Affichage des articles dont le libellé est Yolande Moreau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Yolande Moreau. Afficher tous les articles

dimanche 11 octobre 2020

Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001) de Jean-Pierre Jeunet

Avec Audrey Tautou, Mathieu Kassovitz, Rufus, Lorella Cravotta, Serge Merlin, Jamel Debbouze, Clotilde Mollet, Claire Maurier, Isabelle Nanty, Dominique Pinon, Artus de Penguern, Yolande Moreau, Urbain Cancelier, Maurice Bénichou, Michel Robin, Andrée Damant, Claude Perron, Armelle, Ticky Holgado, André Dussollier.

Le fabuleux destin d'Amélie Poulain reste un délice à visionner. Grâce à son beau travail d'écriture sur la narration, mais aussi grâce à l'emballage formel et grâce à la voix off qui possède son utilité, ce qui est rare (usuellement la voix off est signe de paresse, mais ici elle enrichit les textures et la bande-son).

Audrey Tautou est parfaite et son interprétation très fine, et nous imaginons Jean-Pierre Jeunet extrêmement précis et très préoccupé par les détails. Il a trouvé en Audrey Tautou une pâte à modeler parfaite pour le personnage, en particulier au niveau des expressions faciales. Et il faut reconnaitre que l'ensemble de la distribution secondaire est parfaite: le film est un bréviaire de casting.

Dans les grandes qualités du film, il y a encore la musique, parfait complément à l'emballage formel. 

Le film est peut-être faiblement empreint d'une quelconque réalité sociétale. Mais son abord direct et franc du sexe est une vraie joie.

À la nouvelle vision de ce film, il est aisé de comprendre pourquoi il n'a pas été refait par un studio étatsunien. Typiquement français? Typiquement parisien? Typiquement Jeunet? Typiquement bascule vers les années 2000? Cela pourrait être intéressant comme sujet pour un chercheur: pourquoi ce film n'a-t-il pas été refait pas les états-uniens.

 Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain

dimanche 13 septembre 2020

La Bonne Épouse (2020) de Martin Provost

Avec Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky, François Berléand, Edouard Baer, Marie Zabukovec, Anamaria Vartolomei, Lily Taieb, Pauline Briand, Armelle, Marine Berlanger, Clémence Blondea, Marie Cornillon, Lauren Deguitre.

Le film précédent  de Martin Provost possédait beaucoup de qualités (Sage Femme, 2017).
La bonne épouse (2020)Ici le film se veut moins grave, plus humoristique, même si le sujet ne l'est pas moins, grave. Le sujet est plus historique. En 1968, nous suivons la vie d'une école de ménagères (un des intérêts du film est de rappeler que cela a existé): ses histoires internes, sentimentales, financières, et les histoires liées à l'extérieur de l'école: un amoureux qui revient (Édouard Baer en amour de jeunesse), le fiancé d'une des élèves, les vices de François Berléand (caricatural) que nous découvrons à son décès.
La distribution est de très bon niveau, avec en tête Juliette Binoche et Noémie Lvovsky qui portent le film sur leurs épaules. La distribution des élèves fonctionne bien, mais elles sont secondaires, hormis l'histoire d'amour entre deux des pensionnaires.
Le film se termine en comédie musicale en assénant ses messages sur l'émancipation des femmes.
La direction d'acteur n'est  pas subtile. Et le film est au total pas du tout subtil. Mais l'importance du sujet, porté par ses actrices, produit un résultat qui suscite beaucoup de sympathie.


lundi 13 avril 2020

Rebelles (2019) de Allan Mauduit

Avec Cécile de France, Yolande Moreau, Audrey Lamy, Simon Abkarian, Samuel Jouy, Béatrice Agenin, Patrick Ridremont, Tom Lecocq, Valentin Papoudof, Michel Masiero, Martine Vandeville.

Bande-annonce Rebelles
Trois ouvrières tuent par inadvertance un collègue (lié accessoirement un trafic de drogue) et se retrouvent avec un sac rempli de beaucoup d'euros. Sac que tout le monde convoite bien sûr: le propriétaire, l'intermédiaire, la police. Tout ceci conjugué à la sauce de la vie courante de ces gens simples dont les préoccupations sont élémentaires: faire réparer sa voiture, gagner sa vie, gérer un mari fainéant ou un enfant turbulent.
Tout cela constitue un mélange où l'humour noir, la comédie et l'intrigue policière cohabitent, pour un film direct et franc qui ne cache pas sa violence ou son humour macabre. Avec un trio où Andrey Lamy et Audrey Lamy expriment leur talent dans un mode nominal, mais nous retiendrons Cécile de France qui donne une substance à son personnage et fait transparaitre le parcours difficile de son personnage. Les trois actrices et l'ensemble de la distribution fonctionnent parfaitement: Simon Abkarian en tête de la distribution des hommes, qui dans le film sont peu reluisants.
Un beau film jubilatoire.


samedi 4 mai 2019

I Feel Good (2018) de Benoît Delépine et Gustave Kervern

Bande-annonce I Feel GoodAvec Jean Dujardin, Yolande Moreau, Joseph Dahan, Lou Castel, Jean-Benoit Ugeux, Jean-François Landon, Jana Bittnerova, Elsa Foucaud, Marius Bertram, Oleg Kupchik, Xavier Mathieu.

C'est à la fois la continuité des films précédents, mais aussi la nouveauté avec cette grosse star masculine. La continuité dans les thématiques et les personnages que nous avons déjà vus dans les films précédents du duo Delépine et Kervern. Grosses stars fanées comme Gérard Depardieu (Mammuth, 2010, ou Saint Amour, 2016) ou Isabelle Adjani (idem). Grosses stars actuelles avec Jean Dujardin (ici) ou Benoit Poelvoorde (Saint Amour, 2016 , ou Le Grand Soir, 2011). Nous sommes donc en terrain connu et reconnu.

Et c'est la continuité thématique, sociale et sociétale qui nous est servie, ici. Le principe du film est de mettre en scène un perdant et perdu de la société (Jean Dujardin, efficace en crétin étalon) qui se croit capitaliste au sein d'un centre Emmaüs.
Le film à au moins une vertu documentaire avec le centre Emmaüs en question dont nous devinons le fonctionnement.
Le scénario s’essouffle sur la durée. Les principes du film sont compris assez vite et le voyage non initiatique du personnage de Jean Dujardin au sein de cette communauté ne surprend pas. Puis il y a le voyage vers le centre de chirurgie esthétique qui essaie de relancer l'intérêt dans la dernière partie, qui semble rajouté et change la tonalité le film. Mais cette dernière partie du film n'est pas dans la continuité des moments précédents, où le ridicule du capitaliste, du toujours plus sont brocardés. Le film contient ces quinze dernières minutes de trop, pour un virage tragicomique inutile.