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samedi 25 décembre 2021

Polar (1h58, 2019) de Jonas Åkerlund

Avec Mads Mikkelsen, Vanessa Hudgens, Katheryn Winnick, Fei Ren, Ruby O. Fee, Matt Lucas, Robert Maillet, Anthony Grant, Josh Cruddas, Lovina Yavari, Ayisha Issa, Richard Dreyfuss, Johnny Knoxville.

John Wick possède encore des descendants. Ici les choses sont moins "réalistes" que chez  John Wick, mais plus graphique, plus violent et sanguinolent: le matériel d'origine semble être une bande dessinée. Mads Mikkelsen est un tueur sur le point de prendre sa retraite. Le type casting fonctionne à plein régime pour Mads Mikkelsen: il fume, il boit, il est mal rasé. Mais il est un ancien tueur professionnel, sur le point de prendre sa retraite. Bien sûr son ancien employeur envoie une équipe de tueurs (pour un prétexte financier qui ne nous intéresse pas). Mais il ne va pas se laisser faire. Et il va croiser une jeune femme, qui aura un lien avec une ancienne mission.

Mads Mikkelsen se répète et est maintenant distribué quasi systématiquement mal rasé, alcoolique, fumeur, tout en assurant parfaitement le job.

Le film contient une bonne dose de violence graphique, avec beaucoup de sang et  de morts violentes. C'est extrêmement violent, gore. Ce qui rend John Wick un peu plus chic. La filiation John Wick est assumée, avec le clin d'œil du chien, remplacé par un poisson rouge. Le film recèle de l'humour, noir, sans être post-moderne.

Nous ne saurions pas dire si cette oeuvre recèle des éléments personnels, mais le cahier des charges des morts violentes, fusillades et séquences d'actions est respecté. La grande expérience des clips musiquaux a donné à Jonas Akerlund une maitrise parfaite des éléments techniques.
https://fr.web.img2.acsta.net/c_310_420/pictures/19/01/07/17/18/4980802.jpg

samedi 9 octobre 2021

Chaos Walking (1h49, 2021) de Doug Liman

Avec Tom Holland, Daisy Ridley, Demián Bichir, Mads Mikkelsen, David Oyelowo, Kurt Sutter, Cynthia Erivo, Bethany Anne Lind, Nick Jonas, Ray McKinnon.

Grosse production de science-fiction, le nouveau film de Doug Liman se laisse regarder jusqu'au bout. Sa science-fiction avec des poules et des fermiers cultivateurs a le mérite de sortir du tout technologique. Ajoutons à cela, l'originalité de la planète où cela se déroule: les hommes entendent et voient les pensées des autres hommes, mais pas celles des femmes. Des éléments qui permettent de construire une intrigue qui mêle poursuite pour sauver l'humanité d'elle même (il est question de colonisation d'une nouvelle planète, qui possède ses extraterrestres, belliqueux nous dit-on, mais que le film montre peu), quête individuelle et relations hommes femmes, avec le personnage de Daisy Ridley et les autres colonies.

Le fait que les personnages masculins entendent et voient les pensées des autres hommes permet de rendre dynamiques les articulations sans quoi il y aurait vraiment peu d'originalité.

Le film bénéficie de beaucoup de moyens (125M$) et est probablement le point de départ voulu d'une franchise qui permettra de multiples développements (cette planète, ses extraterrestres, les autres colonies, la terre, les vaisseaux de colons), si succès il y a.

Mads Mikkelsen est le méchant de service, en interprétation nominale et efficace, mais peu roborative.

Chaos Walking

mercredi 9 juin 2021

Drunk (Druk, 1h57, 2020) de Thomas Vinterberg

Avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Magnus Millang, Lars Ranthe, Maria Bonnevie, Helene Reingaard Neumann, Susse Wold, Magnus Sjørup.

Le postulat du film est intéressant. Des enseignants dans un lycée décident de vivre avec 0,5 gramme dans le sang (au début, puis certains augmentent la dose). Cela semble apporter des bénéfices: Mads Mikkelsen qui est dépressif (problème avec sa femme, problème avec son job de professeur d'histoire), s'en trouve revigoré et reprend de l'appétit à enseigner. Cela a aussi des effets positifs sur trois de ses collègues.

