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mercredi 23 août 2023

John Wick Chapitre 4 (John Wick: Chapter 4, 2h49, 2023) de Chad Stahelski

Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, George Georgiou, Lance Reddick, Clancy Brown, Ian McShane, Marko Zaror, Bill Skarsgård, Donnie Yen, Aimée Kwan, Hiroyuki Sanada, Shamier Anderson, Rina Sawayama, Yoshinori Tashiro.

Il est passionnant de voir comment de la série B John Wick (2014) et la franchise consécutive arrivent maintenant à cette superproduction qu'est ce Chapitre 4. Tout en conservant les ingrédients du premier et de la franchise, mais abandonnant certains éléments de réalisme pour aller vers de l'exagération permanente qui déréalise complètement dorénavant. John Wick, le personnage, semble immortel, insensible aux balles, au chutes et aux chocs.

Le film prend son temps, avec peu ou pas d'action pendant les trente premières minutes, puis va ensuite enchaîner les séquences d'anthologie, littéralement, toujours visuellement impressionnante, plastiquement superbes, riches d'invention, toujours dans des endroits luxueux ou historiques, comme les films précédents. Et en combinant à chaque fois un personnage avec ses talents d'artiste martial : Marko Zaror, Donnie Yen, Hiroyuki Sanada, pour les plus mémorables. Nous comprenons bien le rôle technique pour sauver John Wick qu'incarne Shamier Anderson ; c'est d'ailleurs le personnage le moins intéressant et uniquement là pour permettre d'éttirer le scénario et donc le film.

Du coté de la distribution donc, nous trouvons ces ajouts qui sont fondamentaux dans les multiples couleurs et parfums qu'ils convient pour cette franchise : Donnie Yen, Scott Adkins, Hiroyuki Sanada ou Marko Zaror. Ils amènent chacun une coloration et une culture.

Le personnage de John Wick tend vers une épure, à un corps sans logiciel, quasiment sans voix : un costume (blindé dorénavant), un pistolet, une fuite en avant, des coups et des chutes multiples. Keanu Reeves est plus mutique que d'habitude et parait incassable (voir ses multiples chutes qui égrainent le films)... John Wick est maintenant un super héros immortel.

JOHN WICK - CHAPITRE 4 - BLURAY

vendredi 4 juin 2021

Army Of The Dead (2021, 2h28) de Zack Snyder

Avec  Dave Bautista, Ella Purnell, Omari Hardwick, Ana de la Reguera, Theo Rossi, Matthias Schweighöfer, Nora Arnezeder, Hiroyuki Sanada, Garret Dillahunt, Tig Notaro,Raúl Castillo, Huma Qureshi, Samantha Win, Richard Cetrone, Michael Cassidy, Steve Corona, Chelsea Edmundson, Zach Rose, Brian Avery.

Comprenant que le film a été conçu pour être visionné sur un ordiphone ou sur une tablette, le réalisateur fait mumuse avec sa caméra et construit des plans très rapprochés, avec beaucoup de flous dans l'image au premier plan et en arrière-plan, c'est-à-dire avec peu de point dans l'image. C'est très sympathique et peut être vu comme une démarche artistique, mais au bout d'un moment cela devient un ennui et suscite une gêne visuelle.

D'ailleurs Zack Snyder est crédité lui-même comme directeur de la photographie, grand bien lui fasse. D'ailleurs ces flous atténuent le CGI porn, voire le masquent complètement. Cela est peut-être intentionnel.

Le film au total n'est pas très original puisqu'il mixe le film de casse avec préparation de l'équipe avec une période de recrutement très courte puis ensuite de réalisation du casse, et l'après casse qui ne se déroule pas comme prévu, bien évidemment. Ceci dans un contexte de morts-vivants qui piègent cette équipe dans Las Vegas. Avec un prologue qui nous explique que le virus provient de  l'armée sans  plus d'explications. Le film manque donc cruellement d'invention, de choses inédites. Il n'est d’ailleurs pas sans évoquer le Je Suis Une Légende (2007) de Francis Lawrence, pas forcément en mieux.
 
