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dimanche 7 janvier 2024

Alad'2 (1h38, 2018) de Lionel Steketee

Avec Kev Adams, Jamel Debbouze, Vanessa Guide, Eric Judor, Ramzy Bedia, Noémie Lenoir, Wahid Bouzidi, Isabelle Nanty, Gérard Depardieu, Jean-Paul Rouve.

Cette suite au film d'Arthur Benzaken (Les nouvelles aventures d'Aladin, 2015) est ratée. Elle manque d'ampleur visuelle. Ici la mise en scène est pensée pour la tablette ou l'ordiphone et pas pour la salle de cinéma. Les plans sont plus rapprochés, les personnages sont moins pensés dans le cadre. Ce film-là fait plus penser à des séquences de spectacles de télévision ou de court métrage pour clip vidéos sur internet.

Le scénario (toujours Daive Cohen crédité) manipule moins de personnages que le premier de série et ne semble construit que comme prétexte à des performances de Jamel Debbouze. Jamel Bebbouze est beaucoup trop présent et son personnage déséquilibre le film : Aladin est devenu un personnage secondaire, voire un figurant. Jamel Debbouze fait son show, très bien, mais ne sert pas le film. D'ailleurs, chaque séquence prise individuellement est sympathique, voire efficace sur le plan comique, mais agrégées elles ne donnent pas à l'ensemble une cohérence de démarche, une sensation de tout. Un exemple : le gag du voyage dans l'espace et le temps où ils croisent Christophe Colomb, est une bonne idée, mais sans intérêt pour l'ensemble du film. Il y a beaucoup de bonnes idées prises individuellement, mais il n'y a pas de direction artistique de l'ensemble.

 Alad'2

samedi 6 janvier 2024

Les Nouvelles Aventures D'Aladin (1h47, 2023) de Arthur Benzaquen

Avec Kev Adams,  Jean-Paul Rouve,  Vanessa Guide, William Lebghil, Audrey Lamy, Arthur Benzaquen, Eric Judor, Michel Blanc, Ramzy Bedia, Nader Boussandel, Fatsah Bouyahmed, Laouni Mouhid.

Arthur Benzaquen et son équipe technique composent un film ample et spectaculaire, où chaque plan recèle une idée saugrenue sans qu'elle perturbe la ligne du scénario. Le film est abondant en personnages, qui sont bien écrits et bien campés. Jean-Paul Rouve, Vanessa Guide, Audrey Lamy, Eric Judor, Michel Blanc, Kev Adams, bref toute la ménagerie est parfaite. Sans oublier Arthur Benzaquen lui-même.

La séquence de la caverne avec les carrelages musicaux est une excellente idée et pastiche avec malice Indiana Jones. Les tapis volants sont parfaits, grâce au numérique. C'est rythmé. C'est spectaculaire. Et c'est amusant. C'est une réussite dans le genre.

Kev Adams est le héros insouciant et vénal. Jean-Paul Rouve en méchant qui sait qu'il est méchant. Vanessa Guide et Audrey Lamy composent des personnages qui apportent malice et rebondissements. L'ensemble de la distribution contribue de manière équilibrée aux pérégrinations d'Adalin Kev Adams, qui n'est pas le personnage le plus intéressant, mais heureusement, tous les autres personnages le sont, avec leurs humours et leur contribution à l'histoire.

 Les Nouvelles Aventures d'Aladin [Blu-Ray]

samedi 18 mars 2023

En Place (6 épisodes de 30 minutes, 2023) de François Uzan et Jean-Pascal Zadi

Avec Benoît Poelvoorde, Jean-Pascal Zadi, Eric Judor, Emmanuel Dehaene, Fadily Camara, Panayotis Pascot, Sean Guégan, Marina Salehzada, Jean-Christophe Brétignière, Marina Foïs, Fary.

En place, ou comment un animateur dans un quartier populaire devient candidat à l'élection présidentielle. Le film présente les dessous d'une élection présidentielle avec l'ensemble des perfidies qui l'accompagne (intéressement, trahison), mais aussi la vie des banlieues avec des multiples communautés, sur un format de trois heures qui permet les différents développements.

Mention spéciale à la distribution, Jean-Pascal Zadi (en naïf qui fonctionne toujours en deux temps), Benoît Poelvoorde (en politicien calculateur complètement intéressé), Éric Judor (en conseiller perfide) en tête, tous parfaits.

C'est une comédie, mais beaucoup d'éléments sous-jacents ne sont pas reluisants, que ce soit dans la campagne présidentielle ou au sein de la banlieue, avec de partout des trahisons, des influences, des éléments pas très sympathiques, qui font de cette série une comédie dramatique plus qu'une comédie.

En place

samedi 9 octobre 2021

Le Dernier Mercenaire (1h50, 2021) de David Charhon

Avec Jean-Claude Van Damme, Alban Ivanov, Samir Decazza, Assa Sylla, Eric Judor, Patrick Timsit, Miou-Miou, Valérie Kaprisky, Michel Crémadès, Djimo, Nassim Lyes.

Jean-Claude Van Damme vient tourner en France l'histoire d'un agent secret français, lui, qui a un fils qui est en danger (prétexte dont nous nous moquons) et qui va donc reprendre le travail pour l'aider. Le fils ne sachant pas qu'il est son père.

Humour, poursuites, actions sont les ingrédients de ce produit sympathique, pas inoubliable, mais heureusement sans complexe. Jean-Claude Van Damme est à l'aise dans ce personnage de chien battu. Sa mythologie d'acteur fatigué à la recherche d'un second souffle rejoint son personnage de la diégèse. Il est entouré d'une brochette d'acteurs qui conduisent à rendre l'ensemble regardable jusqu'au bout. Il en ressort une séquence de poursuite en voiture spectaculaire; de multiples scènes où Jean-Claude Van Damme se déguise avec perruques, postiches et autres accessoires; des séquences d'actions plutôt courtes et sèches, et des séquences d'humour avec de bons dialogues.

Côté distribution, les rôles secondaires amènent de bons contrepoints: Alban Ivanov, Eric Judor ou Patrick Timsit en tête, s'amusent bien. Ainsi que les jeunes, avec Samir Decazza et Assa Sylla, qui amènent une fraîcheur et un contrepoint dynamique au personnage de Jean-Claude Van Damme.

À quand la suite?

Le Dernier Mercenaire


vendredi 2 novembre 2012

Wrong (2012) de Quentin Dupieux

WrongAvec  Jack Plotnick, Eric Judor, Alexis Dziena, Steve Little, William Fichtner, Regan Burns, Mark Burnham, Arden Myrin, Maile Flanagan, Todd Giebenhain.


Le dernier Dupieux est à la fois surprenant, et pas surprenant. Car le principe du film est de montrer des choses banales, mais avec à chaque fois quelque chose de décalé, de pas normal (de "wrong" donc). Et pas surprenant, car c'est la marque de fabrique de Dupieux, mais c'est aussi un principe que l'on comprend assez vite au cours de film; et que l'on sent venir: il n'y a plus de surprise au fur et à mesure de la vision du film.
On peut signaler une direction d'acteur phénoménale: ils sont tous très bons.
La scatologie de plusieurs scènes est inutile et est le gros défaut du film. Les séquences sont toutes aussi "wrong" sans ça.