Puis les doses augmentent, d’abord un gramme pour Mads Mikkelsen. Ses collègues aussi. Bien sûr les choses doivent arrêter, car  la communauté éducative s'en rend compte (et c'est mal vu), mais un des trois continue et finit par en mourir (suicide ou accident, le film n'est pas explicite, mais cela importe peu). D'ailleurs, curiosité, le seul personnage qui meurt est celui qui est célibataire, qui n'a pas de femme, et juste un chien. Les personnages féminins sont peu développés et assez caricaturaux (la femme au foyer avec ses trois enfants en bas âge, la femme adultère).

Le film passe donc d'une phase documentaire (les jeunes font des cours à l'alcool et se saoulent à en vomir), à la comédie, la comédie dramatique puis le drame.

Mads Mikkelsen est très bon. Belle performance.

Le film se termine sur la séquence du début où les jeunes bacheliers vont se saouler à en vomir. Les professeurs célébrant avec eux, confirmant quelque part leur théorie, qu'un individu qui a en permanence 0,5 gramme dans le sang est l'état optimum. 

Est-ce un film subversif?

Bande-annonce Drunk

vendredi 5 février 2021

At Eternity's Gate (1h51, 2018) de Julian Schnabel

Avec  Willem Dafoe, Rupert Friend, Oscar Isaac, Mads Mikkelsen, Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Niels Arestrup, Anne Consigny, Amira Casar, Vincent Perez, Lolita Chammah.

Les derniers mois de la vie de Vincent Van Gogh, de son départ de Paris à sa vie dans le sud de la France (Arles), puis sa remontée en asile (Auvers-Sur-Oise).

Un film qui parle de peinture, de la création et des états d’âmes de Vincent Van Gogh, de sa relation avec Paul Gaugin ou avec son frère Théo, de ses interactions difficiles avec les gens à Arles: les enfants, ses camarades dans l’hôpital psychiatrique, les habitants du village dans le sud de la France, sa logeuse et son personnel. Mais aussi de sa recherche de solitude tout en ne voulant pas être seul et souffrant de cette solitude. C'est d'ailleurs ce qui marque, cette solitude du personnage, sa souffrance qui en résulte.

Malgré ses pauses plastiques (visuelles et musicales, multiples plans d'ensemble avec Vincent Van Gogh marchant, quelquefois avec comme bande-son uniquement un piano) et ses silences, le film rend attachant le personnage et suscite de l’émotion. Très beau personnage donc, avec un Willim Dafoe envouté et convaincant qui traduit parfaitement sur son visage la souffrance du personnage.

La direction d'acteur est subtile. La séquence de Mads Mikkelsen est étonnante (la meilleure prestation de Mads Mikkelsen à ce jour) et permet de donner des informations sur le personnage Vincent Van Gogh et sa conscience de la situation et sur sa vision du monde, et ceci au bon moment de la narration.

 At Eternity's Gate Poster

lundi 18 mars 2019

Docteur Strange (2017) de Scott Derrickson

Bande-annonce Doctor StrangeAvec Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton, Rachel McAdams, Mads Mikkelsen, Scott Adkins, Amy Landecker, Benedict Wong, Michael Stuhlbarg, Benjamin Bratt, Juani Feliz.

Ce dessin animé Marvel est un peu plus intéressant que la moyenne dans sa première moitié. Installation de l'univers, caractérisation des personnages. Mais ensuite dès qu'il s'agit d'avoir un méchant, qui veut dominer le monde, le film fait bâiller et devient ennuyeux. Encore et toujours le même scénario. C'est encore le même schéma pour ces productions qui provoque la nausée.
Ici le film est accompagné d'un ésotérisme orientalisant de pacotille qui a probablement pour vocation d'attirer le public asiatique.
Seule qualité: la distribution et l'interprétation. Ils y croient. Mais pas nous.