Nous sommes-nous donc très loin du premier film de Zack Snyder, son chef-d'œuvre, L'Armée Des Morts (2004). Celui-ci d'ailleurs possédant son génie propre, très loin du film original de George Romero. Cette Armée Des Morts étant encore plus éloignée .

Le film se déroule sur 2h30, cette emphase ou durée excessive est l'effet des séries télévisées maintenant mètre étalon de toute fiction. Durée exagérée qui correspond à plusieurs épisodes: motivation et constitution de l'équipe, préparation du casse, casse, après le casse. Prenant le temps de bien présenter les différents personnages. Dont celui de Dave Bautista et sa fille et ses problèmes de père.

Le film répond à son cahier des charges de séquences d'actions relativement spectaculaires, mais faiblement originales et donc majoritairement déjà vues (mais ici avec des plans flous!).
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Dans les variantes sur les morts-vivants le film apporte ici un groupe de mort-vivant plus intelligent que la moyenne que George Romero avait introduit dans sa franchise à lui, qui ne sont pas sans rappeler ceux de Je Suis Une Légende de Francis Lawrence (ibid).

Le film bénéficie d'un gros travail d'écriture qui sous-tend l'ensemble de l'histoire, sa progression, ses différents personnages et ses différents enjeux dramatiques. Il est possible de parler d'efficacité, mais pas d'originalité.

Army of the Dead Poster

mardi 8 octobre 2019

John Wick Parabellum (John Wick: Chapter 3 - Parabellum, 2019) de Chad Stahelski

Avec Keanu Reeves, Halle Berry, Laurence Fishburne, Mark Dacascos, Asia Kate Dillon, Lance Riddick, Jason Mantzoukas, Anjelica Huston, Ian McShane, Saïd Taghmaoui, Jerome Flynn.

Ce troisième John Wick est similaire au deuxième au niveau de ses ingrédients. Encore plus de séquences d'actions. Encore plus de décors différents: géographique (ici le Maroc et le désert), chevaux, motos, ponts, galerie de verre. Encore plus de personnages: ici l'ajout de Halle Berry, que nous devinons comme prête à revenir dans les suites, puis le "patron" au-dessus de la Grande Table, Saïd Taghmaoui, dans un rôle et une séquence ridicule, kitch ou géniale, nous ne saurions dire, mais qui permet de relancer la franchise (qu'ils sont malins ces scénaristes:quatre sont crédités au générique). 
Bande-annonce JOHN WICK 3 VERSION SIMPLE-BILCe troisième de franchise n'a plus le charme de la découverte qu'avait le premier. Pour une franchise, il y a toujours un effet "première fois" qu'il est impossible de rattraper.
Mais il y a dans ce troisième volet les doses suffisantes de combats et séquences d'actions variées; ici à base de couteaux (amusante séquence dans le magasin de coutellerie), chevaux (amusante séquence dans des écuries), motos, chiens (il est à noter que les chiens, à la genèse de cette franchise, n'avaient pas encore été utilisés comme arme), les scénaristes se sont creusés pour trouver des idées nouvelles de séquences spectaculaires, et cela fonctionne. Même si le recours au numérique pour les effets de chairs et de sangs donne un ton de bande dessinée au film que ne produisent pas les effets devant caméra: cela manque de carnation.
Nous aimerions que la franchise, fortement attachée à la ville de New York,  prenne de l'air et sorte de la ville.
L'introduction de Marc Dacascos, dans un personnage aux éléments comiques, est bienvenue.
Au total cette super série B répond au cahier des charges d'actions. Et permet de maintenir Keanu Reeves dans la liste des acteurs demandés: il traine sa carcasse pataude, mais au combien résistante aux couteaux, balles et autres centaines de chocs violents.
Vivement la suite.