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vendredi 22 septembre 2023

No Escape (2015) de John Erick Dowdle

Avec Owen Wilson, Lake Bell, Sterling Jerins, Pierce Brosnan, Thanawut Ketsaro, Chatchawan Kamonsakpitak, Sahajak Boonthanakit, Tanapol Chuksrida.

Un film bien troussé où un couple étatsunien avec enfants se trouve pourchassé par des révolutionnaires qui prennent le pouvoir. Il s'agit d'un film concept : et si de riches touristes se retrouvaient piégés dans un pays en révolution où ils représentent ce que les révolutionnaires détestent le plus... 

Poursuite dans le chaos pour survivre et échapper à la mort, pour rejoindre l'ambassade, pour quitter le pays. Le film est cadré comme un téléfilm. La mise en scène utilise bien les décors. L'enjeu dramatique est de nous montrer dans un premier temps qu'il parait impossible qu'ils s'en sortent et donc de nous montrer comment ils vont essayer de s'en sortir. Un film de survie dans la ville.

Owen Wilson est dans un rôle dramatique. Pierce Brosnan est dans un rôle improbable qui semble être là juste pour être utile au scénariste. La curiosité est que nos personnages essaient de se sauver en rejoignant le Vietnam. Ce qui peut paraître ironique selon certains points de vue.

Bande-annonce No Escape

 

samedi 9 octobre 2021

Chaos Walking (1h49, 2021) de Doug Liman

Avec Tom Holland, Daisy Ridley, Demián Bichir, Mads Mikkelsen, David Oyelowo, Kurt Sutter, Cynthia Erivo, Bethany Anne Lind, Nick Jonas, Ray McKinnon.

Grosse production de science-fiction, le nouveau film de Doug Liman se laisse regarder jusqu'au bout. Sa science-fiction avec des poules et des fermiers cultivateurs a le mérite de sortir du tout technologique. Ajoutons à cela, l'originalité de la planète où cela se déroule: les hommes entendent et voient les pensées des autres hommes, mais pas celles des femmes. Des éléments qui permettent de construire une intrigue qui mêle poursuite pour sauver l'humanité d'elle même (il est question de colonisation d'une nouvelle planète, qui possède ses extraterrestres, belliqueux nous dit-on, mais que le film montre peu), quête individuelle et relations hommes femmes, avec le personnage de Daisy Ridley et les autres colonies.

Le fait que les personnages masculins entendent et voient les pensées des autres hommes permet de rendre dynamiques les articulations sans quoi il y aurait vraiment peu d'originalité.

Le film bénéficie de beaucoup de moyens (125M$) et est probablement le point de départ voulu d'une franchise qui permettra de multiples développements (cette planète, ses extraterrestres, les autres colonies, la terre, les vaisseaux de colons), si succès il y a.

Mads Mikkelsen est le méchant de service, en interprétation nominale et efficace, mais peu roborative.

Chaos Walking

jeudi 24 décembre 2020

Le Bonhomme De Neige (The Snowman, 2017, 1h59) de Tomas Alfredson

Avec Michael Fassbender, Rebecca Ferguson, Charlotte Gainsbourg, Jonas Karlsson, Michael Yates, Ronan Vibert, J.K. Simmons, Val Kilmer, David Dencik, Toby Jones, Genevieve O'Reilly, James D'Arcy, Chloë Sevigny, Jeté Laurence, Adrian Dunbar.

Film policier dans la neige en Norvège qui raconte la traque d'un tueur en série qui signe ses scènes de crime avec un bonhomme de Neige. Car il commet ses crimes lorsqu'il y a des chutes de neige. Avec une narration qui se déroule sur plusieurs années, et qui combine des retours en arrière avec des crimes similaires. Ces flashbacks permettant d'introduire le personnage de Val Kilmer, flic qui avait enquêté sur les premiers meurtres.

Michael Fassbender est l'interprète clé de cette intrigue, avec une palette d'une grande variété, dans le rôle du flic enquêteur, mais antihéros, alcoolique, avec beaucoup de problèmes psychologiques. L'acteur est parfait et sa performance est notable dans ce personnage.

Il y a un beau travail d'atmosphère grâce au climat (l'hiver, la neige), au rythme un peu engourdi, au travail sur les décors d'intérieur (l'appartement de Michael Fassbender par exemple). C'est ce travail d'atmosphère qui marque, alors que le film contient son lot de plans horribles liés aux meurtres, ou de moments de montées progressives de la tension.

Le film policier est très stylisé et chic. Il apporte un ton original différent des schémas du film standard de tueur en série. Un exercice de style réussi.

Bande-annonce Le Bonhomme de neige

 

dimanche 10 novembre 2019

L'empereur de Paris (2018) de Jean-François Richet

Avec Vincent Cassel, Patrick Chesnais, August Diehl,  Olga Kurylenko, Denis Lavant, Freya Mavor, Denis Ménochet, Jérôme Pouly, James Thierrée, Fabrice Luchini, Fayçal Safi, Antoine Lelandais.

L'Empereur de ParisLe film appartient à la catégorie des films historiques, avec grandes qualités de reconstitutions (décors,  costumes, us et coutumes). Avec un canevas dramatique qui suit Eugène-François Vidocq (Vincent Cassel, solide et en retenue) dans son ascension depuis le bagne à son poste de chef de la police parisienne. Le film se déroule à Paris pendant que Napoléon est en campagne et que Joseph Fouchet dirige la police de l'Empire (Fabrice Luchini, parfait tout en retrait dans une interprétation sans exubérance et tout en retenue). La distribution féminine est parfaite: Freya Mayor et Olga Kurylenko sont superbes et absorbent leurs scènes. Ainsi qu'August Diehl, parfait et crédible dans son rôle d'antagoniste.
Le film évite l'écueil de faire un film d'action avec arrière-plan historique avec renforts de bruits et de fureurs. Au contraire, il prend le temps de présenter progressivement les personnages clefs, par petites touches, qui se croisent et se recroisent plus tard lors d'évènements dramatiques. La violence n'est pas cachée, mais le film n'est pas là.
Le canevas est le film d'enquête avec constitution d'une équipe (Vidocq construit son équipe avec laquelle il va nettoyer Paris) qui ensuite fait le job. Et d'ailleurs nous aurions aimé que l'histoire continue et ne s'arrête pas là, pour voir jusqu'où Vidocq ira. Même si le personnage de Vidocq reste toujours hermétique et que le spectateur ne sait pas beaucoup de choses de ses états d'âme et motivations.