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dimanche 25 décembre 2022

Seraphin Falls (1h55, 2006) de David Von Ancken

Avec Liam Neeson, Pierce Brosnan, Michael Wincott, Xander Berkeley, Ed Lauter, Tom Noonan, Kevin J. O'Connor, Anjelica Huston, John Robinson.

Beau western, qui se veut naturaliste, qui compte la poursuite éperdue et au-delà de tout raisonnable que conduit Liam Neeson pour retrouver Pierce Brosnan. Pendant une bonne partie du film, le spectateur est en empathie avec le personnage de Pierce Brosnan, qui est traqué sans relâche, Liam Neeson étant radical et sans empathie pour les membres de son groupe, qu'il rémunère (d'où son absence de sentiment). La raison de cette traque reste longtemps sans explication pour le spectateur, si ce n'est qu'il y en a Pierce Brosnan qui fuit, et l'autre, Liam Neeson, très opiniâtre est prêt à tout pour retrouver Pierce Brosnan. Et petit à petit, lorsque le spectateur en sais un peu plus sur chacun des deux personnages (avec un lot de flashbacks relatifs aux deux personnages, savamment dosés pour que l'explication ne soit pas claire du premier coup), les personnages se révèlent riches et profonds et pas là où le spectateur les attendait, et les concepts de gentil et méchant ne sont plus aussi simples.

La grande qualité du film réside aussi dans son utilisation des décors, très variés, ce qui en fait aussi un très beau spectacle: forêt, neige, montagne, désert, qui permettent le suspense (le froid, le chaud). Et dans les autres humains qu'ils croisent: les paysans, le camp, Wes Studi, Angelica Huston, entre autres.

Bande-annonce Seraphim Falls

dimanche 14 mars 2021

Da Vinci Code (2006, 2h29) de Ron Howard

Avec Tom Hanks, Audrey Tautou, Ian McKellen, Jean Reno, Paul Bettany, Alfred Molina, Jürgen Prochnow, Jean-Yves Berteloot, Etienne Chicot, Jean-Pierre Marielle.

Cette franchise essaie de renouveler le film enquête en le transposant dans un univers historique avec sectes secrètes, Jésuites, et Opus Dei.

Le bon coté du film est que Tom Hanks est une victime, embarqué de force, qu'il n'est pas à la direction et qu'il est victime de ce qui se passe. Audrey Tautou est dans la conduite de l'intrigue, puis le film s'essouffle sur sa deuxième moitié, principalement à partir de la rencontre du personnage de Ian McKellen, qui est forcément un personnage qui porte la duplicité... Le film baisse de rythme et l'intrigue s’essouffle.

Le défaut du film est de brasser trop de personnages: celui de Jean Reno ou celui d'Aflred Molina sont inutiles. Le scénario aurait dû être resserré et recentré sur moins de personnages. Ou alors, choisir le format série télévisée qui permet de développer l'ensemble des personnages accointés.

La distribution est riche. Les moyens sont importants. Le film n'est pas renversant tout en étant d'une qualité certaine mais irrégulière. Nous en retenons Audrey Tautou, parfaite, et Paul Bettany, impressionnant en psychopathe.

Da Vinci Code DVD

 

 

dimanche 29 novembre 2020

La Couleur Du Crime (Freedomland, 2006, 1h53) de Joe Roth

Avec Samuel L. Jackson, Julianne Moore, Edie Falco, Ron Eldard, William Forsythe, Aunjanue Ellis, Anthony Mackie, Peter Friedman, Clarke Peters.

Un enfant disparait dans la voiture de sa maman alors qu'elle est volée (la voiture). La maman est Julianne Moore dans un personnage très torturé, avec une interprétation pas forcément  dans la finesse, mais impressionnante et qui fonctionne.. Samuel Jackson est un flic noir qui essaie de comprendre ce qui s'est passé et si la maman dit vrai. Pour ce faire il ne peut pas compter sur ses collègues policiers, trop occupés à chercher le voleur de la voiture qu'ils pensent être un noir dans un quartier noir - le petit garçon est blanc bien sûr -, avec  donc émeutes et racisme au menu. Dans le cadre de son investigation, Samuel Jackson demande de l'aide à un groupe de civils spécialisés dans la recherche d'enfants disparus. Pendant que ces copains noirs se font tabasser dans le quartier. Une des manières de faire stopper cela est aussi peut être de trouver l'enfant son kidnappeur.

Film policier original sur un canevas qui sort des clichés du genre, restant dans le polar, avec une enquête psychologique avec un arrière-plan avec des émeutes raciales. Bien mené, distribution de qualité, performance pas forcément subtile de Julianne Moore, mais performance quand même. La scène où Julianne Moore est questionnée par les civils et où elle révèle des informations qu'elle n'avait pas encore indiquées est passionnante et très forte.

