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jeudi 22 juin 2023

AK vs AK (1h48, 2020) de Vikramaditya Motwane

Avec Anil Kapoor, Anurag Kashyap, Sonam Kapoor, Harshvardhan Kapoor, Boney Kapoor, Yogita Bihani, Nawazuddin Siddiqui, Sucharita Tyagi.

Voilà un film qui sort des schémas usuels. La fille d'Anil Kapoor est kidnappée par un réalisateur pour l'obliger à tourner dans son film. Film qui est un reportage, un documenteur, que nous suivons. Anil Kapoor jouant son propre rôle, et Anurag Kashvan, le réalisateur, jouant son propre rôle. Avec un prologue où tous les deux sont sur un plateau de télévision où Anurag Kashvan traite Anil Kapoor d'acteur du passé, et Anil Kapoor se moquant des films d'Anurag Kashvan et de leur manque de succès.

S'ensuit donc un film qui se déroule devant nos yeux où Anil Kapoor doit retrouver sa fille avant l'aube, sinon elle est exécutée. Le metteur en scène Anurag Kashvan filmant Anil dans sa quête pour retrouver sa fille.

Ce point de départ loufoque et inventif gagne encore plus en intérêt quand l'histoire ne se déroule plus comme le scénario écrit par Anurag Kashvan. La grande force du film est l'imprévisibilité de ce qui va arriver, ce qui est démultiplié lorsque le scénario est changé sans l'avis du metteur en scène.

Un film étonnant et fou, hymne à Anil Kapoor, avec l'aide d'Anurag Kashvan. Pour comprendre ce qui se trame : c'est comme si Martin Scorcese kidnappait la fille de Leonardo Di Caprio et l’obligeait à la retrouver la nuit dans New York, avec une caméra qui le suit pendant son enquête. Le film est, nous imaginons, parfaitement écrit, mais le traitement en caméra sur le vif amène le spectateur à oublier et suivre comme si cela était vrai.

Une curiosité.

AK vs AK (2020) - IMDb

 

 

lundi 4 novembre 2013

[REC] 3 GENESIS (2012) DE PACO PLAZA



Il est temps que cette franchise s'arrête. Cette deuxième suite est sur la forme similaire au film original et à la première suite. La différence ici vient du lieu où se déroule l'intrigue, c'est-à-dire que nous ne sommes plus dans un immeuble confiné bloqué par la police. Nous sommes dans un hôtel où se déroule un mariage. Ce qui donne les images très joyeuses des participants du mariage en train de se manger tous devenus des zombies sous l'effet du fameux virus de la série. Ce n'est pas mal fait. Cela est techniquement très correct. Les acteurs sont assez bien dirigés. Mais nous n'avons plus l'effet de surprise du premier film…
Ce n'est pas déshonorant et se laisse même regarder jusqu'au bout : on se demande comment les personnages vont s'en sortir.
Un film inutile.

lundi 24 juin 2013

[REC]2 (2009) de Jaume Balagueró et Paco Plaza



Cette suite reprend là où le premier film se termine à la seconde près. En fait, il débute un petit peu avant la fin du premier si l'on considère la chronologie.
Sur la forme il est exactement comme le premier. Mais sans l'effet de surprise, sans l'effet de découverte, que provoquait [REC] et que provoque à la première vision cette franchise.
C'est-à-dire qu'ici c'est toujours aussi horrible, mêlant les accès d'horreurs, la bonne utilisation des clairs-obscurs ou de la pénombre, mais cela ne surprend plus. Même si sur le plan de l'horreur pure le film donne sa dose. Il y a beaucoup de sang et de morts-vivants sanguinolents possédés par le virus qui essayent de manger tout ce qui passe.
Autres éléments qu'apporte cette suite, c'est une explication de la provenance du virus en question, voire pourquoi les gens se retrouvent  quelque part "possédés" ! "Possédés"' est bien le bon mot ils sont en fait possédés par le Diable... Et c'est là où le film pèche, car cette explication enlève tout mystère à cette histoire d'horreur : c'est une banale histoire de possession ! C'est très décevant et presque ridicule… On n'est pas surpris que l'on nous serve cela quand on pense à un pays catholique comme l'Espagne. Néanmoins cela n'est pas original de se raccrocher quelque part à L'Exorciste, car un des principaux personnages est ici un prêtre qui se balade avec son crucifix à la main et auquel réagissent les zombies ou malades par le virus qui veulent manger les autres !
Sinon on retrouve les qualités de direction d'acteur, le super travail au niveau de la technique avec toutes ces caméras et ces images passant par ces caméras (gros travail de montage). C'est un documenteur (appelé aussi found footage). La direction d'acteur est très bien; les acteurs sont tous très bons. Mais voilà, même si c'est efficace, au final il y a plus l'originalité du premier et donc il n'y a plus la force qu'avait le premier qui contenait de vrais moments de terreur pour qui ne savait rien sur le film avant de le visionner.