch (2004) de Todd Phillips

Starsky et Hutch PosterAvec Ben Stiller, Owen Wilson, Vince Vaughn, Snoop Dogg, Fred Williamson, Juliette Lewis, Jason Bateman, Amy Smart, Carmen Electra, Chris Penn, Brande Roderick, Molly Sims.

Ce film de Todd Philips est très sage (il réalisera plus tard la trilogie Very Bad Trip). Quelques moments sont réussis, mais le film manque de subversion, de délire. Le film est très respectueux de la série télévisée. Il amplifie des éléments connus ou sous-jacents des deux personnages principaux: par exemple, Starky amoureux de sa voiture, et le côté insouciant et peu respectueux  des lois de Hutch. Nous restons sur notre faim en suivant cette histoire très plan-plan des deux détectives catastrophes. Nous sourions et rions peu malgré tous les efforts de l'ensemble de la distribution qui fonctionne et qui est superbe pour la partie féminine.

mardi 30 mai 2017

Tu Ne Tueras Point (2016) Mel Gibson

Avec Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer, Sam Worthington, Luke Bracey, Hugo Weaving, Rachel Griffiths, Ryan Corr,  Damien Thomlinson, Luke Pegler, Matt Nable, Richard Roxburgh, Nathaniel Buzolic, Goran D. Kleut, Firass Dirani, Ori Pfeffer, Ben  O'Toole, Nico Cortez, Robert Morgan, Milan Pulvermacher.

Le film est découpé en plusieurs phases. La première consiste à nous montrer la vie de notre futur objecteur de conscience, ses croyances religieuses, son environnement familial, bref  du travail de reconstitution, mais aussi ses aventures sentimentales.
Tu ne tueras point
La deuxième phase c'est son enrôlement dans l'armée américaine (les japonais viennent d'attaquer Pearl Harbor) pour servir sa patrie tout en refusant de tuer (sa religion lui interdit), de toucher ou de porter une arme. Évidemment lorsque l'on est militaire, ne pas pouvoir toucher où tirer avec une arme paraît un peu bizarre. Nous retrouvons ici l'organisation typique du film de soldats avec les harcèlements et autres joyeusetés de ce genre de film.
Puis le film ensuite se tend en passant dans une troisième étape qui se déroule pendant la guerre sur la conquête de l'île d'Okinawa. Et là le film prend une autre dimension, et sort de la reconstitution de qualité et d'un certain académisme, pour basculer et retrouver la violence  et le masochisme que nous aimons dans le cinéma de Mel Gibson.
Il faut dire aussi que l'histoire de ce personnage, de cet objecteur de conscience, est assez étonnante vu qu'il va passer une partie de son temps en tant qu'infirmier, à sauver ses camarades blessés, mutilés ou sur le point de mourir.  Le film nous donne droit à des batailles d'une violence extrême. Ce n'est pas nouveau chez Mel Gibson nous l'avons déjà vu à plusieurs reprises.  Avec un réalisme  et une qualité de reconstitution que nous imaginons, être très précis. Mel Gibson confirme qu'il est dans le groupe des réalisateurs étatsuniens les plus intéressants. Le film parcourt les interrogations et préoccupations que l'on avait dans ses autres films.

mardi 14 mai 2013

Voisins du troisième type (2012) de Akiva Schaffer



Le film commence par un pastiche de la préoccupation communautaire. Ben Stiller interprétant un père la communauté dans une petite ville états-unienne où il n'y a rien à part le centre commercial et le stade de base ball (ou est-ce autre sport, peut être le football…).
Cette communauté insipide est perturbée par un extraterrestre qui tue (pour manger) et qui prépare l'invasion de la planète (pourquoi ici, ce n'est pas précisé, et on s'en moque).
Cette histoire est un prétexte à faire cohabiter Stiller avec trois décallés et barjots (Vince Vaughn, génial en débile, Jonah Hill en adepte des armes et de l'auto défense, et le troisième est inconnue mais plane bien).
Tout ça abouti a un mélange de science fiction (Rencontre du Troisième Type comme matrice), d'horreur (Super 8 comme patron) et de comédie assez en dessous de la ceinture (type Stiller, Farrelly, Ferrell and co). 
C'est bien écrit, avec un happy end bien sur (ils repoussent les extraterrestres, avec l'aide de l'un deux qui a goutté aux plaisirs de l'échangisme!). C'est quelque part le même patron que Battleship, à part qu'ici c'est beaucoup plus rigolo.
Bande-annonce Voisins du troisième type