Joe Roth, surtout connu pour ses activités de producteur, signe un film qui a de l'ambition (scénario de Richard Price), et qui l'atteint. Beau travail.

https://fr.web.img6.acsta.net/c_310_420/medias/nmedia/18/36/09/49/18479348.jpg


mardi 24 novembre 2020

The Queen (2006, 1h43) de Stephen Frears

Avec Helen Mirren, Michael Sheen, James Cromwell, Alex Jennings, Roger Allam, Sylvia Syms, Tim McMullan,  Douglas Reith,

Le film conte ce qu'il s'est passé au sein de la famille royale anglaise lors de l'accident de Lady Di.

À la fois film en costumes (la famille royale à l'air de vivre dans l'ancien temps), film historique (nous imaginons que le scénariste Peter Morgan s'est inspiré de faits réels), mais aussi documentaire (les us et coutumes de la reine du Royaume-Uni et protocoles de la vie politique au royaume uni (sa rencontre régulière avec le Premier Ministre Tony Blair).

Le film est intéressant sur le traitement du personnage de Tony Blair et le rôle et l'influence des médias dans ce que peut faire le un homme politique, ici le premier des ministres: Michael Sheen est parfait. Car les turpitudes de la famille royale anglaise ne nous intéressent aucunement. Heureusement pour la dramaturgie ils ont l'air de souffrir, mais nous nous en moquons et n'avons aucune empathie.

Le film est sauvé par l'ensemble de ses qualités. Au total c'est de la belle ouvrage. Très académique, dans le bon sens du terme: conventionnel sans être guindé.

 The Queen Poster

samedi 3 février 2018

Die Hard 4 - Retour En Enfer ( Live Free or Die Hard, 2006) de Len Wiseman

Die Hard 4 : Retour en enferAvec Bruce Willis, Justin Long, Timothy Olyphant, Maggie Q, Cliff Curtis, Jonathan Sadowski, Andrew Friedman, Kevin Smith, Yorgo Constantine, Cyril Raffaelli, Chris Palermo, Mary Elizabeth Winstead, Sung Kang.
Ce quatrième de franchise permet de retrouver le buddy movie des années 80, relooké à la technologie des années 2000 (internet, ordiphone et  tous leurs bibelots) avec le système de la franchise Die Hard où John McClane participant à un gigantesque escape game doit affronter un certain nombre d'épreuves: dans un gratte-ciel (Piège de Crystal, 1988),  dans un aéroport (58 Minutes Pour Vivre, 1990),  dans une ville (Une Journée En Enfer, 1995), et ici dans le pays (les USA of America) tout entier ou presque.
Le buddy movie est très réussi: très bien écrit et interprété. Les alternances régulières de scènes dialoguées avec les séquences d'action sont bien distillées. Justin Long fournit un contrepoint bienvenu à Bruce Willis. Le méchant est très réussi aussi (Timothy Olyphant est parfait).
Le film contient des séquences de tôles froissées très spectaculaires et pour trois d'entre elles, d'anthologie: l'hélicoptère descendu par une voiture, la voiture dans l'ascenseur et l'avion avec lequel John McClane fait mumuse, toutes dans un esprit de dessins animés exagéré de bon aloi en mélangeant énormité et violence.
L'histoire intègre habilement la fille de John McLane dans l'histoire: Mary Elizabeth Winstead apparait peu, mais est suffisamment marquante.
Au total, une réussite qui honore cette franchise et qui place cette variante de la franchise au même niveau que les McTiernan.

jeudi 18 juin 2015

Quand J'étais Chanteur (2006) de Xavier Giannoli

Avec Gérard Depardieu, Cecile de France, Mathieu Amalric, Christine Citti, Patrick Pineau.

Beau film que ce drame des solitudes où un chanteur de bal spécialisé dans les chansons d'amour et admirateur de Mike Brant (formidable Gérard Depardieu) rencontre et tombe amoureux d'une conseillère immobilière perdue et orthogonale socialement (Cécile de France, belle prestation tout en mystère).
Le film évolue par petites touches, tout en finesse. Jusqu'à la dernière image avant générique qui fait du bien au spectateur.
Un beau film donc.

mercredi 26 février 2014

LA COLLINE A DES YEUX (2006) DE ALEXANDRE AJA

Avec Aaron Stanford, Kathleen Quinlan, Vinessa Shaw, Emilie de Raven, Dan Byrd, Ted Levine, Tom Bower.



C'est l'histoire de dégénérés (victimes de radiations dans le Secteur 16, la zone désertique où les essais nucléaires atmosphériques ont été réalisés) qui kidnappent et mangent ceux qui ont l'erreur de se perdre chez eux (dans le désert) vivant sous terre (anciennes mines). Ils sont les victimes de ces essais nucléaires par les radiations et les déformations (maquillages et prothèses à gogo).
Les extérieurs sont superbes (ont été tournés au Maroc).
Ensuite tout n'est question que de savoir quand ils vont attaquer et combien vont survivre et comment ils vont y arriver. Le film arrive à faire sursauter, a surprendre.
Le film prend du temps pour familiariser le spectateur avec ses personnages. Puis la tension monte progressivement. Pour une débauche de violence, disons à partir de la crucifixion du grand-père sur son bucher (!).
C'est horrible, violent, mélangeant gore et tension progressive avec succès.